Humeur Lifestyle

Arrêt de la pilule : effets secondaires, contraception et liberté

J’ai attendu un moment avant de pondre (#cotcotcot) cet article sur l’arrêt de la pilule. Je voulais vraiment avoir pris le temps de récupérer ce qui m’appartenait, mon corps, avant de vous parler de cette expérience et donc de mon avis sur l’arrêt de la pilule.
Maintenant que c’est enfin chose faite, je m’en vais de ce pas vous conter cette histoire un peu personnelle mais qui mérite d’être partagée pour éventuellement vous aider à sauter le pas si vous vous sentez déjà peu en phase avec le petit cachet.
Je ne vous cache pas que c’est un article qui traîne dans les tuyaux depuis un moment et que j’ai pas mal hésité à publier, qui parle d’un sujet assez rarement abordé, celui de la sexualité féminine, du désir et de la contraception. Ces sujets ne me dérangent pas puisque je n’ai vraiment pas de tabous, mais je sais qu’ils sont passés souvent sous silence et font rosir les joues. J’ouvre aujourd’hui le dialogue en espérant que personne n’en soit dérangé et que ça participe à une désacralisation tout à fait NORMALE et saine pour arrêter de se prendre le chou avec tout ça et rester dans son coin avec ses doutes. Let’s move on !

Mon histoire avec la pilule

Comme beaucoup de jeunes filles, j’ai commencé à avoir une vie sexuelle et à vouloir m’éviter tout risque de tomber enceinte. J’ai donc demandé à mon généraliste une pilule contraceptive, qu’on m’a prescrit après une petite prise de sang, sans vraiment me parler des risques associés (quels risques?).
Je l’ai avalée à heure régulière sans aucun souci pendant quelques années puis l’ai arrêtée après avoir rompu avec mon petit ami de l’époque. Tous les breaks étaient de rigueur.
Evidemment, quelques temps après, la question s’est posée de nouveau alors que j’entamais une nouvelle relation amoureuse et donc que ma vie sexuelle était susceptible de m’apporter de nouveau son lot de soucis.
Oui, comme tu le constateras, j’avais un rapport très serein face à la sexualité, un truc agréable donc, mais que seule la pilule semblait pouvoir sécuriser, comme si c’était l’ultime filet de protection, le seul vraiment efficace. L’ultime, le précieux ; bref, la pilule, c’était ma muraille de chine anti bébés.

L’idée de la rupture

J’ai commencé à me sentir touchée par divers témoignages sur la toile par rapport à la pilule, à des effets secondaires graves, mais surtout à des effets secondaires plus pernicieux et moins faciles à remarquer.
Je me suis alors demandée, moi qui commençais à me sentir mal de mon désamour pour les plaisirs charnels, si ce satané cachet ne pouvait pas en être la cause. Car oui, voilà, à 90% du temps j’étais à peu près autant envieuse d’un rapport sexuel que d’une platrée de foie de veau cru. Tu vois le truc quoi.
Nous avons des rythmes de vie bien différents doudou et moi, mais j’ai fini par réaliser qu’il n’y avait certainement pas ça qui nous rendait si distants à ce sujet.
J’ai commencé à regarder ma pilule d’un mauvais oeil, malheureuse, mais pas décidée à quitter ma sécurité contraceptive.

La décision d’arrêter de prendre la pilule

Je m’étais déjà inscrite sur un groupe qui parlait de l’arrêt de la pilule. Comme pour me préparer à l’idée. Je fais souvent ça quand un sujet me titille mais que je ne suis pas encore prête à passer le cap. Je lis, j’essaye de comprendre, de tout savoir à ce sujet concernant les retours d’expérience, et puis finalement je saute le pas quand j’en ai trop lu et que je me sens frustrée de ne pas pouvoir partager l’expérience de tous les témoignage et vraiment le comprendre au fond de mes tripes.
Je savais que ça arriverait, et j’aurais du me douter que ce serait une décision soudaine, comme toutes celles que je prends.
Alors que je devais reprendre ma plaquette suivante le soir même et que je venais d’acheter une boite toute neuve, j’ai décidé de ne pas relancer la machine.
J’ai donc laissé la boite en carton fermée, et j’ai décidé de laisser faire mon corps.
Certaines personnes arrêtent la pilule de manière progressive en considérant que c’est une sorte de sevrage car c’est un médicament finalement lourd : je n’ai aucun retour à vous faire à ce sujet ne l’ayant pas pratiqué mais ça existe, sachez-le.

Les effets secondaires de l’arrêt de la pilule

J’avais lu toutes sortes d’horreurs sur l’arrêt de la pilule, l’acné, les règles douloureuses, la fatigue, l’irritabilité, une corne qui pousse au milieu du front, un troisième bras au milieu du dos.
Je vous rassure tout de suite : ça arrive surtout à celles qui prennent des pilules vraiment spécifiques et en traitement ciblé (bon sauf les deux derniers, j’avoue, j’ai inventé). Si  à la base tu ne souffrais pas particulièrement de symptomes décrits ici, tu ne risques pas tellement de les retrouver après l’arrêt. Ca fait juste comme une pause dans tes hormones, tu reprends là où tu avais laissé ! Même si parfois ça peut chambouler un peu, c’est pas l’apocalypse non plus quoi.
J’ai remarqué un retour d’hormones, quand même, c’est certain et ce serait mentir que de le cacher.
C’était un peu étrange : les seins qui tirent, quelques nodules pour lesquels je suis allée consulter et qui étaient bénins, les cheveux qui graissent plus vite, et quelques boutons.
Mais c’est tout. Le reste n’a été que positif.
En gros t’en as pour quelques mois à te triturer la face devant le miroir et à acheter deux fois plus de shampoing, mais c’est pour ton bien.

Quels sont les avantages de l’arrêt de la pilule?

J’avais donc enterré l’idée de retrouver ma libido partie en congé sans solde sous les tropiques depuis un moment. Il m’a fallu 3 mois environ, pour sentir les hormones de la pilule s’enfuir complètement et retrouver tout le mécanisme naturel et bien huilé conçu spécifiquement dans cet ultime but.
Le plus impressionnant a été de renouer avec tout mon corps en général, ce à quoi je m’attendais moins parce que c’est insidieux. Je ne l’avais pas remarqué mais je me sentais comme sous anesthésie générale, d’une humeur constante quel que soit le temps dehors ou ce qui m’arrivait en bien ou mal.
Depuis j’ai remarqué que je vis tout avec tellement plus d’intensité  et comme si j’étais vraiment là, que je regrette profondément d’avoir pris cette merde pendant des années.
Je vous parle de ça, mais si vous voulez une bonne raison, lisez la liste des effets secondaires, ça devrait vous donner une idée de l’étendue des effets plus « médicalement parlant » descriptibles.
Les médecins se garderont bien de vous croire (en général) sur ce genre de choses, pour eux, la pilule c’est un bonbon à refiler sur ordonnance, sans conséquence aucune.
Le truc fou, c’est de se dire qu’on refuse de donner la pilule aux hommes en prétextant les exacts mêmes symptomes que nous avons en prenant la notre!
Après avoir été pendant longtemps une avancée pour les femmes et un symbole de l’émancipation féminine, la pilule est devenu un fardeau, représentant l’obligation de la femme de devoir porter à elle seule le poids de la contraception du couple, face au dégoût général des hommes pour le port du préservatif ou même l’idée d’une responsabilité quelconque dans la fertilité.
Depuis quand on fait les bébés toutes seules déjà?

Comment rester sereine face à sa contraception alors?

Bonne question me direz-vous n’est-ce pas?
Déjà pour ma part il est hors de question de reprendre des hormones, que ce soit avec l’anneau ou l’implant ou même un stérilet hormonal. Je refuse l’idée de me faire encore endormir en donnant mon consentement, c’est mon corps et il est suffisamment bien fait pour ne pas avoir besoin d’un cachet.
Les solutions mécaniques sont nombreuses et pas toujours connues.
On peut utiliser bien entendu le préservatif masculin ou féminin, mais aussi, et on en parle peu, le diaphragme. Il se place sur le col de l’utérus, et permet donc de ne pas laisser passer les spermatozoïdes jusqu’à la golden door! On couple ça avec un spermicide. Il faut cependant prendre le temps d’aller chez une sage femme pour qu’elle valide la pose, et c’est un moyen moins sûr que le préservatif (vous pourrez trouver l’indice de pearl ici), même s’il a l’avantage de ne pas altérer les sensations des deux partenaires et de ne pas « couper » en plein feu de l’action.
On peut aussi éventuellement passer au stérilet cuivre. Malgré ce que vous diront les « professionnels de santé » (ou devrait on les appeler professionnels du business de la santé), on peut tout à fait poser un stérilet sur une jeune nullipare (= n’ayant jamais eu d’enfant), c’est d’ailleurs une des méthodes de contraception les plus déployées aux états-unis chez les jeunes filles. Certes, il existe un risque, mais de quel moyen de contraception est-il absent (cf, la liste des effets secondaires de la pilule)? Je vous conseille de demander autours de vous et de vous rapprocher de sage femmes plutôt que de gynécologues : elles sont moins chères de la consultation, plus ouvertes à la discussion sur certains sujets moins médicaux, et sont à même de réaliser le suivi nécessaire avant vos 40 ans ou dès lors que vous ne présentez pas de spécificité au delà de leurs compétences, auquel cas elles vous dirigeront de toute manière vers un gynécologue. J’ai moi-même trouvé une professionnelle prête à me le poser mais je ne suis pas certaine d’en avoir envie pour son coté intrusif.
Concernant le préservatif, il peut être intéressant d’essayer plusieurs marques, notamment celles vegan (parce que oui, y’a des composants animaux dans les préservatifs), mais aussi de veiller à ce que la taille soit adéquate. En effet, un préservatif trop petit ou mal posé (attention à bien pincer le réservoir en le déposant, ne pas l’ouvrir avec les dents ou des ongles trop longs, que le paquet soit bien « sain » et n’ait pas survécu dans le fond d’un sac ou d’une poche depuis le début des années 2000 quand on en distribuait dans les collèges…) peut expliquer des accidents mais aussi le fait que ce soit inconfortable pour l’un ou l’autre des partenaires.
Ce sont des moyens purement barrière, on peut aussi faire voeux d’abstinence ou éviter simplement les rapports à risque pendant les périodes du mois pendant lesquelles on est en pleine fertilité.

La symptothermie

Et c’est là que je vous parle de symptothermie. C’est une méthode d’observation, qui permet grâce à deux variables, la température et les glaires cervicales (basiquement, tout ce qui représente les pertes auxquelles on ne prête habituellement pas trop d’attention), de savoir précisément si l’on est ou non en phase d’être fertile et donc fécondée (#coursdeSVT). Il s’agit évidemment d’un apprentissage, ce n’est pas un simple cachet que l’on avale, mais c’est un moyen supplémentaire d’apprendre à se connaître et de se sentir « actrice » et non plus presque victime de ses cycles.
J’ai commencé à la pratiquer il y a peu et même si j’étais un public difficile à convaincre, je trouve la méthode très fiable et très en accord avec mes valeurs.
Je vous consacrerai un article entièrement à ce sujet car il est difficile d’en parler succinctement mais si vous cherchez un moyen écologique et fiable pour vivre sereinement votre vie sexuelle EN COUPLE (je le précise, il s’agit d’une démarche qui inclut les deux partenaires, pas question ici de vous démerder seule avec vos envies ou non de bébé), c’est une très bonne option.
C’est d’ailleurs l’avantage de ce moyen d’observation : il peut servir aussi bien à vous protéger d’une grossesse qu’à vous en faciliter la tâche.

Je dirais donc que cette expérience a été pour moi très libératrice, et je me rends compte au nombre de sujets qui éclosent sur la toile sur son cas, que la pilule a du souci à se faire.
Si le débat fait rage et qu’on nous brandit la pilule comme un moyen de s’émanciper, je pense qu’il est temps de faire nous aussi notre révolution et sauf dans de très rares cas (j’entends par là celles qui ont de graves soucis hormonaux qui justifient sa prise), de refuser la pilule et de penser à ses alternatives moins risquées pour notre santé et qui engraissent moins les laboratoires pharmaceutiques.

Que pensez-vous de ce sujet?
Etes-vous sous pilule, contente de la prendre ou en plein questionnement?
Docteur Délia, spécialiste en rupture avec la pilule contraceptive 

50 Commentaires

  • J'ai pris la pilule pendant 10 ans. Ma libido avait non seulement disparu, mais les rapports étaient douloureux! Même la visite chez le gynéco était un supplice. Le médecin disait que j'étais stressée (une femme pourtant…). C'est quand j'ai commencé à avoir mal aux jambes et des problèmes de circulation que je me suis un peu renseignée. J'ai vite trouvé la source du problème! J'ai arrêté depuis 10 ans, et j'ai regagné en liberté. Bien sur, ça exige de gérer la contraception en couple, mais ça ne doit pas être un problème. Je partage entièrement ton point de vue!

    • C'est toute la mécanique qui en pâtit … C'était aussi devenu tout sauf une partie de plaisir de mon coté!
      Tu as vraiment eu de sales effets secondaires alors de ce que je comprends, non?
      Je pense que surtout si le couple est stable, ça doit faire partie des choses qu'on partage. Ca resserre les liens et puis ça permet de se sentir vraiment deux au cas où il y ait un problème dans la contraception. 🙂

  • Ton article est vraiment très intéressant ! J'ai adoré le lire, parce que tu expliques bien tout ton point de vue, et, je le partage aussi depuis quelques temps… Je suis en plein questionnement, et je me tâte à sauter le pas… Peut-être que ton article sur la symptothermie pourra me convaincre !
    Merci pour cet article ! ❤

    • Coucou!
      Jamais entendu parler mais j'ai aussi entendu parler de méthodes moins conventionnelles mais n'ayant pas de retour fiable quant à leur efficacité je me garderai bien de faire le crash test :p.
      Merci en tout cas pour cette information, ça m'intrigue, j'irai voir de quoi il s'agit 🙂
      Bonne journée à toi!

  • Bravo pour ta démarche 🙂 J'ai arrêté également en Mars et je ne regrette vraiment pas ! Ma libido avait totalement disparu et je n'étais plus sereine à l'idée de la prendre après avoir pris conscience des risques.

    • Bravo à toi également du coup 😉 !
      Je pense que le plus difficile est de se lancer. Comme tout on prend des habitudes, mais il est tout à fait possible de vivre sans, heureusement!
      Quand on sait, difficle de fermer les yeux.

  • On en parle beaucoup en ce moment !
    Ça fait bien 2 ans que je réfléchis à arrêter la pilule et que ça devient un sacerdoce de la prendre, à tel point que je l'oublie souvent. J'en ai changé à mi année après 15 ans avec la même, moins dosée,mais ma libido n'est tjs pas au top, mon humeur étrange.
    Après l'avoir prise toutes ces années, je me demande maintenant qui est vraiment ce corps, comment il réagit avec ses propres hormones. Tu en parles bien, je ressens ce que tu ressentais avant d'arrêter mais je n'arrive pas encore à franchir le pas. On part en voyage bientôt pour quelques mois, je saisirai peut être l'occasion d'en revenir à plus de naturel car je sature énormément !

    • Oui! C'est un vrai sujet d'actualité et ça me fait plaisir de voir qu'il prend autant de place!
      Dans ce cas c'est peut-être un genre d'acte manqué ? On a tous nos raisons de continuer dans une voix qui ne nous convient pas mais prends le temps d'y réfléchir, surtout si ce corps, qui est le tien, te paraît presque étranger. C'est difficile de se comprendre quand on met un deuxième chef dans le navire 😉
      Fais le si tu sens que le moment est venu, rien ne t'empêche de la reprendre si jamais tu rencontres des difficultés, il n'y a que rarement des décisions aussi "ouvertes" et irréversibles à prendre 😉

      • Et bien voilà, je retombe sur ton article ! Nous venons de rentrer de voyage et j’ai arrêté la pilule il y a deux mois. Je redécouvre mon corps et moi qui avais si peur du chamboulement hormonal, je le retrouve en réalité bien réglé, et avec moins de douleurs durant les règles que sous pilule. Quelle liberté de ne plus avaler de comprimés, et ma libido, comment dire … Je me sens bien gouvernée par mes hormones, je vois à quoi correspond mes envies, quel moment du cycle. Je retrouve mes vraies humeurs, et ma sexualité.
        Je ne regrette pas et ça a beau faire seulement deux mois, ça me rend heureuse ! 🙂
        Belle journée !

        • Et bien re bienvenue :p !
          Les deux premiers mois je me sentais encore sous influence de pilule, si tu te sens déjà aussi libre après seulement ce temps là, the best is yet to come!
          Bonne redécouverte de toi, ton corps, ta liberté, et sa sexualité!

  • Très bon article ! Je suis actuellement sous pilule mais pour cause de santé… mais je me pose quand même la question de l'arrêter sauf que ma maladie reviendra en force alors j'ai le choix entre subir pleins d'opérations ou continuer la pilule avec les effets secondaires, pas top… Bonne journée !

    • Coucou Raphaëlle!
      Tu fais donc partie de celles pour qui ce n'est pas du confort substituable aussi facilement!
      Peut-être qu'il existe éventuellement d'autres méthodes liées à un mode de vie ou d'autres pratiques moins médicales, mais tout aussi efficaces? De nos jours la médecine a du mal à passer le relais, je ne sais pas de quoi tu souffres mais les médecins ont tendance à minimiser l'impact de tout un tas de données qui peuvent pourtant énormément jouer. J'ai récemment entendu le témoignage d'une jeune fille malade de Crohn et qui disait qu'avec son alimentation elle avait réussi à se soigner presque totalement. Le pouvoir de l'alimentation et du mode de vie sont très intéressants.
      Je te souhaite en tout cas de trouver la paix avec ton choix quel qu'il soit!

  • Excellent article ! J'ai également eu la sensation de me réapproprier mon corps et de me sentir libérée à l'arrêt de la pilule. Par contre ma peau a pris cher… Je me suis retrouvée avec de l'acné sévère ! Pour autant, je ne n'ai pas eu envie de reprendre cette chose… Après avoir testé le stérilet au cuivre pendant un an, je suis passée à une méthode de contraception naturelle (methode billings). Et je me sens enfin libre ! Je me connais mieux, je maitrise ma fécondité et je "ressens" vraiment mon corps ! Et c'est vraiment ce que tu décris pour ce qui est de la libido (avec/sans pilule)!

    • Coucou Amélie!
      Tu en avais déjà avant de l'arrêter, de l'acné?
      Il y a effectivement des désavantages, je ne peux rien dire à ce sujetn'ayant jamais eu de crises d'acné, mais j'ai aussi quelques petits boutons : pour moi ce sont des signes d'une mauvaises hygiène de vie généralement (alcool, fatigue, stress), je les vois comme des petits warning pour prendre soin de moi et arrêter mes conneries 😀
      Bilings est une partie de la sympto, qui est plus complète et donc plus sure. Je ne sais pas si tu connais les différences, en gros il s'agit d'inclure un deuxième critère, qui bloque donc avec plus de fiabilité les fenêtres d'infertilité/fertilité (surtout aux abords des jours cruciaux!) 🙂
      Sur ce point, je pense qu'on tombera presque toutes d'accord, niveau libido, la pilule c'est la mort. Plus j'en parle autours de moi et plus ça a l'air d'être généralisé, pas si isolé que ça finalement pour un symptôme imaginaire 😉 !

    • Non, pas vraiment d'acné à l'adolescence. Mais bon, j'ai pris la pilule à 14 ans… Niveau hygiène de vie, la mienne est plutôt bonne, mais j'ai quand même testé un régime sans gluten et sans lactose pendant plusieurs mois, ça n'a rien changé de ce côté là… Mais tu as raison, l'alimentation et l'hygiène de vie sont souvent en cause.
      Oui je connais la différence. C'est ma sage femme qui m'a fait connaître cette méthode, un peu moins contraignante que la symptothermie dont je lui avais parlé. C'est vrai qu'on ne prend pas les températures, niveau fiabilité, c'est sûr qu'il faut être rigoureux, mais comme on est super à l'écoute de son corps,je trouve ça vraiment bien et j'arrive à savoir précisément mon jour d'ovulation. Donc on fait attention aux abords. ?

  • Un article très intéressant merci
    Je suis sous pilule depuis maintenant bientôt 1 an, et j'aurais du mal à passer à autre chose mais j'y réfléchi jusqu'à trouver la méthode qui me convient le plus mais il y a tellement de choix et en même temps pas assez je suis plutôt perdu là dedans

    Lise
    http://fidjigirl.com

    • Merci à toi pour ton commentaire Claire ou Lise (?)!
      Tu es une jeune pilulée alors!
      Eventuellement tu peux prendre rdv avec une professionnelle de santé ouverte sur le sujet ? Si tu n'es pas fermée aux hormones il existe des traitements moins lourds que la pilule, même si rien ne vaut d'apprendre à se connaître 😀

  • Tu dois être la troisième personne que j'entends dire qu'elle arrête la pilule. �� Je n'ai rien contre, tu fais ce que tu veux. �� Mais personnellement je ne pourrais pas … Quel qu'en soient les effets secondaires, j'étais malade comme un chien dès que j'avais mes règles avant de la prendre et mon acné était bien plus dévastatrice … Donc je ne préfère pas revivre ça … �� Mais grâce à ton article j'ai appris certaines choses de j'ignorais alors merci ! ☺️

    https://beautymakemyhappiness.blogspot.fr/

    • Haha, coucou Lila 🙂
      Heureusement que je fais ce que je veux :p
      Comme indiqué dans l'article, la pilule est un vrai médicament, destiné à soigner notamment des hormones en bazar, comme ça avait l'air d'être ton cas.
      C'est difficile d'imaginer y retourner, pourtant, devant les risques et ses inconvénients, certaines femmes font le choix de braver leur tempête hormonale en espérant qu'elle se calme. C'est un véritable combat dont certaines ressortent gagnantes, même si ça demande beaucoup d'efforts et de recherche pour trouver cequi peut calmer ces symptomes.
      J'espère en tout cas que quelque soit ton choix dans les années à venir, ça se passera au mieux : subir son corps est vraiment très difficile !
      Bisous et merci pour ton commentaire exposant un autre point de vue 🙂

  • Merci pour cet article, tu mets des mots importants pour beaucoup d'entre nous. J'ai été en plein questionnement durant des mois, je n'en pouvais tout bonnement plus des effets secondaires. J'ai finalement été obligé d'arrêter à cause d'un déreglement hormonal assez important. C'est aussi à cette période que je me suis rendue compte que la contraception était bien une affaire de couple. J'ai pris le temps de réfléchir, de me réapproprier mon corps. Finalement, j'ai décidé de mettre un DIU en cuivre et je ne regrette absolument pas ! La symptothermie me faisait peur, je ne me sentais pas prête pour ce genre de méthode, et je doutais de la fiabilité. Aujourd'hui je revis, à tous les niveaux. C'est vrai, je suis obligée d'avoir mes règles tous les mois, mais je ne déprime plus, je mange, je ne perds plus mes cheveux, ma peau est belle et ma libido est de retour. Je revis et comme toi, si j'avais su, je ne l'aurai jamais prise.

    • Merci pour ton témoignage !
      Je présume que la parole est contagieuse, je suis étonnée positivement du nombre de lectrices qui viennent ajouter leur pierre à l'édifice.
      Parfois le destin pousse un peu, l'important est le résultat 😉
      La sympto est une méthode un peu déroutant qui donne le sentiment qu'on ne fait "rien" si ce n'est regarder, je conçois que ça paraisse peu rassurant aux premiers abords!
      La contraception du couple est un vrai débat, je vois autours de moi qu'il s'agit surtout d'une histoire de femme. Je me sens une réelle mission d'instiller le débat à ce sujet, j'en parle très librement autours de moi et fais naître des graines de réflexion. C'est quelque chose de vaste évidemment, qui va avec une conception très égalitaire du couple et des taches en son sein.
      Même si la méthode est plus vieille que moi elle est très novatrice dans le fond.
      Je suis ravie de lire que tu te sens libre toi aussi!

  • Coucou Délia, j'ai stoppé la pilule après 10 ans de prise il y a 2 ans et demi maintenant, dans le but d'avoir un bébé. Et bien après 3 fausses couches on essaie encore, à croire que les hormones de synthèse mettent un sacré bout de temps à partir… Le fait que je me paye une acnée comme jamais me conforte dans cette idée… Mais médecin et gynéco n'en ont rien à faire, "ça va venir, ça va passer" disent-ils… Bref, je ne reprendrai jamais la pilule, ça c'est sur! Je me sens bien mieux maintenant, mon poids ne fait plus le yoyo selon les jours du cycle, la libido est revenue au top, et surtout plus de migraines!

  • Je découvre aujourd'hui ton blog, je pense qu'il va me plaire 😀 J'ai arrêté la pilule car je voulais simplement avoir un enfant (après 6 ans x 365 petits cachets = …. hum je ne préfère pas calculer). Un mois après la naissance de ma fille, la sage femme m'avait prescrit la pilule… Et bien je n'étais pas prête psychologiquement à la reprendre (mon corps venait de donner la vie, j'avais l'impression que si je la reprenais, je refermais violemment la page de tout ce qui venait de m'arriver, je ne sais pas si c'est clair :p ), j'ai attendu, j'ai réfléchi et j'ai compris que je ne voulais plus d'hormones car j'avais découvert qu'elles inhibaient tout dans mon corps !!! Mon choix s'est tourné vers le stérilet mais j'admire celles qui arrivent à se baser sur la symptothermie, c'est une connaissance de son corps que je trouve fascinante ! Désormais, certes j'ai des règles douloureuses pendant une demi-journée (je ne pense pas être à plaindre) mais ensuite, libido retrouvée (et je ne suis pas la seule heureuse ;p, j'ai droit à des "ah tiens, tu vas bientôt ovuler non ?"……), sensation de connaître son corps et de comprendre comment il fonctionne… Difficile de faire entendrencela à mes proches qui sont sous pilule depuis des années et qui ne semblent pas être convaincues par ce que je leur maintiens ! Bref, stop la pilule pour celles qui le peuvent 😀 😀 😀

    • En v'la donc une bonne nouvelle 😉 ! (merci!)
      C'est étrange de réaliser qu'on a été endormi pas vrai? inhiber est vraiment le mot approprié 🙂
      Je suis encore à mes premiers cycles, c'est vraiment pas évident de tout comprendre et ça demande un peu de rigueur, mais je suis certaine que je ne le regretterai pas : c'est une méthode qui m'apportera beaucoup de sérénité et qui soude le couple autours d'une contraception partagée. La seule condition est que Mr se sente investi : le mien me pose plein de questions, je lui suis très reconnaissante de ne pas se sentir étranger au fait de gérer notre fertilité 🙂
      Haha, ça c'est vraiment un truc de fou par contre!
      Mes proches amies aussi trouvent ça chiant et/ou dangereux : pour moi, si l'industrie pharmaceutique tombe en rade demain, je saurai exactement ce que je peux faire de mon corps et quand : il me semble que c'est ça la véritable liberté contraceptive. Je ne dépends de personne si ce n'est de mes propres observations 🙂
      Après je conçois que comme tout ce soit des idées entières à remettre en perspective : le changement en effraie beauucoup, alors je pense que le plus important c'est de continuer à informer et faire naître des graines de réflexion!
      A bientôt 🙂

  • J'ai arrêté la pillule … pour être enceinte 😀 (ce qui est le cas) du coup je n'ai pas tellement eu de retour d'expérience avec état "normal" vu que je n'ai eu que 2 cycles, mais aucune douleur, et un peu d'acné. Je pense me diriger vers un stérilet cuivre pour le futur. Je suis intéressée pour en lire plus sur la symptothermie, mais j'ai un peu de mal sur sa fiabilité (sans rien avoir lu, donc c'est peut-être une remarque bête).

    • Coucou Camille!
      Bravo à toi 😀 J'ai vu l'apparition de boutons au bout de 3 mois seulement, donc tu n'as peut-être pas eu le temps de voir le retour de flamme :p
      J'écrirai un article quand j'en saurai vraiment plus à ce sujet, dans deux cycles je penses, histoire d'avoir moi-même bien compris toutes les subtilités et les difficultés qu'on peut rencontrer 🙂
      J'étais moi aussi sceptique, la vérité à bien observer est que la pilule n'est pas non plus reine de fiabilité : combien de grossesses sous pilule hein? 😉
      Cette méthode est un outil puissant pour s'observer et même détecter une grossesse. Elle est sécurisante dans le sens où tu sais exactement ce qu'il se passe dans ton corps.
      J'espère que je réussirai à la présenter de manière rassurante, car c'est une vraie révolution dans la connaissance de soi!

  • Après plusieures années sous pilule dont énormément d'effets secondaires comme des migraines tout les jours, plus du tout de libido, saute d'humeur un coup énervé, fatigué et triste alors que j'était quelqu'un de très joyeuse et souriante, prise de tête pour rien d'important j'ai décidé il y-a un peu plus d'un mois d'arrêté la pilule et je n'ai plus du tout de migraines, ma libido revient petit à petit, j'ai moins de sautes d'humeurs. Je revit petit à petit.. J'espère que sa m'aidera à perdre du poid car j'ai prit 20kg depuis.. car la pilule m'ouvrait l'appétit.
    Merci beaucoup pour ton article. J'ai eu plaisir à le lire et savoir que l'arrêt de la pilule est une libération sa me rassure encore plus.
    Je suis heureuse de l'avoir arrêté, dorénavant je suis mon application "lady timer" afin d'éviter une grossesse non désiré et Maintenant il y-a des préservatifs dont c'est comme ci il n-y-avait rien donc sans regret.
    Merci pour ton article et ton témoignage ainsi qu'aux autres filles qui ont partagé leur expérience.

    • Merci à toi pour ton témoignage, je ne connais pas l'application dont tu parles mais je pense que ça doit être un contrôle uniquement des températures?
      L'arrêt de la pilule comporte parfois des périodes moins chouettes mais à terme, oui c'est une libération, ça en vaut vraiment le coup si tu ne souffres initialement pas d'un dérèglement hormonal justifiant sa prise 🙂
      Je te souhaite en tout cas que ça règle ce que tu perçois comme un souci de poids (comme je ne connais pas ta morphologie!)
      :-*

  • Bonjour.
    Pour moi, la pilule c'est fini. En 2012 J'ai fais un AVC à 41 ans! Merci la pilule 3eme génération. 20 ans à avaler cette cochonnerie qui m'empoisonnait. Depuis beaucoup moins de migraine!

    • J'imagine que ça calme tout de suite! :O
      C'est parfois une solution mais c'est trop simple d'imaginer que la pilule est le contraceptif rêvé pour toutes les femmes! Merci pour ton témoignage ! En espérant que tu aies bien récupéré de ton avc!

  • Bonsoir,
    J'ai dû arrêter la pilule pour des raisons de santé et je suis aujourd'hui interdite d'hormones. J'ai un stérilet en cuivre et je suis contente qu'il existe une autre alternative après plus de 15 ans de petits cachets.
    Je me permets de mettre un bémol quand à ton retour d'expérience. Je constate que tu as de la chance de ne pas subir de tempêtes hormonales !
    Cependant, il faut que certaines femmes soient prévenues (j'aurais aimé l'être..) Cela peut être très perturbant et épuisant.. Je n'ai pas encore trouvé de solution pour maitriser ces "crises" mais j'ai constaté que de nombreuses femmes étaient concernées autour de moi, dès l'arrêt d'hormones.
    Alors oui passez le cap pour vous et votre santé !!! Mais pensez que cela peut perturber votre état 1 à 2 fois par mois … Jusqu'au sevrage (j'ose espérer !!!!)

    • Coucou!
      A vrai dire tout dépend surtout du type de pilule 🙂
      Les femmes qui perçoivent les tempêtes hormonales sont celles qui prennent certaines pilules bien spécifiques (et souvent en traitement d'un dérèglement hormonal).
      De plus il faut aussi se méfier des avis négatifs : on a tendance à plus facilement se plaindre que laisser un avis quand tout va bien car on ressent moins le besoin d'être soutenu (c'est d'ailleurs vrai pour le stérilet, quand on fait une recherche on tombe sur les pires expériences ça donne envie de partir loiiiin haha).
      Quelle pilule prenais tu?
      Pour ce qui est du sevrage complet, je dirais jusqu'au retour des cycles vraiment nets, moi ça a presque pris un an (mais nous sommes toutes différentes et ça dépend autant de ton hygiène de vie que de la capacité de ton corps à expier le mal) 😮
      Et ensuite, oui, on vit avec ses hormones, mais contrairement aux hommes, nos taux qui font des montagnes russes nous en font un peu voir de toutes les couleurs … Mais après tout sommes nous faites pour voir en gris? 😛
      Bon courage avec ton arrêt mouvementé en tout cas!

  • Bonjour,
    Merci pour ton article, j'ai l'impression de me lire.
    Grâce à l'arrêt de la pilule, je me suis retrouvée en tant que femme. Un réel changement : libido, terminé les sautes d'humeurs…
    Malheureusement, on m'a découvert de l'endometriose, donc on m'a dit que le seul moyen de lutter contre cette foutue maladie c'est de reprendre la pilule… Déception. J'ai du mal à le croire…
    Merci en tout cas.

  • Arret depuis juillet, pillule pendant une dizaine d'années + implant 3ans… je suis ravie d avoir retrouvé possession de mon corps! Je m étais renseigné sur la symptho, acheté le livre de Milene Clichy… mais la prise de temp quotidienne + graph me rebutait… j ai trouvé un thermomètre buccal connecté a une appli: Femometer! Royal pour moi! Que du bonheur! Je m.interroge maintenant sur ce que je vais transmettre à ma fille qui va avoir 10 ans…

    • Ca fait drôle n'est-ce pas?
      Je ne connais pas mais le buccal pour moi c'est mort je dors la bouche ouverte donc heu … Haha
      Je n'ai pas le projet d'avoir des enfants mais très honnêtement, je sais déjà ce que je transmettrais si j'en voulais : la connaissance de soi et le respect des deux partenaires du couple.
      En ça, la sympto est une vraie révolution et vaut le coup de se pencher dessus 🙂
      Pour ce qui est des graph, il existe aussi une application avec simplement des observations à compléter. Une fois que tu as intégré ça dans ta vie, ça devient une telle habitude que tu n'as pas le sentiment de quelque chose de contraignant, surtout avec la pratique, certaines femmes prennent seulement 4-5 températures et limitent leurs observations au strict minimum 😉
      En tout cas contente de voir un retour de plus en faveur de la liberté corporelle ressentie.
      Peut-être n'est ce pas une généralité mais c'est important de savoir que certaines femmes se sentent oppressées par les hormones synthétiques!

  • Hello!
    Super article! J’ai eu plaisir à le lire.
    Je viens d’arrêter la pilule car je la soupçonnais d’être à l’origine d’une extrême fatigue, d’infections à répétition. Avec l’avis de mon gynéco, j’ai fait un arrêt d’un mois. Sauf qu’à la fin de ce mois, je n’ai plus envie de la reprendre. Je suis toujours fatiguée (mais c’est dû à mon travail en fait^^) mais je me sens maîtresse de mon corps, pour le moment je n’ai pas eu d’infection. Et bonus je ne suis plus stressée par la prise (enfin l’oubli de la prise) de ma pilule chaque soir.
    Je crois qu’une discussion s’impose avec mon gynéco pour voir quelles sont mes options.
    Affaire à suivre…

  • Hello !
    Merci pour cet article 🙂 Je suis tombée sur ton blog par hasard et ça fait du bien de voir que l’on est pas seule à se poser toutes ces questions ! Pour ma part, je prends la pilule depuis 12 ans … et fortement dosée ! Cela fait quelques temps que j’ai envie d’arrêter car je ne me sens pas du tout connectée à mon corps et je sens que je suis en train de le détruire. Tous les soirs, j’avale ce petit comprimé rose qui a l’air si inoffensif et j’ai une boule au ventre car je n’en veux plus ! J’ai pas mal lu sur le sujet (je suis comme toi, quand j’ai un truc en tête je me documente à fond dessus !) et je me suis mise dans un groupe Facebook sur la symptothermie. Je suis prête à sauter le pas, sauf que je voyage depuis 1 an et que je compte bien continuer ! J’imagines que ce n’est pas l’idéal pour cette méthode qui demande de la rigueur et une vraie routine non ? Tu prends ta température à heure fixe tous les matins ?
    Merci pour ton retour 😉

    • Coucou Mathilde!
      Nous sommes pleeeeein à nous poser des questions, et même si pour le moment le corps médical nous prend difficilement au sérieux, nous sommes les seules à décider et à savoir ce qui nous va! 😉
      J’avais aussi cette boule au ventre, j’ai mis un moment à me décider, mais je ne reviendrais pas en arrière.
      Pour ce qui est de la prise de température, chaque femme réagit différemment face aux variations (heure de prise, chaleur, maladie, stress etc) et donc il convient à chacune de tester sa chronosensibilité. Il y a des femmes qui font des horaires décalés et qui s’en sortent très bien.
      Je prends ma température à heure fixe le matin, je mets un réveil le week-end et me rendors juste après la prise.
      Si ça peut paraître contraignant, je trouve que la liberté ressentie à connaître son cycle surpasse largement ce petit « désagrément » qui ne dure pas tout le cycle.
      Donc en un mot : Teste! 🙂
      C’est aussi ça qui fait partie de l’apprentissage, aller à la rencontre de ses spécificités et s’adapter à elles.
      Tu verras, c’est une belle découverte !
      Si tu as d’autres questions n’hésite pas 😉

  • Bonjour, j’ai pris la pilule à l’age de 14ans pour des problèmes d’acnée. Mon docteur m’a prescrit leeloo gé. Au début aucun problème.
    Puis j’ai commencé à grossir, et malheureusement mon acné toujours aussi présente….
    le problème c’est que je n’ai jamais su tenir un traitement, donc je prenais la pilule à n’importe quel heure et quel jour…
    Et au fil du temps j’avais des règles douloureuses donc j’ai fini par la prendre en continue… fatal erreur…
    Aujourd’hui j’ai 18ans, j’ai arrêté la pilule qui aurait pu continuer à avoir des effets secondaires sur moi… j’ai une rétention d’eau énorme pour mon âge, je suis gonflé de partout, des mollets, des cuisses, des bras… cela crée vite un malaise dans son corps..
    J’ai décidé d’arreter la pilule de retrouver un vrai cycle et de voir les effets positifs d’être sans pilule.
    Maintenant j’ai des règles moins douloureuses, l’acné moins présent mais le moral à zéro, je fait des crises de nerfs, j’ai des moments où je suis en colère et pleure tout le temps, mais je pense que c’est le temps que mon corps s’habitue.

    Honnêtement, je n’ai jamais prise la pilule par plaisir, je l’ai toujours considéré comme un fardeau, aujourd’hui je me sens épanoui de ne plus porter ce fardeau sur mes épaules !

    Bonne journée ☺️

    • Merci pour ton témoignage!
      Tu as arrêté il y a longtemps?
      En tout cas je pense que tu as fait le bon choix. On a le sentiment qu’ils refilent la pilule pour absolument tout et n’importe quoi de nos jours … L’acné peut très bien être passagère et liée à l’adolescence. Alors forcément comme dans notre société avoir des boutons c’est comme avoir des poils et c’est être sale … On cache, on soigne, ce qui n’est en fait pas une tare. Si on respectait un peu plus cette étape et que la peau lisse de bébé n’était pas la norme, peut-être qu’on laisserait une chance aux hormones de se réguler …
      Je te souhaite bon courage en tout cas dans cette période d’entre deux, un peu difficile émotionnellement. Ca vaut mille fois le coup, je suis certaine que tu sortiras grandie de cette réappropriation ! :-*

  • Coucou, j’ai 19 ans et je prend la pillule depuis mes 17 ans. Je l’ai stopper y’a un mois sous un coup de tête (j’ai pris un coup derniere la nuque par mon médecin quand je lui ai dis), j’ai un partenaire depuis presque deux ans donc rapport régulier. La pillule n’a eu aucuns effet secondaire sur moi pendant style deux mois, ensuite je suis devenue irritable, crise de pleure pour rien, ce qui a beaucoup affecté mon couple, ensuite au bout de 4 mois perte de la libido (dans ce cas la on fait genre que rien a changé mais ca finis par ce voir aussi) donc voila grosse crise de nerf, pleures pour des choses futiles, prises de tetes pour rien, jamais plainement heureuse etc… et c’est a partir du moment ou j’ai compris que ca venait de la pillule, que j’ai commencé à essayé de controlé tout ca, a me dire « ne réagis pas tu n’aurais pas réagie comme ca si tu été toi meme » et au final a plus pars du temps c’etait plus fort que moi. Malgrés ca j’ai réussi à avoir plus de controle, et ca allait mieux dans mon couple.. mais ma libido me manquais et ca commencé a me mettre la larme au moment d’avaler cette petite chose. Alors j’ai dis stope, au plus grand regres de mon partenaire, qui a saint horreure de préservatif (c’est psycologique pour la plus part des hommes). Mais j’ai dis que j’allais enfin être moi même (fini les crises pour rien…), que j’étais pas toute seul et que j’aillais pas souffrir de ma contraception juste pour évité une grossesse alors que lui aussi pourrais envisager de ce protégé. bon ducoup on à fait un accord trés dangereux: PERSONNE ne ce protège, alors on va dire que on s’en sort bien mais je sais qu’il y’a des risques malgrés gestion du rapport. Malheuresement pas eu le temps de retrouvé ma libido mais moralement ca va deja largement mieux alors que des evenements ressent auraient pu me faire partir trés loin , et bien non jai mieux géré que pour des futilités… mais j’ai rendez vous chez mon gyneco car je suis pas sereine du 0 contraception, mais mon gyneco un vrai buisnessman (des que je lui parle d’effet négatif: a non non faut arreté internet, il y’a du n’importe quoi) …bon en plus cest un homme assez agé et je n’est nul impression qu’il arrive a ce mettre dans la peau/tete d’une femme. J’ai peur de devoir reprendre une pillule car je sais que peut importe laquelle je reperdrais tout… as tu un conseil? je vois mon gyneco ce soir je vais encore passé pour une fille perché a ses yeux sachant qu’il a toutes ma famille entre les mains donc ma soeur qui a eu un enfant a 18 ans a cause d’oubli de prise de pillule, donc impossible de dialogué avec lui. Je sais pas quoi faire je n’ai pas la situation pour risquer un enfant, mon copain n’est absolument pas (nouvelle génération merci) et je ne me vois absolument pas avorter !

    • Bonjour Jeanne!
      Alors je lis ton message, la première chose que j’ai envie de te dire : arrête de penser que tu peux te passer de toute contraception Il s’agit d’un coup de chance que tu ne sois pas encore enceinte Si tu ne pratiques pas l’abstinence en période fertile (de toute manière tu ne sais pas encore les identifier clairement puisque tu ne pratiques visiblement pas encore la symptothermie), tu ne peux pas maîtriser et tu cours à la catastrophe.
      Le hasard t’as donné une chance inouie, mais ne compte pas sur lui pour te sauver longtemps.
      Tu as plusieurs solutions : changer de médecin pour trouver un gynéco qui accepte de te poser un stérilet (rdv sur le site gyn and co pour trouver près de chez toi),ou remettre des préservatifs. On se fiche pas mal du coté psychologique de la sainte horreur du préservatif, après tout c’est bien de ses couilles que viennent les spermatozoides qui vont vous offrir un enfant dont vous ne voulez visiblement pas hein ;). Donc va falloir penser à prendre ses responsabilités surtout entre deux! On est en 2019, on connait les risques sur la santé de ce cachet, je conçois que ce soit moins agréable, mais y’a un moment où il ne faut pas faire n’importe quoi, sinon tu cours à l’avortement, et crois en l’expérience de toutes celle passées par là : il n’y a aucun confort là dedans tant sur le plan physique que psychologique.
      J’ai l’air un peu rude dans mon message mais je trouve qu’il faut se responsabiliser. on sait comment arrivent les enfants, on sait comment s’en prémunir, alors on arrête les bêtises 😉 !

  • Quelle coincidence… Je te suis sur Insta pour tes photos culinaires et ce soir, je me retrouve sur ton blog à lire cet article sur l’arrêt de la pilule!!! Alors que je viens de prendre cette décision il y a 3 semaines environ… Je prends la pilule depuis l’age de 15 ans….toujours des très faiblement dosées… pas de règles depuis quelques mois voir années (mais comme c’est pratique on y voit que du positif…) Et il y a 3 mois, RDV gynéco et je lui dis que je n’ai plus mes règles et surtout que ma libido est vraiment merdique… J’ai l’impression de n’avoir jamais eu une libido très « énergique » mais là ça commence sérieusement à me peser donc j’en parle. Et là, elle me dit « ok on va en prendre une plus dosée ». Soit, je la prends depuis longtemps sans conséquences donc why not… Oui why not sauf que là, 2 mois de suite je choppe un bouton de fièvre pas possible au bout de 1 semaine de cycle…. sachant qu’habituellement je n’en ai que quand je suis au soleil et que clairement, décembre et janvier ne sont pas réputés pour être au max de l’ensoleillement…. :/ je me dis qu’il y a une coui*** dans le potage (désolée, l’arrêt de la pilule ne m’a pas rendue moins vulgaire) donc je décide d’arrêter. Et là, après même pas 3 semaines, ma libido est là!!!! Wouhou! C’est possible! Alors je me dis que c’est dans ma tête, que ce n’est pas possible un tel changement en si peu de temps, et bim je tombe sur ton article qui me conforte dans ma théorie! Maintenant, il nous reste à régler le problème de la contraception…parce que non, même à 33 ans passés, je ne veux pas d’enfant (il me semble que tu me comprends aussi sur ce point là 😉 ) et je ne pense pas réussir à avoir confiance dans la prise de température et écoute de son corps… donc ce sera préservatifs. Peut-être vais-je changer d’avis…. pour la symptothermie, pas pour la grossesse! J’ai même demandé à ma gyné si une ligature des trompes était envisageable mais bien sur, vu mon age, l’absence d’enfants, blablabla… elle m’a dit d’oublier! Bref, on ne peut pas encore faire ce que l’on veut de son corps et de son utérus en 2019!
    Désolée de m’être épanchée de la sorte mais tomber sur cet article était trop « surprenant » et réconfortant pour ne pas t’en faire part! Merci!!!

    • Coucou Méli!
      Merci pour ton expérience, je pense que c’est utile de partager nos déboires avec la pilule 🙂 ! Et je suis ravie pour toi que tu te sentes libérée de ce fardeau! Ca a été pour moi aussi une révélation, je ne voudrais pas faire marche arrière.
      Je te comprends tout à fait sur ton non désir d’enfant, et je pense que nous sommes là aussi à un moment charnière : les femmes commencent à être nombreuses à choisir de ne pas donner la vie et la médecine va devoir s’adapter. Sur ce sujet je sais qu’il existe des groupes facebook d’entraide et soutien, si le sujet t’intéresse sache que tu n’es pas seule et que tu peux être épaulée pour trouver quelqu’un.
      Pour la symptothermie il me semble que c’est la cerise sur le gâteau de la reconquête de notre corps : on nous fait croire par le biais de la pilule et de tous les autres moyens de contraception, que nous ne sommes pas maîtresses de notre fertilité et que quelque part, ça nous échappe aussi.
      Je ne sais pas si tu as lu l’article complet sur cette méthode (je te le conseille vivement pour te donner une bonne idée sur le sujet), mais il ne s’agit pas de « se connaître » mais bien de « s’observer » qui sont deux choses complètement différentes : dans un cas il s’agit d’un truc difficile à acquérir qui paraît aléatoire, dans l’autre on est sur des données fiable et palpables. La sympto, c’est ça : des données brutes, qui, mises bout à bout et interprétées ensemble, nous aident à nous repérer dans notre cycle.
      Je te souhaite longue vie, à toi, et à ton corps.
      Des bisous

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