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Landmade : Ustensiles durables et sains pour cuisiner

*Création de contenu pour Landmade

Aujourd’hui on va ouvrir un gros point matériel avec un article sur la cuisson Inox et le couteau que j’utilise au quotidien pour (presque) tout ! Difficile de parler cuisine sans parler de matériel, et même si je dissémine régulièrement des conseils au fil des recettes, comme le petit poucet, il est rare que je m’y arrête vraiment.
C’est avec Landmade que je vous propose aujourd’hui un focus sur 3 de leurs produits qui me semblent des indispensables pour cuisiner des centaines de plats.

Si vous n’avez jamais entendu parler d’eux, Landmade est une boutique en ligne d’objets durables pour la maison. Ce sont des partenaires de longue date, je vous en parlais dans un premier article de présentation générale, puis dans un article sur leur partie d’épicerie fine (et la meilleure sauce tomate du monde).
Les liens de cet article sont affiliés : chaque fois que vous passez une commande en ayant cliqué ici, je touche un pourcentage.

Ustensiles durables Landmade

L’inox en cuisine

L’inox ou acier inoxydable est un alliage d’acier (fer + carbone, et là tu te dis « ouloulou, l’espèce de grand tableau de physique là, c’était pas des blagues ») avec d’autres éléments, comme le nickel, le chrome, le titane, qui assurent une bonne résistance physique et thermique.
La proportion communément admise pour un matériau robuste, non sensible à la corrosion et aux hautes température, mais qui ne brisera pas comme du verre au moindre choc, est le 18/10 : 18% de chrome et 10% de nickel.
A noter tout de même, il existe plusieurs variantes, mais qui n’ont pas toutes les mêmes propriétés, même s’il va sans dire que l’allergie au nickel doit être questionnée avant de cuire avec de l’inox : avant de faire des recherches pour cet article, je n’y aurais même pas songé, je trouvais ça intéressant de mentionner le sujet.

Les différents types de fonds

Doudou s’était acheté il y a quelques années une sauteuse de la marque Debuyer, qui propose des produits de très bonne facture. J’ai demandé à avoir un produit de la même marque (et ai reçu un wok qui n’est plus en ligne mais de la gamme DeBuyer), possédant un fond différent pour faire ma petite comparaison.
Pour note, je l’ai reçue il y a quelques mois déjà, et l’utilise quotidiennement ! Celle de doudou a déjà 3 ans ou presque, d’où l’état de « culottage » du dessous.

Pour bien faire la part des choses et comprendre l’intérêt, il existe deux types de fonds pour l’inox :

  • Les fonds rapportés : comme leur nom l’indique, ils sont ajouté « en plus » et sont faciles à repérer à l’oeil nu. On voit une jonction, le fond paraît se détacher du reste de la casserole/poêle. La poêle va être très conductrice à l’endroit de cet ajout mais la chaleur aura plus de mal à se répartir sur les bords.
  • Le fond multicouche : à l’oeil nu on ne perçoit pas de différence de niveau, tout le fond est uniformément lisse. De fait, comme cette couche d’aluminium conductrice emprisonnée entre deux couches d’inox est présente partout, l’épaisseur est plus présente.

Au niveau visuel déjà, c’est une courbe douce et lisse, sans commune mesure.
Pour ce qui est de l’entretien, je trouve la version à fond rapporté beaucoup moins facile à nettoyer : les replis du fond rapporté ont tendance à prendre le gras, qui va ensuite cuire au fur et à mesure des lavages. Difficile ensuite de le récupérer !
Au niveau de l’utilisation, le fond rapporté de doudou est légèrement bombé au centre : pour faire cuire des produits à saisir, au moment de mettre la matière grasse, c’est légèrement embêtant car tout file dans les bords, qui ne contiennent pas les éléments !

Je comprends donc assez bien l’attrait marqué pour les fonds multicouche, même si à l’usage, la différence n’est pas forcément flagrante selon vos utilisations.

Quelle utilisation pour l’inox ?

Pour avoir testé à peu près tous les matériaux, je dois dire que l’inox est celui qui est le plus simple d’utilisation : il ne rouille pas, ne pèse pas lourd, et accepte presque toutes les besognes qu’on peut lui proposer.
En prime, il est totalement inerte en termes de santé, facile à entretenir dans le sens où il n’y a pas d’histoire de culottage, de nettoyage sans rayer, ou sans produit vaisselle pour éviter de défoncer le culottage. C’est vraiment pour moi le truc à avoir dans son placard et qui ne prend pas une ride.

Pour autant, je préfère réserver l’inox aux utilisations suivantes :

  • Cuisson des féculents et légumineuses
  • Plats mijotés

J’ai lu partout en faisant mes recherches que j’avais totalement ignoré un facteur : il faut faire chauffer l’inox avant de l’utiliser, et faire le « test de la goutte d’eau ». Quand le matériau est prêt à saisir, les gouttes doivent rester sous forme de gouttes à la surface qui roulent, et non qui s’évaporent.
Mais pour ce qui est de dorer, je dois admettre que je n’ai pas le coup de main et je préfère volontiers utiliser quelque chose de moins sain, avec revêtement, car je n’ai jamais réussi à ne pas faire adhérer certains produits dans l’inox.
J’ai eu beau essayer quelques fois après vous avoir rédigé l’article, je n’ai pas réussi à obtenir le même résultat qu’avec mes poêles spéciales « trucs dorés ».

Au niveau de la contenance, je vous conseille d’aller voir en magasin pour vous faire une idée du volume et aussi d’anticiper vos besoins : on s’est récemment mis à essayer de cuisiner pour plusieurs repas et je trouve la contenance un peu juste pour réussir à cuisiner en quantité ! Pour note, j’ai celle de 24 cm de diamètre en version wok !

L’inox est compatible tout feux donc l’induction également.

La seule comparaison avec l’inox plus ancien que j’aie est notre batterie achetée chez le géant nordique, qui est encore comme au premier jour malgré les kilos de pâtes, riz, et lentilles cuits dedans. Leur seul défaut étant d’avoir pour le coup des fonds trop fins pour ne pas tout brûler quand c’est plus délicat, donc vivement que j’en achète de meilleure qualité avec des fonds rapportés ou multicouche comme les deux produits présentés !

Wok en inox Debuyer

Couteau et affutage

Au delà de la cuisson, je pense qu’on pense trop souvent (à tort) qu’on peut utiliser n’importe quel couteau pour découper et que ça ne change pas grand chose.

Je vous en parlais déjà dans mon précédent article : je possède un couteau de la marque Robert Herder, une coutellerie Allemande, basée à Solingen (quand je dis ça, on dirait que j’y suis allée passer des vacances). C’est une coutellerie qui fabrique de très beaux produits, les matériaux sont choisis avec soin, le savoir-faire, en partie manuel, se sent dans la finition impeccable du produit.
La lame est en inox, le manche en bois de chêne, la forme du manche, la répartition du poids du couteau et son confort d’utilisation en font un de mes objets favoris dans ma cuisine.
C’est simple, il sert tous les jours, sans exception. Pas de repos pour les braves couteaux !

Bichonner ses couteaux : utilisation

Un couteau de ce genre ne demande pas beaucoup d’entretien, mais il demande quand même d’éviter quelques écueils.
Pour commencer, on coupe sur du tendre, et pas sur un plan de travail dur en pierre ou une assiette : meilleur moyen pour abîmer sa lame, l’émousser et la rendre moins efficace très rapidement.

Je fais une petite parenthèse sur le matériau de la planche à découper : le plastique n’a évidemment pas ma préférence ! Déjà, les planches en plastique ont tendance à rapidement s’abîmer, et rapidement les petits bouts peuvent finir dans la nourriture. Quand on sait la quantité qu’on ingère déjà bien malgré nous par an, ce serait dommage !
Ensuite, le plastique est imperméable. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’eau et les éléments qui pénètrent dans le bois vont moins proliférer que dans le plastique.
En prime, les planches en plastique c’est moche.
Voilà, merci d’être venu.es à ma conférence.

Afin de conserver le manche du couteau, on évitera de le faire tremper. Le bois qui trempe gonfle, et le bois qui gonfle finit souvent par craquer. Je rince la lame, je la lave puis je le sèche. Enfin surtout au début, maintenant je le lave comme les autres couteaux avec un manche en bois : pas de lave-vaisselle et pas de trempage prolongé ! Il n’a pas perdu de sa superbe, je vous laisse le constater.

Couteau Allemand et pierre d'affutage des Pyrénées

Entretien des couteaux : la pierre à aiguiser

Pour conserver son tranchant, j’ai reçu cette fois-ci une pierre à aiguiser. Pour les couteaux, je vous conseille vraiment de ne pas faire l’économie d’un couteau qui tranche bien. Instinctivement, on a tendance à se dire « c’est dangereux d’utiliser un couteau tranchant » sauf qu’un couteau qui coupe mal, c’est un couteau sur lequel on va forcer, qui va risquer de glisser et qui risque aussi de nous trancher un doigt au passage sur des aliments comme, au hasard et très simple, l’oignon ! Ce truc là glisse plus qu’une piste de bobsleigh.

La pierre naturelle des Pyrénées est un outil basique à toujours avoir dans sa cuisine. Histoire de ne pas raconter trop de bêtises, je me suis farci pas mal de vidéos et articles sur le sujet, et il semblerait que ce soit un très bon outil d’aiguisage débutant pour éviter de faire trop d’erreurs tout en maintenant la qualité de coupe de ses ustensiles.


Quelques grandes leçons retenues des différents contenus étudiés :

  • Ne pas y aller comme si on savait le faire : en regardant les vidéos, ça va doucement, l’aiguisage, loin de l’idée qu’on s’en fait avec des gestes très rapides !
  • Faire attention à l’angle : on peut sérieusement déglinguer son couteau et son tranchant si on l’oriente mal par rapport à la pierre.
  • Aiguiser régulièrement ses couteaux : plus on le fait régulièrement, et moins on aura à rectifier des grosses irrégularités et y passer du temps.
  • Eviter les matériaux trop durs qui ont tendance à ne pas pardonner en cas d’erreur (et des erreurs on en fait quand on débute) : notre pierre est de dureté médium et permet donc un aiguisage simple.
  • S’entraîner : Il faut quelques essais et donc quelques mois pour vraiment maîtriser son geste et « faire » ses couteaux, notamment à son angle d’aiguisage qui est parfois différent de l’angles initial avec lequel le couteau est aiguisé.

La pierre s’utilise visiblement sèche ou humide, mais de mon côté, je l’utilise surtout sèche, au moment de cuisiner (les puristes en PLS) car je réalise souvent à ce moment-là que ma lame manque de tranchant.
L’idéal est de l’utiliser humide car les résidus créés par l’aiguisage forment une pâte qui aide à polir la lame.

Aiguisage des couteaux à la pierre

Quoi qu’il en soit de vos choix, pensez à bien bichonner vos couteaux ! Pour ma part j’ai totalement abandonné le fusil que j’avais chez moi qui me semble totalement inadapté et très abîmé (et qui risque donc de franchement dégrader ma lame), au profit de cette pierre, qui a une forme légèrement arrondie.

Je réalise qu’à l’écriture de cet article en amont de sa publication, j’ai appris beaucoup de choses sur ces produits que j’utilise pourtant au quotidien.
Bêtement, je n’avais pas pris le temps de bien me renseigner et de les utiliser au maximum de leur potentiel.
J’espère que cet article vous aura apporté de la curiosité et des informations précieuses sur ces ustensiles somme toute assez simples et usuels, mais qui sont indispensables !

2 Commentaires

  • Article bien détaillé, je sais maintenant faire la différence fond rapporté et multicouche 🙏. J’ai bien aimé la conférence planche en plastique ☺️

    • Haha, merci !
      On ne s’imagine pas toutes les subtilités du matériel qu’on utilise quotidiennement tant qu’on ne met pas sérieusement le nez dedans, je suis contente si j’ai pu t’apporter quelque chose 🙂

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