Vie pratique

Tout quitter pour partir à la campagne

Ca fait maintenant un peu plus de six mois que nous avons fait le choix de quitter la région parisienne pour les Charentes maritimes, je voulais avoir un peu de recul avant de faire mon petit bilan ici, car j’ai l’impression que quitter la région parisienne pour la campagne est un sujet qui déchaîne les foules. Certains en ont envie, mais n’osent pas, d’autres trouvent ça inconcevable de partir dans des trous aussi paumés loin des pots d’échappement et des supérettes ouvertes 24/24.
Nous tu vois on était plutôt au milieu mais bien décidé.

Le projet

Je pense que depuis toujours, j’adore la nature. Les longues balades en forêt, la cueillette, les animaux de compagnie, sauvages … Je n’ai pourtant jamais eu la chance d’avoir un jardin, mais j’en suis sure : j’ai envie de cultiver mon petit extérieur, je le sens dans le fond de mes tripes.
La région parisienne, j’y ai vécu toute ma vie, plus ou moins bien. Je n’aime PAS Paris : je trouve ça sale, je mets 1h45 à y aller (les joies de la banlieue) et souvent plus longtemps à en revenir, j’ai l’impression de partir en vacances et j’suis à deux doigts d’emporter une tente et ma brosse à dents (et le rouleau de PQ tant qu’on y est). Quand je rentre je suis sur les nerfs, l’individualisme qui te rend invisible me met à fleur de peau.
Ca fait 7 ans que nous partons en vacances dans la famille du chéri qui est en Charente maritime, et moi, me réveiller en face des champs de tournesol, désolée, je pourrais m’y habituer.
J’ai envie d’espace, besoin de verdure, le désir de voir la mer plus souvent.
J’ai regardé les prix de l’immobilier, pour le prix d’un petit appartement ici, je peux avoir une grande maison là-bas.
Mais tout a un coût : prendre le risque de ne pas apprécier cette nouvelle vie.
Viens on essaye quand même?

Coté pratique

Bon, il faut le dire, je suis au chômage à ce moment là, et doudou a pu bénéficier d’une mutation sur demande au boulot.
Pour ce qui est du déménagement, on a décidé de faire appel à un déménageur.
Autant pour déménager à quelques kilomètres, nous avons pris un camion en location, autant là, sans copains pour nous aider à décharger et compte tenu des 4 heures de route … Nous sommes passés par Laurent déménagement qui clairement ont été parfaits du début à la fin. Ils sont venus à 2, ont vidé l’appartement et chargé le camion en 2 heures avec 2 étages sans ascenseur, le tout dans la bonne humeur et la sympathie.
Ils ont déchargé dans la même humeur sous la pluie, en 1h15. Aucune casse à déclarer. C’est un coût, mais c’est une réelle tranquillité d’esprit qui valait bien son prix!

Le choix de la région

La famille du chéri est de Charente maritime des deux cotés, autant dire que nous avons eu largement le temps de venir visiter cette dernière en long, en large et en travers, et même de déborder sur les régions limitrophes.
Je n’avais jamais eu la chance d’avoir de la famille à la campagne, et les années passant, il est devenu limpide que la cambrousse et son mode de vie m’avaient gagnée entièrement. Je passais ma vie dehors, j’étais fascinée par le moindre légume en terre, j’aimais le calme total de ces maisons perdues dans les champs.
Je revenais toujours requinquée, avec le sentiment d’un goût de reviens-y. Alors bien sûr, au début, j’ai pensé que j’avais une vision déformée, mais après y avoir finalement passé plusieurs mois (à force mis bout à bout, ça commençait à faire un bon échantillon), j’ai du me rendre à l’évidence : les forces karmiques me poussaient vers ma région de coeur!
Je dois dire qu’à la base ce projet n’étais pas réellement celui de Doudou qui partage mon quotidien depuis maintenant 7 ans : il n’y était pas farouchement opposé, mais il ne l’avait pas au fond du coeur comme moi.
A force d’en parler, et comme souvent dans mes lubies, il a fini par en parler au présent avec les yeux qui brillent (spoiler alert : rassurez-vous il le vit très bien haha).
C’était décidé nous allions déménager!

Trouver la maison de ses rêves

C’est simple, nous avions 2 semaines pour trouver notre maison, sinon notre projet se déportait d’au moins 6 mois, le temps que nous puissions redescendre dans la région.
Et clairement nous ne souhaitions pas attendre plus longtemps.
Nous avions déblayé le terrain sur le bon coin et particulier à particulier (j’ai du y passer pas loin d’une semaine, en culotte et limonade, pendant la canicule), mais finalement nous étions tombés sur des annonces d’agences. Evidemment, nous aurions préféré nous passer de frais d’agence, mais nous ne regrettons pas.
Nous avions un crush absolu sur les belles charentaises en pierres apparentes, avec un vrai cachet. Mais nous ne sommes pas des cadors des travaux (c’est un doux euphémisme pour dire que nous sommes des grosses brêles quand il s’agit de planter le moindre clou), et en plus de ça, nous devions trouver dans un certains périmètre pour le chéri qui avait réussi à avoir une mutation … Autant dire que les critères commençaient à être nombreux!
Pas de travaux d’ampleur à prévoir, du charme, des chambres pour les copains, un peu de terrain pour un potager, des pierres, pas loin du travail. Si toi aussi tu as déjà regardé « recherche appartement ou maison », tu sens que ça va être chaud les marrons?
Nous avons visité 9 maisons et aucune ne correspondait à nos critères. Trop cher pour l’état en général (quoi, les ruines ça convient pas?), pas de charme, trop éloigné du travail, pas le bon nombre de pièces ou surface trop réduite de jardin … le moral des troupes n’était pas a beau fixe.
Le vendredi de la première semaine, la dame d’une agence nous propose une ultime visite, un peu au dessus du budget mais négociable selon elle car la maison était en vente depuis un moment. Sur le papier la maison correspond mais ne nous tape pas forcément dans l’oeil.
Le samedi matin, temps radieux, on arrive devant la maison et là on se demande si on s’est trompé d’adresse : elle a l’air absolument parfaite, la façade nous passe en mode coup de foudre absolu.
Une fois dedans le coup de coeur se confirme, chaque pièce, chaque recoin, on le sent comme notre futur chez nous, on s’y projette, on l’a dans la peau.
A la fin de la visite, on demande à la dame de l’agence de faire une proposition.
Le lundi, après un week-end de stress à attendre, on nous annonce la bonne nouvelle : proposition acceptée!
C’était mi juin, nous avons emménagé fin septembre, et nous avons fait signer les papiers par procuration, autant vous dire que nous n’en pouvions plus de ne pas voir notre maison, et que ces mois ont été remplis d’excitation et de la possibilité de se poser la grande question : Faisons nous le bon choix?
Car il faut savoir que là dedans, le plus compliqué à été de s’exposer aux questions des proches qui ont fait jaillir leurs propres peurs sur nous.

L’installation, la séparation avec les proches

Le déménagement a été un peu compliqué, le cul entre deux régions, mais nous avions la chance d’avoir des pieds à terre dans les deux! Nous sommes descendus avec le camion, avons réceptionné, passé le week-end à installer ce qui pouvait l’être (c’est à dire pas grand chose sachant que nos vis et la boîte à outil étaient restés … En ile de france #champions), puis sommes repartis pour 48 heures, faire un dernier bisou à ma maman, rendre les clés, manquer de repartir avec, retourner les rendre à l’agence, et dire au revoir une bonne fois pour toute à la région!
Nous sommes arrivés fin septembre, nous avons eu une belle arrière saison, mais ce n’était pas le meilleur moment évidemment. Quand les mauvais jours sont arrivés, c’est devenu un peu compliqué à gérer pour moi qui passe mes journées à la maison, seule, et qui n’ai pas de véhicule.
Avant de partir, nous avions un couple d’amis que nous voyions toutes les semaines pour un apéros, et le reste de mes copains étaient majoritairement éloignés de mon habitation : je les voyais sur Paris.
Je ne suis pas vraiment du genre « loin des yeux, loin du coeur », je n’avais donc pas peur de cette distance qui allait nous séparer.
Je compte bien recevoir ce petit monde chez nous, mais en attendant, j’ai revu ma maman, et nos copains. Je pensais retourner sur Paris avant, mais je n’en ai pas eu le courage : y aller m’a l’air épuisant, je viens seulement de planifier un week-end prolongé pour revoir tout le monde.
J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer des personnes ici, chose qui sera facilitée je pense quand je commencerai des activités en association/club.

Mes proches me manquent, mais je ne les oublie pas, et je pense que beaucoup des amis que j’avais avant sont comme moi et ne laissent pas particulièrement le temps délier les liens qu’ils ont ficelé. Tout dépend de votre approche de l’amitié : si vous avez besoin de vos amis comme de l’oxygène que vous respirez, cette situation pourra vous rendre tristes temporairement, mais en soi, je ne le vis pas particulièrement mal, étant d’un naturel plutôt solitaire.
Nous sortons souvent, et finalement, nous discutons avec beaucoup de monde. C’est ce qui est le plus différent ici : papoter est très simple. Du coup, sur notre rue, nous avons déjà noué des liens avec deux voisines, je reste une plombe à parler quand je poste un courrier au relais postal, au marché on discute toujours avec des gens. En bref, le soleil social brille plus fort que dans mon coin passé d’ile-de-france et ces échanges sociaux me suffisent.
#hermite
Enfin, changer de région implique de se reconstruire « une vie sociale » ici, je considère que nous venons d’arriver, mais je ne me fais pas de soucis pour la suite.
Pour parler de nos voisins plus en détail, nous vivons dans un coin tranquille, dans la rue nous n’avons que 4 voisins et 2 de ces foyers sont des chasseurs. Nul besoin de vous dire que je n’ai pas particulièrement sympathisé avec (nous n’avons visiblement pas d’atomes crochus), mais par contre, mes deux autres voisines sont très chouettes, nous avons bu un coup avec, nous discutons spontanément et les propositions de service sont fluides et sans arrière pensée. Prêt d’escabeau, numéro de téléphone d’un service local, imprimer un ticket d’avion, synchroniser une boîte mail … Sont des petits échanges locaux qu’on prend plaisir à offrir. On sent une proximité respectueuse, c’est très agréable de sentir un échange circulaire.

Changer d’organisation

Une chose est pour sure : vivre à la ville et vivre à la campagne n’a rien à voir.
Il y a quelque chose d’impalpable ici qui fait qu’on a naturellement envie de se recentrer sur des choses plus simples : partager des moments ensemble, jardiner, manger, picoler, se reposer, ralentir.
Je ne sais pas si c’est l’accès à l’extérieur, le fait qu’on ne vive pas tous entassés les uns sur les autres, l’ensoleillement, ou l’éloignement géographique avec les activités « marchandes », mais en tout cas, on a l’impression de ne plus avoir les mêmes envies.
Avant, on faisait nos courses à quelques kilomètres et une vingtaine de minutes dans un Naturéo, maintenant on fait les courses à 20 minutes et 20 km, dans une Biocoop, et au marché à la même distance le samedi matin.
Au niveau des commodités, la campagne a mauvaise presse, mais si la distance est généralement plus importante, et les moyens de transports réduits, on a tout un tas de choses dans un rayon « temps » très similaire.
Du coup, quel que soit notre besoin, nous ne manquons de rien.
Ce qui change, c’est cette volonté de faire fonctionner l’économie locale : une fierté presque chauvine, de valoriser le travail des artisans, producteurs et autres dévoués à leur activité.

On a mis un peu de temps à s’y faire, mais nous commençons à nous organiser un peu : stocker, prévoir les courses sur une semaine (alors qu’avant nous avions une vie claire à 500 m et il n’était pas rare que nous y allions 4 fois la semaine), aller moins souvent au restaurant, rester plus souvent à la maison.
Au niveau des commerces bio, nous sommes très étonnés de la diversité de l’offre! Il y a énormément de magasins bio (de chaînes différentes), qui sont souvent grands et très bien achalandés, y compris en produits vegan (on a même des fromages végétaux affinés!).
Nous allons une fois par semaine profiter de l’ambiance du marché et acheter des produits locaux, et souvent biscornus. J’avais beau adorer le marché de Versailles, rien à voir avec l’authenticité des marchands de fruits et légumes ici. Des produits frais, de saison, non calibrés, et à des prix extrêmement intéressants. Rien que ça, je peux vous dire que ça vous indique rapidement les vraies saisons de la région et les produits disponibles!
Je n’avais déjà pas de voiture en île-de-France mais j’avais les transports. Je les prenais assez peu souvent parce que ça me faisait perdre un temps considérable, et parce que je n’aimais pas trop non plus bouger de chez moi.
Mais ici, je dois admettre que sans la supérette à coté, parfois, au début, je me suis retrouvée dans des drôles de situations à galérer pour mes recettes! Quand on a pris le luxe d’avoir tout à proximité (je dis supérette mais c’était un carrefour city + la vie claire, loin d’être minuscule!), n’avoir plus qu’une coop de campagne où le sac de farine coûte 2€50, c’est raide.
Il m’a fallu plusieurs mois pour m’organiser un peu mieux et planifier mes recettes à la semaine aussi.

Un truc qui nous a aussi beaucoup choqués ici : rien n’est ouvert le dimanche. Quelques supermarchés ouvrent le matin, mais la grande partie des magasins même ceux dans les gros centres commerciaux à La Rochelle sont fermés. Et je trouve finalement que c’est aussi bien comme ça, car ça permet aux gens de profiter de leur week-end (ceux qui seraient censé bosser, et ceux qui viendraient consommer le dimanche). On arrive très bien à faire sans, car on prend le pli rapidement. De belles journées de petits plaisirs simples en perspective.

Evidemment, j’envisage l’achat d’une voiture d’occasion pour palier aux besoins temporaires, je pense que l’on n’y coupe pas quand on vit hors des villes. Il faut bien réaliser qu’il n’y a ici aucun moyen simple de transport (pas de bus) et que rien n’y est fait pour faciliter l’accessibilité des services ou celle aux transports. Il y a bien une gare dans mon village, mais il n’y passe que 4 trains par jour, aux heures de bureau. A moins de vouloir aller à niort à 6h52 ou 7h15, j’ai peu de chances de bouger!

Enfin, on m’a beaucoup posé la question avant, et on me la pose encore : est-ce que ce ne sera pas trop compliqué d’aller au cinéma/salle de sport/cocher tout ce que tu voudras? Et bien figurez-vous que nous ne fréquentions déjà pas ces endroits avant de partir. Nous préférons les séries aux films, nous préférions les balades à une sessions shopping, et nous n’avions pas grand chose dans notre ville si ce n’est un bar ouvert 6j/7 qui ne nous a jamais vraiment donné envie de s’installer en terrasse. Autant vous dire que ça n’a même pas effleuré notre esprit de songer « renoncer » à ça. Encore une fois tout dépend de votre mode de vie, mais je peux vous dire qu’on apprécie vite le luxe de se mettre au soleil dans son jardin avec son thé!

La vie entre terre et mer

Ce qui est le plus génial à mes yeux, c’est cette facilité de vivre. Ce que je ressentais pendant 3 semaines l’été, je le ressens maintenant au quotidien. Un peu comme un apaisement, un calme. C’est un vrai bonheur, et je me dis que le plus beau de la saison n’est même pas encore arrivé.
Nous n’arrivons pas à nous habituer au fait de voir la mer aussi souvent. C’est toujours les mêmes yeux qui brillent, la même main qui me serre et le même sourire qui naît. Il n’y a personne sur la plage, nous l’avons pour nous, avec le bruit des vagues, le soleil, parfois le vent et les nuages.
Le reste du temps, quand nous faisons la route pour les courses, ce sont des champs à perte de vue. De l’espace. Même mes yeux respirent tellement c’est grand et vide.
Nous profitons beaucoup de l’extérieur, avec évidemment le jardin, mais aussi les balades dans les chemins au bord des champs où nous ne croisons absolument personne.
Il faut aimer les grandes étendues vertes, le bruit des grillons et parfois des autres animaux. Il y a évidemment plus de bestioles en tout genre au jardin (oiseaux, insectes et autres!), mais pour ma part je le vis religieusement bien car je considère que c’est normal et plutôt sain.


Des nuances

Parce que ouai, faut bien qu’il y ait des nuances, sinon c’est pas drôle et ça fait un peu trop parfait comme tableau.
Déjà, faut le dire, y’a parfois un couac avec certains locaux. Clairement, ici, la cause animale, c’est zéro pointé. Déjà la moitié des chiens n’ont pas droit de siège dans les maisons et dorment donc dehors, ce sont au mieux des chiens de garde, au pire des chiens de chasse. Ils ont donc une fonction avant d’avoir un coeur. Ca s’étend évidemment à tout le domaine culinaire, rendant parfois des conversations très gênantes pour moi. L’empathie envers les animaux est morte en Charente maritime.
Les chasseurs sont très présents. Je n’ai pas encore osé mettre le nez dans les bois de peur de me prendre une cartouche dans le cul, et j’ai rien de sympa à dire sur eux parce que leur loisir me rend malade tout comme leur perception de la nature.

Niveau écologie, l’obligation de conduire pour aller à destination reste un souci. Mais je connais peu de gens hors grande ville, qui peut se vanter de ne pas prendre leur voiture au quotidien, donc je pense sincèrement que ça reste un faux problème, très lié aux infrastructures de transports en commun pourries, et qui commence à s’étendre bien avant les campagnes.
On compense à mon sens avec une consommation très tournée vers le local (une grosse partie des fruits et légumes font moins de 50 km entre le producteur et mon assiette), et une capacité à composter nos déchets. Ca diminue de beaucoup les poubelles.
On essaye de regrouper les déplacements mais quoi qu’il arrive, on se déplace, et la voiture sert tous les jours, notamment pour doudou qui bosse à 30 km de la maison.

Le gros souci de cette région est également son utilisation massive de produits pour la culture des céréales… Ca pulvérise par tout temps, on ne sait jamais quoi, mais pas une semaine ne passe depuis le printemps sans qu’un tracteur ne vienne balancer son machin puant. Je ne vous cache pas que ça m’inquiète un peu concernant ma santé, à force d’y passer quotidiennement pour promener le chien.

Concernant le végéta*isme, on est vraiment aux balbutiements ici, car nous sommes dans une région touristique et très tournée vers l’agriculture et les spécialités régionales pas très plantbased. Bon, ceci dit, à Versailles (ville où nous allions le plus), il n’y avait pas franchement une offre mirobolante non plus, donc très honnêtement, mis à part grande villes je pense qu’on est tous rendus au même compte.

Pour conclure, je pense vraiment que la campagne est victime d’une très mauvaise publicité, surtout de la part de ceux qui n’y foutent jamais les pieds, ou des parisiens indécrottables qui ne supportent pas de quitter la capitale et trouvent déjà que la « banlieue » c’est la pampa à visiter avec une machette.
Je vous le promets, on survit très bien sans magasin ouvert 7j/7, on n’oublie pas ses amis, on continue d’exister.
On peut réduire très fortement ses déplacements, mais ça nécessite des aménagements comme le télétravail ou bien de se déplacer dans une ville intermédiaire de campagne pour pouvoir limiter son impact à ce niveau là.
Il y aurait beaucoup à dire sur le manque de volonté de dynamiser les campagnes par le gouvernement, mais les consommateurs sont aussi en partie responsables du déclin de l’économie locale. Si les centres commerciaux ont autant poussé comme des champignons, c’est parce que ça arrange tout le monde que tout soit regroupé. C’est une problématique complexe, mais je pense que les campagnes vont se retrouver face à de vrais enjeux dans les années à venir.

Par contre, on finit vite par porter ses bottes aigle à la semaine, bronzé en avril, et heureux. Et ça par contre c’est sûr, dur de dur!

La campagne, ça vous gagne!

Bisous!

Délia ♥


2 Commentaires

  • Abonnée depuis peu à ton insta, je viens de lire ton article, très intéressant. Ayant toujours vécu à la campagne (sauf pour les études) je trouve que tu as bien cerné la situation du monde rural. Et pour rien au monde je ne voudrai changer. Encore ce matin, en regardant par la fenêtre, le levé de soleil dans brume, sur les arbres immobiles.. Le bonheur en fait 🙂

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