J'ai testé pour vous Vie pratique

La symptothermie : contraception écologique et liberté féminine

J’ai décidé de tenir ma promesse et de vous écrire un article sur la symptothermie ou encore la méthode symptothermique.
Dans mon dernier article (très lu d’ailleurs) sur l’arrêt de la pilule je vous parlais de l’arrêt du cachet et donc de la nécessité de trouver une autre méthode de contraception.
Je ne saurais plus dire comment je suis tombée sur la symptothermie, le fait est que ça m’a tapé dans l’oeil.
Je précise qu’aujourd’hui, nous appellerons un chat, un chat. No shame, on va pas passer par quatre chemins.

La symptothermie

 

Mais qu’est ce que la symptothermie?

C’est une méthode dite d’observation des cycles. On se base sur deux variables pour appuyer ses observations :

  • La température (prise au réveil)
  • La glaire cervicale sécrétée par le col (fais pas cette tête de dégoût, c’est la nature Ginette <3 )

J’ai toujours pensé que notre corps était toujours à la même température et je n’ai jamais prêté jusque là beaucoup d’attention à ce que je nommais couramment mes pertes blanches.
Je te préviens, ça va changer à partir de maintenant pour toi aussi.

présentation de la symptothermie

 

Les mythes du cycle féminin

 

Au collège et au lycée, on t’initie vaguement à la fécondité et à la vie sexuelle (faut le dire vite, j’ai ce vague souvenir honteux d’une séance d’éducation sexuelle où personne osait causer dans la classe et regardait ses pompes avec un intervenant hyper glauque et un tableau noir).
Généralement tu apprends que le cycle de la femme fait toujours 28 jours, que tu ovules toujours 14 jours avant d’avoir tes règles.
Sache que ceci est faux et archi faux. Ca m’a longtemps stressée parce que j’étais mal réglée alors faisons vite tomber ce mythe pour les prochaines générations de jeunes filles. Y’a assez d’injonctions comme ça pour devoir en plus pondre des cycles lunaire obligatoirement.
On peut également mettre sur le banc des mauvais élèves l’idée qu’on ne peut pas tomber enceinte pendant ses règles.
Il existe une nuance très difficile à prendre en considération quand on ne s’observe pas : les saignements intermenstruels.
Parce qu’on peut saigner à cause de l’ovulation, ou même saigner sans qu’une ovulation se soit produite.
Du coup, par un malheureux hasard, en pensant qu’on a nos règles, on peut ovuler pendant ces saignements et donc être fécondée BOUM, en plein dans ce qu’on pensait être nos règles qui n’en sont pas.
Tout ça te paraît compliqué, mais la réalité, c’est qu’on a juste toujours voulu, comme dans bien des sujets encore, nous faire rentrer dans une case. Parce que les cases c’est sécurisant, personne vient les contredire, et que ça paraît simple. Sauf que comme on vient de le voir, c’est surtout une source d’erreur.

 

La vérité sur le cycle féminin

 

Ton cycle est à toi. Tu me copieras ça sur un tableau jusqu’à ce que les mots s’impriment là haut.
S’il est vrai qu’une partie des femmes qui s’observent se rangent sur les cycles de la lune, le reste des femmes joue selon ses propres règles (ahah quel jeu de mots de circonstance!).
Le début du cycle est marqué par les règles. Jusque là rien de savant. Le cycle se poursuit, on ovule (sans jour donné universellement, chacune selon son schéma), et selon sa santé hormonale et globale, on peut avoir ses règles aussi bien 5 jours que jusqu’à 12 à 14 jours après ladite ovulation.
On voit bien dans ces conditions que le mythe s’effrite.
Il est important de comprendre que des déséquilibres importants et des valeurs vraiment hors norme observés dans ces différentes phases sont généralement le reflet aussi bien de problèmes de santé (généraux ou hormonaux) que d’une mauvais hygiène de vie (stress, alcool, alimentation, rythme de vie épuisant etc…). Il est donc important de faire le lien entre notre cycle et notre manière de vivre et de remédier à ces gros déséquilibres qui doivent être pris au sérieux.

thermomètre à deux décimales nécessaire pour la symptothermie

Ce que la symptothermie nous apprend sur notre cycle

En observant la température et la glaire de notre col (voire notre col lui-même du bout du doigt (pas évident à la frontale n’est-ce pas?)), on peut savoir à quelle période du mois on se situe.
Attention, breaking news : nous ne sommes pas fertiles tout au long du cycle.
Ce qui veut dire que nous pouvons nous passer de contraception, tout bonnement et tout simplement, une fois la période de fertilité terminée (c’est à dire, une fois l’ovulation passée et avoir laissé le temps à l’ovocyte de réaliser que personne ne viendra le chercher (il survit environ 24 heures avant de se dire que ce sera pour une autre fois)).
Ca a été une révolution pour moi. N’y ayant jamais réfléchi je me sentais comme un incubateur à enfants prête à succomber au moindre spermatozoïde en mission du coin. Me voilà donc rassurée!
Encore une fois, les périodes fertiles et infertiles dépendent du cycle de chacune, mais sachez-le : la symptothermie vous offre des jours de complet relâchement mental : et ça tu vois, ça n’a pas de prix.

 

Comment fonctionne la symptothermie en pratique?

 

Pour pouvoir pratiquer la symptothermie il te faudra un thermomètre à deux décimales. Parce que non, tu ne vas pas passer de 36.2 à 37.8 non plus, tout se joue à quelques décimales près.
Le but est donc de prendre ses températures. Elles sont basses en début de cycle et montent ensuite au moment de l’ovulation, pour rester hautes jusqu’aux règles.
En parallèle, on observe sa glaire, qu’on appelle plus joliment en symptothermie l’elixir (t’aurais presque envie d’en boire (comme chez big fernand)).
Sa texture change au fil du mois, passant d’un liquide fertile, par un fluide presque similaire à de la cyprine, très fluide, transparent et étirable trèèèèès fertile pour emmener les spermatozoïdes telle une rivière bienfaisante jusqu’à l’ovocyte. Et enfin se changer en rivière aride et grumeleuse, qui fait barrière dans le col, et dit littéralement aux pauvres spermatozoïdes qui osent se pointer alors qu’ils sont à la bourre pour le spectacle « SHOW IS OVER LES MECS, vous rentrerez pas! ».
En parallèle, si la quantité d’elixir est trop faible ou pour avoir un contrôle de plus, on peut aussi se tâter le col de l’utérus. Les premières fois ça fait tout drôle, mais il faut aller tout au fond du vagin lui dire coucou avec deux doigts. Il est bas, dur et fermé très souvent, et il monte (si haut parfois qu’il est difficile de l’atteindre) et s’ouvre en ramollissant pour laisser passer les invités d’honneur en période de fertilité. Ensuite, la golden door ne s’ouvrira qu’en fin de mois, pour laisser la muqueuse utérine s’échapper sous la forme des règles. Simple comme bonjour finalement tout ça.*

bouquet de wax

La contraception en période fertile

Parce que si t’as bien suivi jusqu’ici, tu es fertile une partie du mois (plus ou moins importante selon ton degré de connaissance de toi-même et la longueur de tes cycles), et il va donc falloir songer à bien faire attention pendant ces périodes là.
Alors évidemment, le plus simple, c’est de ne pas se toucher du tout (ou alors seulement avec un bâton très long et de loin (mais ça va pas réchauffer beaucoup le lit les longues nuits d’hiver)). Je vais rien t’apprendre en disant que l’abstinence reste la méthode la plus efficace en guise de contraception, tant que la « fenêtre de fertilité » est ouverte.
Cette « fenêtre » à risque, c’est celle pendant laquelle tu es susceptible de tomber enceinte, que tu es fertile. Tout l’intérêt et l’art de la symptothermie, c’est d’apprendre à ouvrir et fermer cette fenêtre (ne cherche pas de poignée, tu n’en trouveras pas!) au moyen de tous les indices à notre disposition (col ouvert/fermé, élixir et sensations d’humidité ou de sécheresse dans le vagin, température haute ou basse etc…).

Le point info « on le dira jamais assez » : Le retrait comme contraceptif

Par contre je vais être plus que claire ici : LE RETRAIT, c’est à dire, quand monsieur rentre(peu importe combien de temps ni jusqu’où), c’est zéro pointé niveau contraception. Ce n’est tout bonnement pas considéré comme de la contraception d’ailleurs.
Théoriquement, je dis bien théoriquement, le liquide pré séminal qui lubrifie le tuyau pour que ça fasse piste de bobsleigh pour le sperme, ne contient pas de spermatozoïdes.
Sauf que, certains messieurs dysfonctionnent et balancent quelques vaillants à ce moment là. Le liquide pré séminal contient alors quelques combattants prêts à foncer droit au but : et si y’a pas de gardiens (le col fermé) devant les buts, c’est gagné.
De même, si le dernier rapport (seul ou à deux hein) remonte à peu de temps (moins de 24 heures semblerait-il), monsieur a peut-être encore des soldats coincés dans la cheminée prêts à attaquer la tourelle interdite.
Sans parler du fait qu’il existe ce qu’on appelle les micro éjaculations qui portent bien leur nom et surviennent sans crier gare.
Echec et mat pour le retrait. Même pour deux trois coups, laisse tomber, ça vaut pas le coup.

La vraie question :  La symptothermie est-elle une méthode fiable?

 

Il faut comprendre que la symptothermie, une fois maîtrisée (on donne généralement une période de 6 cycles pour se faire la main (et surtout l’œil)) est extrêmement sûre voire 100% sûre.
Là où ça se complique, c’est que souvent, les envies sont plus fortes autours de l’ovulation (logique, notre fonction reproductrice essaye de faire son job!), donc difficile de dire tout bonnement non. Ça peut effectivement être le moment d’explorer des recoins différents de la sexualité, mais une autre solution consiste à tout simplement utiliser une contraception faisant office de barrière.
Mécanique comme le préservatif (féminin ou masculin), éventuellement couplé à un spermicide, mais aussi le diaphragme, un petit embout à placer au fond du vagin (et qu’on peut conserver plusieurs heures avant, mais qui demande de consulter une sage femme pour valider la pose du dispositif). Ces méthodes dites barrière, sont moins sures que l’abstinence évidemment, et moins sures que la symptothermie au sens propre du terme (qui je le rappelle n’est qu’une méthode d’observation visant à connaître l’état de notre fertilité). Si le préservatif venait à craquer, ce ne serait pas vraiment la faute de la symtpothermie mais bien du préservatif : on savait qu’on était fertile, on a choisi d’avoir un rapport et de s’exposer au risque de la méthode barrière en question (pour consulter les indices de Pearl des différentes méthodes contraceptives, cliquez ici).
Le risque zéro n’existe pas, mais le fait est que le gros avantage de la symptothermie est de savoir quelle est la période ultra craignos du mois en terme de super fertilité et donc, de faire d’avantage attention.
Enfin, si jamais un accident de contraception se produit (ça peut arriver à tout le monde), la symptothermie permet de savoir précisément si l’accident se solde ou non par une grossesse : pour garder l’ovule fécondé, le corps conserve une température haute. On détecte alors toute grossesse, désirée ou non.

Disclamer : le point sur les autres méthodes naturelles d’observation

On entend souvent parler des autres méthodes aux noms variés, ne prenant en compte qu’une seule variable. J’ai moi-même observé depuis le début de mon utilisation que parfois, la température augmente mais que l’ovulation ne se pointe pas tout de suite. Si j’avais validé la fin de mes périodes de fertilité uniquement avec ce facteur, j’aurais fait fausse route.
Ce qui fait la force de la symtpothermie c’est le double contrôle elixir/températures. Si l’un fait défaut, l’autre vient te rappeler que nous ne sommes pas des machines.

L’honnêteté envers soi-même

 

Toute la méthode ne repose que sur toi et tes observations. De cette manière, il est plusieurs grands principes qui paraissent logiques mais qu’il n’est jamais mauvais de (se) répéter.
On ne trafique pas ses données. Ca a l’air évident, mais combien de fois j’ai lu « j’ai senti mon ovulation mais sympto l’a pas vue » « j’ai saigné donc j’en ai déduit que j’avais ovulé vers cette période et j’ai changé mes températures » »j’ai noté un rapport protégé mais j’ai utilisé le retrait ».
STOP.
Si tu veux te mentir à toi-même, la symptothermie est un mauvais choix. Elle fonctionne parce que tu te sens, avec ton partenaire, responsable de ta fertilité. On ne joue pas avec les valeurs, on ne suppose rien, on n’invente rien et on consigne tout.
On s’en tient aux choses tangibles : l’elixir et la température. Même si ça ne nous arrange pas forcément parce qu’on est en pleine période fertile pour notre week-end de la saint valentin. Oui, même ça.

 

Est-ce que la symptothermie est contraignante au quotidien?

 

Commencer la symptothermie demande de prendre de nouvelles habitudes et surtout de réapprendre a comprendre et interpréter son cycle. Il faut pour ça lire le manuel disponible GRATUITEMENT sur le site sympto.org (on te parlera de don mais tu peux refuser, ou donner pour soutenir la fondation et tout ce qu’elle met à disposition). Il te faudra le lire, patiemment, noter, parfois relire et comprendre. C’est vraiment une manière de te reconnecter complètement avec tes cycles et de ne plus être étrangère à tout ce qui se passe à l’intérieur.
Ensuite, on peut tout à fait choisir d’utiliser l’application éditée par sympto « sympto free » (en téléchargement gratuit sur les stores) pour rentrer ses données et ne pas avoir à faire certains calcul ou on peut fonctionner avec le format papier également, une fois pris en main ça ne demande pas plus de temps que l’application.
Pour se faire accompagner il est tout à fait possible d’opter pour un suivi avec une conseillère, qui vous accompagnera pour apprendre à interpréter votre cycle. Ce n’est pas obligatoire, vous pouvez agir seule si vous le préférez (ce qui a été mon cas).
En début de mois, et en période infertile, pas de température.  On a donc ces jours complètement libres qui viendront à se multiplier avec le temps et la connaissance de la méthode.
Le pli se prend très vite, et on gagne en rapidité avec le temps sur le check up nottament de son elixir pas toujours très facile à identifier au début. En gros, ça prend 5 minutes par jours à peine.

apprendre la symptothermie

La contraception du couple, et non plus de la femme.

 

Pour faire des bébés il faut être deux. Alors quand j’entends que MONSIEUR refuse le préservatif parce que ça le gonfle et qu’il demande à ce que madame prenne la pilule, moi c’est la colère qui me gonfle. Depuis quand on devrait être les seules emmerdées par la contraception déjà?
L’important c’est de bien définir ensemble quelle contraception on utilise pendant les périodes fertiles, et d’instaurer un dialogue autours de la méthode. Il convient donc que chacun des deux sache pertinemment de quoi il en retourne.
J’ai la grande fierté de vous annoncer donc que mon copain en connaît un rayon sur le cycle féminin (et il fait d’ailleurs sa propagande auprès de ses collègues de boulot) et qu’il sait toujours où j’en suis dans mon cycle. C’est devenu une conversation naturelle qu’on tape aussi bien en se couchant qu’en essuyant la vaisselle.
Si le préservatif est exclu du game pour vous (féminin ou masculin), il est hors de question de mettre votre sécurité contraceptive en danger. Il faut en parler. On parle de bébés, de vies à donner, on ne joue pas avec le feu si l’on ne veut pas des conséquences. Si vous êtes prêts à accepter ce qui vient (comme on dit dans le jargon), pourquoi ne pas prendre des risques de temps à autres, mais si l’idée d’un bébé vous révulse, pas la peine de tenter le retrait au dernier moment en croisant les doigts.
Il s’agit d’un 50/50 : tout le monde se charge de la bonne conduite : c’en est fini de l’idée que la contraception appartient aux femmes parce qu’elles portent les enfants.
Partager plaisir et devoir, c’est un deal équitable pas vrai?

 

Pourquoi choisir la symptothermie?

 

A vrai dire, c’est surtout pourquoi ne PAS choisir la symptothermie?
Beaucoup de femmes ont du mal avec l’idée d’aller chercher leur col avec leurs doigts, de regarder de près leurs glaires pour les identifier, mais ça fait partie de notre corps. A mon sens c’est une manière de dire merde aux injonctions à la con qui régissent la vie corporelle et sexuelle des femmes. C’est reprendre le pouvoir sur son corps et remettre la balance de l’égalité face à la contraception à zéro.
C’est un réel sentiment de soulagement de vraiment être en phase avec des choses aussi spontanées.
Cette méthode qui donne une vraie tranquillité d’esprit quand on a rejeté toute idée de prendre des hormones : C’est comme doubler l’efficacité des méthodes restant à disposition à mon sens car on sait si Oui ou Merde on peut tomber enceinte à l’instant T, ou même si on l’est.
Au niveau de la sexualité et du couple, c’est une grande complicité instaurée. On remet le couple au centre de la contraception, retirant ce fardeau unilatéral à un seul des deux. En période infertile, c’est le jackpot : Si vous avez un partenaire régulier (et après avoir bien appris la méthode, j’insiste fortement là dessus, pas de bêtises inconsidérées ni en méthode d’apprentissage ni en cas de doute), plus aucune contraception pendant une partie du cycle. C’est un argument qui fait poids.
Enfin, cette méthode d’observation utilisée ici comme contraception devient en un tour de main une méthode de conception ; en connaissant les jours les plus fertiles, on sait pile poil quand planifier les câlins gagnants ;-).
Evidemment, la méthode est écologique dans le sens où l’on n’a besoin que d’un thermomètre et éventuellement de son application (ou d’un morceau de papier) et qu’ensuite c’est terminé. Pas de cachet tous les mois (et donc pas de dépendance envers un médoc ni des laboratoires), moins de contraception jetable (pilules, préservatifs) et surtout plus d’hormones (qui te polluent toi et l’environnement, la pilule étant un perturbateur endocrinien de choix). Enfin si, les tiennes au naturel quoi.

Après ce long pavé sur la méthode, si certaines ont envie de s’y mettre, ou veulent s’y atteler, n’hésitez pas à me demander le nom du groupe sur lequel je suis et qui m’a bien aidée.
Lisez le manuel, foncez acheter un thermomètre et c’est parti.

J’en profite pour vous parler d’une association liée directement à la symptothermie et à la culture féminine qui l’accompagne, l’association « Ecologie du cycle féminin » qui vise à aider les femmes à s’informer sur la méthode, afin de restaurer un vrai dialogue autours du cycle féminin et d’une contraception respectueuse des cycles, du corps, du couple et de l’environnement. Elle vise à propager au mieux la connaissance de cette alternative auprès des femmes Et des hommes et se propose même de récupérer vos anciens contraceptifs. Je vous invite à vous rendre sur le site et éventuellement si la cause vous tient à cœur, de faire un don pour leur permettre de réaliser des actions en ce sens.
Je tiens d’ailleurs à remercier celle qui m’a aidée dans la relecture de cet article afin de ne pas vous raconter de bêtises 🙂 !

J’espère que vous n’êtes pas endormies, ou que vous n’avez pas fermé la fenêtre au bout de 300 mots.
Si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser, même si je pense avoir été exhaustive, j’imagine que nous ne sommes pas égales face aux questionnements soulevés.

Je vous laisse, j’vais dire bonjour à mon col.

Délia ♥

 

 

19 Commentaires

  • Coucou Délia,
    Merci pour cet article très complet et fort instructif. J’avais déjà entendu parler de cette méthode symptothermique mais j’avais vraiment l’impression qu’elle était un peu arbitraire et pas vraiment fiable. Tu m’as convaincue du contraire !
    Pour ma part je possède un DIU en cuivre depuis tout juste quatre ans que je tolère très bien et dont je trouve la méthode parfaite (absence d’hormone et plus besoin d’y penser). Toutefois il me semble que sa durée d’utilisation est de 5 ans (je devrai donc le changer l’année prochaine… normalement), or je ne compte pas en reposer un au cas où l’on déciderait de faire un mini-nous…
    Du coup, ta méthode (enfin ce n’est pas vraiment la tienne hein mais tu vois le truc ^^) pourrait bien m’être utile ! J’ai déjà l’habitude d’aller explorer mon col pour sentir les fils de mon stérilet (et c’est un truc que j’aime bien faire ahah. C’est d’ailleurs après la pose de mon stérilet que je suis partie à sa conquête, c’est plutôt une bonne chose) donc cette partie ne me posera pas trop de problème.
    Aussi, j’ai pourtant lu ton article avec attention mais… faut-il prendre sa température TOUS LES JOURS ?
    Merci beaucoup pour ton article, tu m’as donné envie de me pencher davantage sur cette méthode

    • Coucou Marine!
      Bon, ça veut dire que j’ai bien fait mon travail alors!! 😉 (je dis ça mais j’étais pas non plus trop rassurée avant de comprendre de quoi il était vraiment question).
      Haha, j’ai découvert mon col avec la symptothermie mais je dois dire que ça ne m’a pas perturbée plus que ça! Et finalement je trouve ça très bien, au moins je sais exactement si tout est normal avec ce contrôle.
      Alors je vais répondre précisément à ta question : Non!
      En fait, je ne voudrais pas faire de raccourcis car comme je l’ai dit les raccourcis sont néfastes donc quoi qu’il arrive, penche toi sur le manuel.
      Ce que je peux te dire avec certitude, c’est qu’à la fin des règles, il faut guetter certains signes (humidité dans le vagin, retour de l’élixir ou col qui s’ouvre) et reprendre les températures. Pour certaines, les règles ne sont pas encore terminées qu’il faut déjà prendre la température (au jour 6).
      Ca dure ensuite jusqu’à confirmer ton ovluation : chez certaines jusqu’au jour 10, et d’autres jusqu’au jour 26 ou 58. ce sera donc plus ou moins long selon les femmes. En gros avec mes cycles, je prends ma température seulement une moitié de mois. Je trouve ça confortable.
      Précisions importantes : trois orifices sont admis en sympto, l’anus, le vagin et la bouche.
      Autre précision : la régularité dans l’heure de prise et la quantité de sommeil influencent beaucoup les résultats chez certaines personnes, il faut aussi trouver son rythme de croisière à ce niveau là.

      Si tu as d’autres questions n’hésite pas 🙂

  • YES, super article ! Pratiquant moi même la symptothermie depuis quelques années je suis trop contente de voir qu’en ce moment on en parle un peu plus et on lui donne une (même toute petite) visibilité! Je trouve ton texte top car tu reprends vraiment tous les arguments qui m’ont convaincue : la sympto c’est très écologique et surtout OUI c’est très féministe. Ça oblige à parler de la contraception en couple (ce qui a été une grande nouveauté pour moi après des années de pilule et de stérilet) et à partager cette charge, ça redonne le pouvoir aux femmes (hé ouais, scoop, on a pas besoin de l’industrie pharmaceutique pour maitriser notre fécondité, on est fortes, on est puissantes !), ça apporte une grande connaissance de son corps et ça permet de mieux comprendre toutes les fluctuations que nous vivons mois après mois : humeur, boutons, libido, tout est lié ! Devoir s’observer, ça brise les tabous autour de l’intimité féminine. Personnellement je trouve ça insupportable de voir autant la glaire cervicale diabolisée partout : vite, des protèges-slips parfumés pour se sentir fraiche, le sexe des femmes EST SALE OK? Avec la sympto même pas peur de la glaire (et encore heureux !). On se rend compte que non, ça ne sent pas mauvais, ce n’est pas répugnant, bref, c’est normal.
    Et puis comme tu dis, ce qui est cool avec la sympto, c’est que ça marche aussi dans l’autre sens 🙂 Quand avec mon mari on a voulu un bébé, on a tout de suite su quels étaient les meilleurs jours pour les galipettes et petit bébé s’est installé dès le premier cycle (bon évidemment il y a un gros facteur chance aussi, mais je pense que tellement de couples pourraient raccourcir leurs essais en faisant du sexe au bon moment !). Et grâce à l’observation de ma température qui restait haute, j’ai su hyper vite que ça avait marché !
    Et puis bon, en général les gens rétorquent toujours que c’est super contraignant mais entre prendre sa température tous les matins et prendre un cachet tous les soirs… Moi j’ai testé pas mal de méthodes (DIU cuivre, pilule, capotes) et je peux clairement affirmer que c’est la sympto que je préfère !

    • Coucou collègue de symptothermie!

      Je trouvais ça important de mettre en avant tous les avantages qui m’ont moi-même convaincue. Je pratique depuis peu mais je m’informe depuis très longtemps et je trouve ça passionnant.
      Effectivement constater qu’il y a une corrélation entre des choses qu’on aurait jamais reliées à notre cycle, et ledit cycle, c’est quelque chose!
      De même, sans te parler des règles bleues dans les pubs, du fait que la cup est regardée avec dégoût par une partie des femmes qui vivent dans la honte de leur propre corps … Je suis convaincue qu’il est de notre devoir d’informer la terre entière qu’on vit beaucoup mieux une fois tout ces tabous mis sur la table comme des sujets classiques.
      Et oui, changer d’avis c’est pas aussi simple avec toutes les méthodes de contraception pas vrai? 😉 Entre les dispositifs hormonaux où il faut attendre des mois avant de retrouver un cycle et le stérilet qu’il faut faire retirer, la symptothermie reste un vrai atout!
      J’ai aussi souvent cet argument dans les conversations que je lance sur le sujet. Je ne mens pas en disant que la lecture du manuel est une balade de santé et que je l’ai dévoré, mais au quotidien ça prend vraiment peu de temps et c’est un vrai plaisir de savoir où on en est, si bien que ce n’est pas une contrainte. Mais à l’ère du tout, tout de suite, la pilule a encore quelques jours heureux devant elle, pas de manuel à lire 😉
      Je n’ai eu que la pilule avant, mais je n’ai pas eu envie de me faire poser un DIU cuivre même si ma SF était d’accord. Fini pour l’instant les intrusions 🙂

  • Très intéressant (et parfois drôle) cet article. Ayant arrêté la pilule il y a 2 ans (déjà!), je ne m’étais pas penchée sur une autre méthode de contraception (autre que le préservatif). Du coup, je pense sérieusement étudier la question de la symptothermie. Merci pour cet article !

  • Hey ! Il était vraiment chouette cet article, j’ai appris plein plein de choses, et ça me donne envie de m’y intéresser de près 🙂
    Tu m’as convaincue ! (Bon, j’ai arrêté la pilule suite à la lecture de ton article sur le sujet… je pense que tu as un fort pouvoir de persuasion ahah!)

    Merci 💛

    • Coucou Manon!
      Merci pour ton retour, ça a été un article vraiment prenant pour moi, j’y ai mis beaucoup de temps et d’application, je voulais qu’il soit vraiment complet et je suis contente s’il a parlé à quelques unes!
      J’espère que tu y trouveras toi aussi ton compte, c’est vraiment une méthode très enrichissante, je me demande comme j’ai fait pour vivre dans l’ignorance complète de mes cycles avant 🙂
      Haha, contente de lire que mes arguments tiennent la route ! Comment s’est passé ton arrêt depuis?

      Bonne journée à toi 🙂

      • Merci pour ton partage d’experience, ton article était très bien fait, on voit que tu y as mis du cœur ! 🙂
        Pour ma part, l’arrêt de la pilule se passe bien, même si pour l’instant, je ne vois pas trop de changements… affaire à suivre 😉
        Belle journée à toi ! 🙂

  • Et pour augmenter la fiabilité on peut aussi se former ! il existe plusieurs méthodes en France (MAO, Sensiplan, Symptotherm, indices combinés…) privilégiez les rencontres avec des formatrices près de chez vous, vous verrez : vous n’êtes pas seule !!!
    Si ça n’est vraiment pas possible, il existe aussi des formations à distance ! Vive le cycle naturel <3

  • Quel plaisir de découvrir ton blog suite à un de tes postes sur FB ! Et de découvrir qu’en plus tu pratiques la symptothermie 😀
    C’est une méthode de contraception qui me tient à coeur et je me souviens à quel point j’étais perdue en me lançant. Je ne savais pas du tout comment ça fonctionnait et les informations trouvées sur le net n’étaient pas toujours très claires ou bien structurées (puis même s’il existe le manuel de la Fondation Sympthothermique, quand on est débutante, il faut avouer qu’il fait peur ce vieux pdf trouvé sur un site qui semble dater des années 90)
    Bref. Merci beaucoup pour ton article <3 Il a le mérite de raconter ton expérience tout en étant clair et objectif !

    • Coucou Cléa!
      Bienvenue à toi alors (je ne sais pas de quel groupe tu viens, mais j’ose imaginer qu’il s’agit de nourriture haha).
      J’avoue que les débuts ne sont pas des plus simples en comparaison à un cachet à prendre par exemple, mais ça vaut mille fois le coup !
      Heuu puis bonjour le jugement dans l’ancienne version, c’était vraiment limite :p
      Merci pour ton avis sur cet article qui me tenait beaucoup à coeur. J’espère que certaines seront rassurées ou confortées en me lisant!!
      A bientôt 🙂

  • Petit élément, dont tu ne parles pas, mais qui est pourtant crucial… J’imagine que ça doit varier selon les femmes, mais la période d’abstinence, elle dure combien de temps ?

    P.S.: Super article, merci pour cette vision du partenaire qui doit s’impliquer dans la contraception. ENFIN !

    • Je ne pratique pas l’abstinence, et bon nombre de symptothermicienne non plus. C’est un choix personnel 🙂 . Quoi qu’il arrive, si tu débutes, tu devras te protéger/faire asbtinence en continu le temps de bien maîtriser les données de ton cyclogramme (généralement conseillé sur 6 cycles, ça peut être plus ou moins, mais mieux vaut ne pas jouer avec le feu!). Ayant une phase avant ovulation longue, j’ai à peu près la moitié de mon cycle en infertilité, parfois moins.
      Quoi qu’il arrive c’est tout de même plus sympa que de se penser fertile tout le temps 🙂
      Je t’invite à lire le manuel sympto si tu souhaites t’informer, tout raccourci risque d’être source d’erreur (et c’est tout ce que je souhaite éviter pour ne pas faire courir de risque contraceptif à qui que ce soit 🙂 ), et de toute manière, nous sommes toutes différentes : selon certains dérèglements hormonal, il y a des femmes qui n’ont presque pas de périodes infertiles.
      Merci en tout cas pour ton retour!
      Et oui, je pense qu’en 2018, faut pas déconner, on doit pouvoir faire agir la parité dans ce domaine 😉

  • Je suis une vieille de 75 ans, TOUTES les contraceptions j’ai testées !!!
    Parler dans un commentaire des années 90 comme anti diluviennes ça me hérisse fortement…
    J’ai grandement l’âge de vos grand-mères avec ce que cela représente de galères anti-bébés pour ma génération et les précédentes.
    Hyper fertile,à 40 ans, basta, je prends ma liberté et abandonne mes trompes!!!
    Pas par cliptage mais ablation, ouf enfin!!!
    Stérilisée et ménopausée ça c’est dû sûr !!!!
    Courage jeunes femmes et jeunes filles, pour moi la contraception appartient aux Femmes rien qu’à Elles .

    • Haha, pour moi aussi ça me paraît loin 90, pourtant j’y suis née :p !
      Ma mamie avait votre âge quand je suis arrivée au monde, à mon avis elle a aussi connu bien des galères au niveau contraceptif …
      Les médecins peinent à laisser ce choix aux femmes, cette solution n’est proposée qu’en dernier recours et une fois un âge minimum « psychologiue » passé (alors que théoriquement RIEN n’interdit d’y avoir recours avant).
      A présent, je pense que nous avons le choix (tant de méthodes différentes de contraception, avec ou sans hormones!), à nous de l’affirmer et de le prendre.
      Merci pour cet avis éclairé à la chandelle d’un période moins facile en terme de contraception … 🙂 !

  • Je ne te cache pas que le terme symptothermie m’a un peu fait peur quand j’ai lu le titre de ton billet. J’ai déjà entendu parler de cette méthode et en te lisant je me rends compte que l’on me l’avait expliqué de travers. Merci pour ces éclaircissements.

Commenter

En publiant ce commentaire, vous autorisez la collecte de vos informations (adresse e mail et IP) qui ne seront utilisés qu'à cette fin précise. Pour plus d'informations sur la collecte de données consultez mes mentions légales.