Photographie Reconversion pâtisserie

Auto-entreprise 2 ans après : alors, heureuse?

Je sais que beaucoup d’entre-vous sont nouveaux par ici quand je vois que certains ne sont même pas au courant que j’étais pâtissière avant. Moi ça me paraît tellement évident que je ne pense plus à rien préciser, mais je vais vous faire un bref récapitulatif avant de vous parler de mon expérience actuelle d’auto entreprise en tant que « blogueuse ». Parce que je suis sure que vous mourrez d’envie de savoir si je nage dans les colis de marque ou mes billets, grâce à ma gloire internationale reconnue mondialement.

Photographie auto portrait
Moi, en train de veiller sur la petite fleur qu’est mon auto-entreprise

Previously dans « Délia a des vers au cul dans la vie professionnelle »

*Bruitage de cassette qui rembobine très vite*
L’aventure commence après une licencre pro en ressources humaines, mais en fait non, pas envie. Une année d’intérim plus tard elle finance son rêve : devenir pâtissière! Elle passe alors son CAP pâtisserie et puis sa mention complémentaire en pâtisserie!
S’en suivent alors quatre belles années qui se soldent pas la fin de son rêve : la pâtisserie c’est pas si cool en fait. Pour retrouver toutes ses aventures dans la saison 2 et 3, rendez-vous dans son article sur sa fin de reconversion professionnelle.
Tout ceci nous amène à la saison passée : la genèse et la naissance de son bébé entreprise, dans le tumulte de l’incertitude.

Photographie de fleurs

Bilan de première année d’auto entreprise : l’histoire d’un bateau qui a un trou dans la coque.

Je vous avais laissés sur une note un peu en demi teinte de gris, mi figue, mi raisin sec. L’entreprise était lancée, mais elle ne fonctionnait pas des masses. J’étais encore remplie de doutes, environ jusqu’au bord, prête à déborder de découragement à la moindre déconvenue.
Le destin est assez taquin, car c’est juste après la rédaction de cet article que j’ai commencé à avoir du boulot, en plein milieu de l’été, alors que tout le monde me disait que j’allais claquer d’ennui. A deux doigts de la crise de nerfs, je pense que le dieu des auto-entrepreneurs a du sentir que j’allais pas survivre à un été de plus à attendre et m’a envoyé des missions divines.

Photographie de mariage Charente maritime
Jolie photo d’une amie mais aussi entrepeneuse florale : L’adélie catesse

Deuxième année d’auto-entreprise : ou comment colmater la brèche dans la coque du bateau qui coule?

Mon bébé d’auto-entreprise est aidé, encore et toujours par Pôle emploi et l’aide à la création d’entreprise. J’ai l’impression qu’il est intubé sous assistance respiratoire et que quand ça va il respire mais que si à un moment donné ça merdouille quelque part, hop, c’est bon on est sauvés.
Je suis fière de dire que depuis Juillet de l’année dernière, j’ai toujours eu plus ou moins un smic qui est rentré dans mes caisses, ce qui est déjà un plus sachant que j’ai déclaré moins de 10 000 € de chiffre d’affaire l’année dernière.

Au début c’est très angoissant de vraiment travailler : on a le sentiment d’usurper totalement sa place. J’ai beau avoir toujours bénéficié de conseils extraordinaires (notamment de la part de Sandra de Cuisine Addict entre autre qui m’a beaucoup épaulée sur les aspects légaux/tarifaires et que je remercie grandement), j’avais l’impression d’être ce prince de 4 ans qui se retrouve avec couronne et 500 sujets à traiter alors qu’il sait à peine marcher.
C’est un peu comme tout j’imagine, la première fois que j’ai enfilé mon pantalon pied de poule en pâtisserie, je me suis sentie déguisée, et au bout de 3 ans c’était devenu une seconde peau qui me donnait le super pouvoir de bouger mon corps de mon lit à 4 heures du matin.
Le fait est qu’il n’y ait pas eu de transition douce entre une totale inactivité ponctuée de très peu de contrats à « COUCOU c’est le feu au lac, tu vas te tuer à la tâche » avec plusieurs boulots qui s’enchaînaient n’a surement pas été une aide dans ce sentiment.

Je ne saurai jamais si c’est mon audience qui a augmenté, si c’est grâce à mon réseau développé (notamment sur linkedin qui est quand même plus professionnel), si c’est l’alignement des planètes ou le sens du vent. En tout cas j’ai eu la chance de toujours trouver des partenaires avec qui travailler sur des projets vraiment cools!
Au fil du temps j’ai aussi affirmé ma manière de travailler. J’avais beau savoir dès le début que je ne voulais pas accepter certaines choses dans la partie « influence » qui fait partie de mon travail, j’avais du mal à prendre la parole comme si j’avais la moindre idée de ce que je faisais.

Il est resté en tout cas très important pour moi de continuer à m’entourer de belles personnes, de créativité et de soutien. Elles se reconnaîtront, pour sûr, mais je vous le redis pour cette deuxième année : faire partie d’un groupe, partager ses angoisses, doutes, joies, avancées, discuter, c’est faire évoluer aussi son projet!

Gagner sa vie en tant que blogueuse : Eldorado ou réalité?

Je vais commencer par vous dire qu’on se méprend souvent sur ‘blogueuse » (parce qu’il y a autant de profils que de personnes) et qu’il faut éviter de mettre tous ses oeufs dans le même panier. L’idée c’est de diversifier ses sources de revenus pour éviter de couler si la seule et unique source vient à se tarir.
De fait, je ne suis pas encore la meilleure élève dans le sujet, mais j’ai au moins 3 choses distinctes maintenant qui me permettent de gagner ma vie :

  1. Les partenariats de type « influence » : où je vends donc mes compétences de création de contenu pour les partager sur mon blog ou sur mes réseaux sociaux. C’est ma partie la plus développée, et celle qui me fait actuellement vivre le plus.
  2. Le travail en marque blanche : où je réalise du contenu pour des marques sans y apposer mon nom ou le partager avec mes lecteurs. Le client a besoin d’un visuel/recette, je lui fournis pour sa communication.
  3. La publicité : elle a fait son apparition sur le blog un peu avant noël, et même si elle ne me permet pas de gagner des mille et des cents (oui bonjour, 1870 à l’appareil), c’est toujours ça de pris pour payer le fonctionnement courant du blog.

J’envisage comme beaucoup d’entre-vous le savent, de mettre en vent un ebook sur la pâtisserie vegan (qui est en préparation), en plus de ces trois sources de revenus, afin de diversifier un peu plus les paniers où ranger mes œufs.
De même, j’aimerais bien creuser l’idée de l’affiliation, mais je n’ai pas pris le temps de le faire!
Enfin, j’aimerais beaucoup travailler sur du community management, même si pour le moment je n’ai eu aucune proposition en ce sens.

Ce qui est certain c’est que pour le moment je réussis donc, en respectant mes tarifs (respectueux de mon travail et de mon activité sans me dire « si j’accepte à ce prix, c’est sûr ils prendront plus cher la prochaine fois » parce que spoiler alert, non) à me payer presque un smic net par mois, et ça va en s’arrangeant. Je ne pensais pas ressentir autant de soulagement à gagner 1200€ par mois les gars, mais on y est.

Photographe culinaire charente maritime
La cerise sur le gâteau? Réussir à se payer!

Toutes ces choses qui se sont passées pendant ma deuxième année freelance et dont je suis très fière.

Déjà, j’ai gagné de l’argent. Ca paraît fou hein, mais franchement les euros que tu gagnes à la sueur de ton front après t’être fait des cheveux blancs de stress, ils ont vraiment pas la même saveur que ceux du salariat (même si je n’y ai pas goûté tant que ça!). C’est un peu comme la première fraise de la saison : elle a meilleur goût, elle est plus sucrée, elle sent meilleur. La première fois que t’as 100€ t’es comme une puce au salon de la moquette.
Quand t’arrives à 500 € tu danses nue chez toi.
Et quand tu finis par rentrer un salaire correct tu es à deux doigts de défaillir de bonheur.
Ca y est : tu gagnes ta vie grâce à ton travail de A à Z.

Pendant cette deuxième année, j’ai travaillé pour des marques que j’aime beaucoup et ça c’est vraiment le must. Des clients avec lesquels ça se passe très bien, qui font confiance à mon travail, avec qui les échanges sont honnêtes et limpides.

J’ai fini par oser demander mon vrai tarif sans flipper en envoyant les devis : celui qui me permettra de pérenniser mon activité, et celui aussi de toutes les autres personnes qui font ça pour vivre. En prenant en compte ma situation à moi, en considérant mon travail fourni et en valorisant mes compétences. Et je vous jure c’était pas gagné au début. C’est très difficile de comptabiliser réellement tout ce que ça implique quand on est freelance : charges, frais divers, estimation de la valeur de son travail, du temps passé, du matériel utilisé … On a vite fait de tirer ses prix vers le bas et de devoir multiplier les contrats pour s’en sortir. C’est un choix que je préfère ne pas faire car il n’incite pas à tirer les prix vers le haut, ni à valoriser notre travail à nous, créateurs de contenu. Je préfère travailler peu, mais bien, plutôt que de devoir enchaîner les sponsorisations et inonder totalement les lecteurs de contenu de marque.

Il y a eu mes premiers cours en présentiel, où je me suis vraiment dépassée, mais aussi un atelier autour des fromages végétaux. Deux choses qui sont pour moi très difficiles sachant que je suis une nana stressée comme tout. Hyper à l’aise socialement mais toujours super angoissée par les trucs qui nécessitent une présentation devant un groupe de personnes. Une fois ces deux sessions passées j’avais l’impression que je pouvais vraiment tout faire et ça m’a donné de la force pour le reste.

Le téléphone est devenu un pote : j’ai toujours détesté ça, mais sincèrement, j’ai vaincu ma peur de décrocher, et il m’arrive même de me surprendre à dire « vazi, je vais téléphoner ça ira plus vite » devant les yeux ronds comme des mandarines de doudou.

J’ai commencé et continue depuis, à travailler avec la presse, et plus précisément le magazine Esprit Veggie. J’ai même fait une Une, et c’était je dois l’avouer, une grosse fierté de voir mon travail sur papier ET d’autant plus en couverture.

Avec bonheur, j’ai réalisé un shooting d’inspiration mariage. Je ne vous en avais pas parlé l’année dernière, mais je pense que ça m’a ouvert des portes pour éventuellement photographier autre chose que de la bouffe et réaliser que j’avais des vraies compétences en photographie. Même si ce n’est pas forcément mon sujet de prédilection j’ai pris beaucoup de plaisir à photographier et mettre en scène les magnifiques créations florales de l’Adélie catesse, qui fleurira toutes vos envies. Un petit bout de meuf qui dépasse le haut de mon portail seulement avec son chignon mais qui fait un travail merveilleux.
Ci-dessous quelques photos de cette fée florale dans son milieu naturel au milieu de son atelier plein de charme.

J’ai également été très fière de réussir à négocier. Clairement je n’ai pas le marchandage de tapis dans le sang, et j’étais très mal à l’aise sur la négociation au tout début de mon activité. Au fil du temps j’ai appris à tourner les choses plus sereinement, à communiquer de manière plus efficace. On en parle très peu dans les articles sur le sujet de l’entrepreneuriat, mais la communication est une vraie compétence, et elle est quand même rudement difficile à mettre en oeuvre dans ce genre d’échanges toujours un peu « conflictuels » ou tout du moins où chacun a ses positions à défendre. C’est donc une grosse victoire pour moi de réussir à mettre de la distance, mais aussi à rester diplomate face aux personnes qui ne respectent visiblement pas mon travail et pensent que je suis à leur service pour parler de leurs produits contre … rien.

Enfin, la grosse fierté c’est d’avoir mis par terre mon sentiment d’illégitimité. Maintenant je ne me demande plus si je peux le faire ou pas, je le fais. J’ai gagné en une année la confiance en soi d’une vie, et j’ai l’impression de tellement mieux respirer dans tous les interstices de ma vie que même si demain je ferme mon entreprise, j’aurai gagné un truc inestimable.


Etre freelance : ce que ça a changé dans ma vie

Parce que ça faisait plus classe comme titre que « bon bah je suis en pyjama chez moi toute la semaine YAKOI? ».

Déjà, j’ai pu embrasser totalement mon amour pour les pyjamas. Je pense que niveau organisation je tâtonne encore comme si j’apprenais à nager. Je fonctionne par phases, et pour le moment ça me va comme ça.
Du coup quand vraiment j’ai des urgences, je me lève le matin, mais sinon je préfère me lever tard et travailler jusque tard ensuite. Déjà parce que j’adore dormir depuis que j’ai arrêté la pâtisserie (mon ancien moi aurait tapé une syncope de lire ça, elle qui considérait le fait de dormir comme une sale perte de temps), et puis parce que doudou aime bien jouer et faire sa vie en rentrant du boulot, donc quand je bosse je lui fiche royalement la paix. Mon rythme est donc absolument flexible, bien qu’encore un peu invasif : j’ai du mal à poser les armes le week-end alors que parfois ça me ferait du bien de ne pas y penser plusieurs jours d’affilé.
De même je travaille bien plus de 35 heures semaine : on va pas se mentir, c’est pas toujours aussi intense, mais entre la gestion des réseaux sociaux, du blog, des projets client et la création de contenu, je passe une bonne partie de mon temps sur la brèche, et ça ne me dérange pas plus que ça de me lancer dans une recette+ shooting un dimanche. Pour moi mis à part la présence de doudou, rien ne change entre une journée normale et une journée de week-end!

Je n’ai presque pas pris de jour vraiment off depuis 2 ans, si ce n’est quelques jours l’été dernier pendant mes vacancettes d’une semaine et demi où j’ai mangé du sable par tous les orifices possibles. Je commence un peu à fatiguer, mais j’adore ce que je fais, donc je tiens bon en espérant pouvoir décrocher vraiment quelques jours cet été. Le fait est que j’ai quelques angoisses à partir totalement des réseaux sociaux, qui sont mon outil de travail, et d’ensuite me manger le courroux d’instagram notamment, qui me fera surement payer cher mon absence. C’est bête, je sais, mais je n’ai pas envie de pâtir pour quelques jours alors tout simplement je ne me les accorde pas.

Ce qui a changé aussi, c’est que maintenant j’ai des tas de gens qui gravitent autour du blog, que c’est surréaliste de se figurer les plus de 120 000 visiteurs mensuels du blog, et que c’est fantastique de voir 20 000 abonnés sur instagram. Ces chiffres sont absolument fous, et je suis remplie de gratitude pour cet accomplissement. Genre jusqu’en haut!
Au delà des chiffres c’est des tas d’échanges savoureux, le plus souvent pleins d’humour, de gentillesse et de bienveillance. Ca m’a appris à juste savoir dire merci, et ne pas m’excuser quand vous me dites que vous adorez mon travail, mes recettes ou que vous me dites tout simplement merci.
Ca paraît pas mais c’est un gros coup dans les noix du syndrôme de l’imposteur de savoir juste dire merci, non pas sans émotion, mais ne pas rejeter les félicitations comme si c’était pas pour moi.

J’ai aussi totalement repensé mon rapport à l’argent : un euro gagné moi-même est plus précieux qu’un euro gagné en tant que salariée, j’ai donc un mode de vie un peu plus light ; à part manger, jardiner et quelques livres, j’ai une consommation plus sobre et raisonnable, et je pense que c’est en partie parce que je sais que l’argent pousse pas sur un arbre. Faut pas déconner on n’est pas dans les sims.

La troisième année de freelance : l’année fatidique

Freelance dans sa troisième année
Moi en train d’attendre que l’avenir me dise si je continue mon travail

Mon chômage devrait s’arrêter totalement dans les mois qui viennent, même si je ne cesse de le repousser puisque je gagne maintenant assez pour m’en passer. C’est la victoire totale ces derniers mois et c’est un soulagement intense de voir « SHEH, t’as rien à me donner, tu croyais pas que j’y arriverais hein?? », quand je déclare trop pour toucher mon allocation chomedu.
Quand le filet de sécurité sera totalement retiré, je me demande si c’est là que je vais m’écraser comme une crêpe, ou si je vais continuer à planer.

Cette année j’ai donc l’objectif de simplement rester à flots (on va pas commencer à se poser des objectifs de ouf non plus hein), mais surtout de maintenir une activité stable et suffisante. Je n’ai pas pour projet de rester auto entrepreneure toute ma vie, et mon objectif à terme serait d’avoir une autre forme d’entreprise, plus avantageuse pour amortir mes investissements pour le blog (parce que les reflex ça pousse pas encore dans les arbres sinon j’en aurais déjà planté hein), mais aussi pour être salariée de moi-même (ce sera l’occasion d’encore plus faire la blague de « est est sympa ma patronne » quand on te demande si t’es off un jour de milieu de semaine).

j’ai toujours cette peur au ventre que demain tout s’arrête, et que la spirale positive ait été juste une parenthèse bien fermée hermétiquement. Bien sûr, au milieu de cette courbe montante il y a eu THE covid 19, qui n’a surement pas aidé. Il nous laisse tous avec des questions de partout, sans savoir comment ni quand l’activité reprendra vraiment.
Naturellement je pourrais me demander « et si » covid il n’y avait pas eu, est-ce que je roulerais en mini cooper avec un sac gucci et des Louboutins? Surement pas quoi qu’il arrive. Je peux acheter à bouffer et payer les impondérables, c’est déjà un luxe inestimable.

Mon petit doigt me chuchote tout un tas de trucs depuis quelques années, et j’ai bon espoir qu’il continue à ne pas trop râler parce que je suis dans la bonne vague.
Ce qui est sûr c’est qu’une année de plus c’est surtout celle où je refuse de lâcher prise.
C’est toujours aussi difficile mais au lieu de patauger dans la semoule, cette année j’avance, c’est quoi qu’il arrive une victoire à savourer.

Cette article est long comme la bible mais sans mec crucifié, j’aimerais terminer sur une note super positive en vous disant qu’on peut tout faire dans la vie quand on le veut, sauf que je n’en suis pas vraiment sure. Le seul truc que je sais, c’est qu’avec de la volonté, beaucoup de chance et en ayant le luxe de sa situation, on peut être patiente sufisamment longtemps pour voir pousser quelques graines de son travail.
Un peu comme au jardin, j’attends maintenant de voir si je vais me faire bouffer par les limaces qui ne laisseront rien de la jeune pousse, ou si je vais débarquer sur le marché comme une limace et tout péter.

On peut lancer des paris si vous voulez, mais je préférerais qu’on s’embrasse tous (virtuellement la distanciation sociale est dead les gens), parce que c’est rudement grâce à vous lecteurs que cette aventure est, et que je suis aujourd’hui à 2 heures du z’bar à taper sur mon clavier qui fait des arcs-en ciel, pour vous raconter un peu où j’en suis de ma vie d’entrepreneure qui a même pas trop peur pour la suite.

Alors Merci avec un grand « M », pour votre lecture de cet article interminable. Si vous avez des questions, de la curiosité à assouvir, ou quoi que ce soit d’autre, n’hésitez pas.
Et vivement la suite, que je puisse vous parler de ce qui se trame, de ces autres petits rêves qui prennent racine, de voir si je reste à flots, et si mon navire réussit à flotter, avec son trou dans la coque.
Ohé, ohé matelot, matelot navigue sur les flots.


24 Commentaires

  • Le « t’es comme une puce au salon de la moquette » m’a fait rire à m’en étouffer (mais pas d’inquiétude, je vais bien).
    Tu as bien exprimé les joies et les doutes que c’est que d’être entrepreneur. Je te souhaite que cette troisième année en pyjama soit réussi (car franchement, quand on y a goûté, trop dur de renfiler un pantalon tous les matins je crois!).

    • Haha, ouf, je n’envoie pas l’équipe médicale alors!
      Tu as mis le doigt sur quelque chose : j’ai un peu peur de devoir retourner travailler habillée, parce que même si c’est un tas de difficultés, travailler pour soi c’est quand même le top! Merci pour tes bons souhaits!

  • Ça fait tellement plaisir à lire ! Et puis, au delà d’être trop contente pour toi, ça me redonne un coup de boost et de l’espoir dans mes propres projets alors merci !

    • Coucou Julie!
      Je sais, c’est terriblement long quand on est au début et que rien ne se passe 🙁 ! Je te souhaite que ça prenne une tournure favorable quand sera l’heure du bilan pour toi aussi alors!
      Et merci pour ta gentillesse!

  • Ô capitaine, mon capitaine… Je n’ai qu’une chose à dire : GG, well played, keep going !!
    (Bon OK, ça fait un peu plus qu’un truc.)
    Je me souviens encore de l’époque (la vieille meuf quoi…) où tu te battais pour avoir le Saint Graal Swipe Up – le fameux -, et quand je vois tout le chemin que tu as parcouru… Pff… C’est fou !
    Bref, GO LA LIMACE ! Défonce le marché 😂

    • Haha t’es barrée!
      Mhaha, c’était seulement en juillet l’année dernière! C’est assez fou de voir comme en un an tout s’est accéléré ! Donc finalement j’ai juste pris l’escalator en courant :D!
      Merci, je te bénis de ma gluante bave! Adorable 🙂

  • Très intéressant toutes ces réflexions. J’ai commencé mon activité immatriculée en 2012, il m’aura fallu a peu prêt 10 ans pour me sentir enfin légitime. Effectivement les semaines sont intenses mais on apprend et on se remet en question constamment, c’est parfois fatiguant mais passionnant. Merci pour les retours d’expériences sans langue bois. Belle soirée.

    • Coucou Jeanne!
      C’est long mais en même temps si court dix ans d’activité!!
      Je ne sais pas si je pourrais encore revenir au salariat et sa sécurité. J’ai beau vite m’étouffer sous l’angoisse, je n’arrive pas à me passer de l’adrénaline des projets!
      Avec plaisir, je trouve souvent les retours d’expérience sur le fait d’entreprendre un peu trop positifs, et à mon avis pas forcément réalistes. Entreprendre c’est chouette, réussir ça arrive, mais faut aussi notifier tout le chemin un peu long et pas toujours super fun 😉 !
      Bisou 🙂

  • Je me souviens quand tu disais que tu n’arrivais pas encore à vivre de ton activité alors je suis super contente pour toi qu’aujourd’hui tu y sois arrivée 😀 et je te souhaite de continuer sur cette belle lancée ! C’est toujours un plaisir de te lire ici ou sur instagram avec tes recettes qui donnent toutes plus envie les unes que les autres. Chouette article qui fait du bien car je vais bientôt me lancer en tant qu’entrepreneur (dans un autre domaine) donc ça booste 🙂

  • C’est toujours un plaisir de lire ta prose. Tu apportes une bouffée d’oxygène à mon quotidien avec tes envolées lyriques délurées. Je croise les doigts, touche du bois pour toi mais je sais au fond de moi que cette 3ème année te réussira. Tu as beaucoup de talent et maintenant cela se sait 😉

  • Bravo pour ton travail !
    Tu es définitivement le compte Instagram/blog de cuisine végane que je suis le plus assidûment, tant pour la qualité des recettes qui ne m’ont jamais déçues, que par la beauté de tes photos, que pour tes textes toujours truculents ! Quelle plume ! Beaucoup de talents en une personne.
    La route est longue et compliquée en tant qu’auto entreprenneuse mais je te souhaite très sincèrement de tirer ton épingle du jeu !
    Longue vie à Déliacious 😉

  • Hello, Bravo pour ta persévérance !
    Je suis dans le même domaine que toi et j’espère vraiment réussir, mais je débute seulement depuis 3 mois.
    Il n’y a rien de plus magnifique que de pouvoir vivre de sa passion 🙂
    Bon courage pour la suite.

  • bonjour je ne sais plus comment je vous ai découverte il n y a pas si longtemps que cela mais ce fut et c est une belle découverte , et même j ai lu de la première à la dernière ligne votre aventure , j apprécie la simplicité de vos recettes , et ces superbes photos , je n ai plus l âge de me lancer dans une telle aventure et je glane ces bonnes idées , merci et le chemin que vous prenez je le suivrai avec plaisir

    • Coucou Marie Françoise!
      Merci beaucoup pour cette récente découverte appliquée alors 🙂
      Il est toujours temps j’imagine d’apprécier les bonnes choses, mais je comprends qu’on soit plus spectateur qu’acteur à partir d’un certain stade. Au plaisir de se recroiser dans une cuisine et merci pour le récent mais sincère soutien !

  • C’est génial de suivre ta progression et cet état d’esprit de combattante ! Ça ne laisse pas place à trop d’inquiétudes du côté de ta communauté de Deliafans (pourquoi pas hahaha) !
    Toujours un plaisir de voir/refaire tes recettes, et pis surtout de lire les légendes de tes photos !
    Je te souhaite la plus belle des continuations 🙂

    • Salut Hélène!
      Ecoute pourquoi pas en effet, même si ça fait un peu fanbase inconditionnelle haha.
      J’évite de m’inquiéter de mon côté, de toute manière c’est contre-productif, donc je savoure, et pour le reste ma foi … Espérons que l’état d’esprit soit suffisant :-)!
      Merci à toi pour ton soutien, et merci de me suivre, quelque soit la caption hors sujet du moment!
      Mes plus sincères remerciements <3

  • Moi aussi je veux te dire merci pour ton travail !
    J’aime beaucoup flâner sur tes contenus Instagram. Mais les vacances c’est important ! Ce serait si préjudiciable que cela ? Le « courroux » d’Instagram c’est de perdre des abonnés en cas d’absence ? (je ne m’y connais pas trop en réseaux sociaux).
    Et sinon d’autres sessions prévus au Sanglier Hirsute ?? (ou un peu plus au sud ? 😉
    Et j’ai hâte de pouvoir acheter ton livre papier 😉
    Belle journée.
    Elodie (dans les Hautes-Pyrénées)

    • Merci Elodie!
      Franchement? Je crois qu’instagram ne tolère aucune absence on dirait la version robotisée du pervers narcissique :O!
      C’est surtout une histoire de visibilité des posts 😉 Du coup un peu dommage de perdre mes efforts passés.
      Je n’en ai aucune idée pour le sanglier hirsute mais j’en doute. Pour ce qui est d’autres dates ailleurs, selon les opportunités POURQUOI PAS! 🙂
      C’est gentil en tout cas, merci de ton soutien !!
      Bonne soirée à toiElodie des Hautes Pyrénées 🙂

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