Photographie

Photographe culinaire, mon bilan de la quatrième année

Chaque année, c’est devenu un rendez-vous : je fais le point sur la vie de ma petite entreprise avec vous.
J’ai à coeur de vous parler de tout ce que mon travail implique, et pour moi cette transparence est nécessaire aussi bien pour les futur.e.s photographes et créateurs.trices de contenu, que pour vous qui nous suivez de près ou de loin.
Comme l’année précédente je vais donc vous dire plein de choses, sans faire de détours.

Cette quatrième année, c’était riche, fatiguant, un peu difficile, mais je vais vous détailler tout ça point par point. Comme à chaque bilan, ça risque d’être bien complet, mais je ferai en sorte de vous tenir captivé.es en mettant les chiffres en dernier (mihihi).
En ce début d’année, face à plusieurs contrariétés et mes auto bilans, et aussi après avoir fait une assez bonne année, je dois dire que j’ai été prise d’un doute : est-ce que j’ai vraiment envie de faire ce travail ? Est-ce que maintenant que j’ai le sentiment d’avoir atteint ce premier palier, je vais continuer jusqu’au suivant ou bien est-ce que la démotivation va s’accrocher à moi comme une moule à son rocher ?
Je continue à me poser la question, j’imagine qu’on trouvera la réponse dans le bilan de l’année 5 !

Photographie culinaire présence humaine

L’année de tous les accomplissements professionnels

Cette année a été, je dois le dire, le théâtre de bien des accomplissements. Pour commencer, j’entamais janvier le coeur léger : j’avais d’ores et déjà devisé 18 000 euros avant d’avoir ouvert le champagne pour le premier de l’an.
Je pense qu’on en parle relativement peu, mais être indépendant.e c’est aussi beaucoup dépendre de facteurs extérieurs, mais aussi de ses clients, pour faire son chiffre d’affaires. Pour ma part, c’est encore aujourd’hui une source d’angoisse de ne pas forcément savoir ce que je vais pouvoir encaisser au futur.
Alors commencer l’année avec une somme coquette comme celle-ci, qui représentait déjà mon chiffre d’affaires de l’année précédente, c’était un énorme pas pour moi.
L’année a bien continué, mais ça, nous en reparlerons. Dès le mois de janvier je n’ai pas eu vraiment de période creuse puisque je débutais un très beau projet client. En somme, je crois, c’était le genre de début d’année dont on rêve assez facilement quand on travaille pour soi.

Le vent dans les voiles de l’indépendance financière : les contenus propres

Parce que j’ai remarqué très vite mon angoisse profonde de ne pas avoir de visibilité sur la suite, j’ai réalisé qu’il était plus que temps de mettre mon temps à profit de mes projets « personnels », pour faire grimper un tout nouveau type de revenus sur mon podium : les revenus générés par la vente de mes propres produits.
Ca a été une processus long : je sais maintenant que dans ma manière d’entreprendre, comme au jardin, je mets du temps pour beaucoup de choses. J’ai besoin de me renseigner en profondeur, de comprendre tenants et aboutissants, et en même temps, j’ai toujours un énorme frein à me lancer, comme si je n’allais pas en être capable.
Il m’a fallu un temps infini pour commencer à penser au canal de vente qui était un énorme blocage psychologique pour moi. Encore une fois, et pour faire les choses bien, j’ai passé de longues heures à réfléchir en tâche de fond sans vraiment me renseigner par peur de trouver une réponse et devoir avancer et rendre le projet réel : déposer les contenus sur un site tiers ou investir tout de suite sur mon site ?
Le faire moi-même et galérer comme une zinzin ou payer mon développeur et entamer ma rentabilité ?
Quand poser la dealdine du projet sans risquer de me tirer une balle dans le pied avec mes autres projets ?
Est-ce que ca allait prendre ou pas du tout ? Est-ce que j’aurais fait tout ça pour RIEN ou pire, perdre des sous ?

C’était un projet hyper gourmand psychologiquement : toutes ces questions, je les ai laissées décanter des mois en m’en voulant chaque jour un peu plus, et un jour, miracle, je me suis levée, et comme une envie de pisser, j’ai attaqué le sommaire, commencé les premiers tests, alors que je n’en avais pas vraiment le temps.
C’était devenu un besoin impérieux, une idée fixe ; la graine était plantée.

Le ebook de pâtisserie vegan : premier d’un règne

C’était presque devenu une blague entre nous : Tata sortirait-elle son ebook un jour ? Est-ce que ce n’était pas un peu comme les licornes dont plein de gens parlent mais que personne n’a jamais vu ?
Ca a été un projet long pour moi, parce que je voulais ce premier ebook comme un début sur un sujet que je maîtrise bien et qui représente bien ce que j’ai à transmettre en priorité.
J’ai pris de longues semaines pour reprendre ce projet où je l’avais laissé, mais aussi parfaire mes recettes et connaissances sur certains sujets que j’ai inclus dans le livre.
Je l’ai voulu complet (et avec ses 85 pages bien dodues, je pense qu’on peut dire qu’il l’est !), riche en informations, sans pour autant être indigeste. Si vous avez loupé ça, il s’agit de mon ebook de pâtisserie vegan.
Je crois que je voulais vraiment bien faire, et me prouver que ce projet avait de la valeur.
J’en suis très fière, notamment sur la partie mise en page qui a été compliquée pour moi dans le sens où je ne suis pas graphiste.

Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre sur les ventes, et j’ai fixé son prix à un niveau qui, je l’imagine bien, peut donner le sentiment qu’il est trop élevé au regard des prix de beaucoup d’autres ebooks.
C’est un choix que j’ai fait en rapport avec toute ma philosophie par rapport à mon travail : il a une valeur, que le support soit papier ou immatériel. Je ne me voyais pas le proposer en dessous des 10 euros, ni au dessus des 20. Ca a été je pense la partie la plus difficile en bout de course, de m’imaginer le prix « psychologique » acceptable pour moi mais aussi pour les potentiels acheteurs et acheteuses.

Je dois le dire, j’ai été super déçue à l’ouverture des ventes (on a dit qu’on se disait tout) : j’avais mis tout mon coeur et un peu de billets dans ce projet, et les débuts ont été mous comme le ventre de Nova.
A postériori, je réalise que je n’avais pas encore compris (et j’en parle souvent avec Mélanie du blog Le Cul de Poule qui est bien meilleure élève que moi) que je n’avais pas du tout assez communiqué ni sur le potentiel ebook, ni sur sa sortie.
Avec quelques rappels et le temps passant, le ebook atteint 335 exemplaires (pour 4745 euros pour les curieux.ses, sans avoir soustrait les frais bancaires ni les charges évidemment), et continue de se vendre. Ce n’est pas forcément autant que j’aurais pensé en vendre, mais c’est suffisant pour envisager de recommencer car je me suis payée pour ce que j’estimais mon travail.

Ebook de pâtisserie vegan

Naissance des Légumiades, mon périodique végétal et de saison

Forte de mon premier ebook et des retours très enjoués sur le sujet, j’ai décidé de me lancer dans la seconde idée qui me trottait et m’avait poussée à créer la boutique sur mon blog et pas ailleurs, un format récurrent.

Les personnes qui me suivent depuis ce moment se souviendront des prémices des légumiades, nées pendant le premier confinement (diable que l’on était optimistes à cette époque à croire que ce serait le seul et qu’après ce serait fini haha). L’idée était simple : on prenait un légume par mois, pas le plus glamour, et on cuisinait avec pour se donner des idées de comment l’accommoder.
Le fond de cette idée était évidemment de se pousser à réfléchir ensemble sur comment mieux consommer de saison et local.
J’avais également ouvert un groupe facebook, que j’avais fini par fermer devant l’évidence : pas assez de temps pour gérer ce projet de front en plus de tous les autres. La modération me rendait zinzin, me frustrait beaucoup, et était surtout l’occasion pour pas mal de monde de faire son auto promo, noyant le message initial.

Mais cette idée là, du local de saison, m’a tenue éveillée des heures, à me dire « je n’ai pas de place à lui donner comme ça, là, en l’état, je veux en faire quelque chose, mais quoi ? ».
Mélanie a clairement ouvert la voie de ce contenu et je l’en remercie : l’idée de quelque chose de périodique coulait de source. Un mag, une saison, et une thématique aussi bien dégagée que les oreilles des monsieurs qui sortent de chez la coiffeuse.

Comme pour le ebook, c’est un peu fébrile que j’ai commencé à le partager : était-il assez volumineux, intéressant, accrocheur ?
Le doute est vraiment un terrible compagnon de vie d’entreprise, il faut que je vous le dise franchement.

Toujours est il qu’aujourd’hui, je peux compter sur 327 personnes pour répondre présentes au rendez-vous des Légumiades, et même si c’est un bon début, j’espère que ça deviendra un rendez-vous pour une audience plus large.
J’ai bien conscience que c’est un sujet de niche, d’autant plus en vegan, mais j’ai très bon espoir pour la suite.

Ici encore, je dois améliorer ma présence publicitaire et ma couverture des futurs numéros, ce qui n’est clairement pas mon fort. Mais sans communiquer dessus, je vois mal comment vendre un produit, aussi chouette et engagé soit-il.

J’aimerais prendre le temps de remercier très sincèrement les personnes qui achètent ces deux types de produits et participent à fonder des pratiques très vertueuses concernant l’avenir des contenus en ligne. Vous encouragez la création de contenus pensés pour vous, inspirés par vous et vos attentes, en dehors de tout autre partenaire commercial. De mon côté je mets beaucoup de sérieux pour vous proposer des contenus inédits, riches, porteurs de sens et de valeur ajoutée.


Ca pouvait peut-être paraître fou il y a quelques années, mais je pense que beaucoup d’entre-vous ici ont conscience que le travail gratuit fourni et proposé sur le blog en accès libre, a forcément un coût pour nous (temps et argent), et qu’il est impossible de proposer tout ça régulièrement sans une assise financière. Enfin sauf si on est riche j’imagine ?
J’ai lu entre les lignes de certaines personnes quand j’ai sorti le premier numéro : « est-ce que ça signe la mort du gratuit sur le blog ? ». Ma réponse est évidemment non. Ce contenu est « en plus » et même si je dois parfois ralentir légèrement la création de contenu sur le blog notamment pour travailler sur ces numéros trimestriels, j’ajoute encore régulièrement des recettes, au mieux possible selon mon travail de photographe qui est mon activité principale.

L’accouchement de deux bébés livres

Je vous en parlais l’année dernière, sans savoir que ce ne serait pas UN mais deux livres qui sortiraient en 2022, illustrés de mon travail d’images.
Pensez, j’étais déjà aux anges, je crois que ce deuxième projet m’a propulsée dans la stratosphère.

Le premier livre, The friendly Kitchen, 50 recettes végétales et de saison, à paraître au 7 avril 2022 écrit par The Friendly Kitchen (qui est un restaurant à Paris qui vous régalera pour sûr avec une belle cuisine végétale), était déjà dans les tuyaux.
C’était très symbolique : un premier livre, un premier projet amical, et un premier pas dans l’édition.
Ce livre est à l’image de la cuisine de Fanny : il fleure bon les épices et les produits de saison. On y explore le monde des céréales moins utilisée, le sans gluten, et les dressages à l’assiette.
C’est un livre qui vous redonnera de l’inspiration et vous soufflera de nouvelles associations et idées, et de très beaux plats pour recevoir et mettre les petits plats dans les grands.

Le deuxième livre, Cuisine vegan Express, à paraître le 24 mars 2022, écrit par Mélanie Mardelay, du blog Le cul de Poule, est arrivé un peu comme la cerise sur le gâteau. On a commencé à en discuter courant juin il me semble, et avons eu la confirmation à l’automne. J’ai alors commencé à travailler rapidement dessus et à plein temps, assez frustrée de ne pas pouvoir en parler, et surtout, très occupée : le bébé de 80 recettes m’a pris un mois complet, avec la visite de Mélanie au milieu.
Il traitera d’une cuisine express mais pas sur le pouce, avec des recettes simples, rapides à préparer et qui font la part belle à des aliments très faciles à trouver. Un livre à avoir dans sa cuisine pour commencer à manger vegan ou trouver des plats du quotidien à refaire à l’infini !

Pas moins de 120 shootings pour réaliser ces deux ouvrages, beaucoup d’heures de retouche et de suppression de petits poils de chat.
J’ai usé mes yeux sur mon écran à revérifier chaque image, et à l’heure où je vous parle, n’ayant toujours pas reçu les ouvrages, je suis dans un état d’excitation maximum : je ne réalise pas du tout ce que nous avons créé.
Cette cadence de production rapide m’a fait toucher du doigt le caractère très souple de ma capacité de travail, oscillant entre la difficulté à me lever le matin avant 9h30 et la capacité à enchaîner 15 recettes par semaine pendant plusieurs semaines sans prendre de week-ends.

Le changement de statut toujours au point mort


J’en parlais l’année dernière comme si c’était presque fait, j’aurais aimé que ce soit le cas, mais je crois que ce point me terrifie particulièrement.

J’avais démarché quelques cabinets comptables qui ne m’ont jamais recontactée, voulant m’informer sur le « statut » qui n’est pas vraiment un statut d‘artiste-auteur.
Compte tenu du peu de temps et d’énergie qu’il me restait je n’ai absolument pas creusé, et je commence à peine à me réveiller de ma torpeur de fin d’année, sachant que je m’étais noté en janvier donc, de régler ce « problème ».

Bref, vous aurez compris que c’est toujours une question en lévitation (et qui accessoirement me colle au crâne très fort), surtout car j’ai eu quelques sueurs en fin d’année à me rapprocher de ce que je pensais mon seuil de TVA alors qu’en fait, ouf, non.
Mais rien que pour mon serrage de fion, je le note toutes les semaines dans ma todo : un jour, je finirai par le faire.

Photo pour la presse

Le blog en perte de vitesse

L’année dernière, je vous disais être contente de l’expansion du blog. Cette année c’est tout l’inverse.

Si vous ne tenez pas de site internet qui vogue sur la mer google, vous ne savez pas forcément que si on parle souvent de l’algorithme instagram, on parle moins de celui de google.
Impitoyable comme Dallas, il a décidé en mars ou mai (je ne sais plus) de changer, et j’ai perdu, du jour au lendemain, 50% de mes visiteurs.
Ayant fait des frais en fin d’année pour un serveur plus accueillant, je ne vous cache pas que ça restera un des trucs qui sera bien resté coincé en travers.

C’est aussi frustrant finalement que l’algorithme instagram : on ne change absolument rien à notre manière de faire, mais du jour au lendemain, ce n’est plus ce qu’il faut … Jusqu’au prochain changement d’algorithme !

Je n’ai pas eu non plus vraiment le temps de me mettre face à ce chantier, et si j’ai volontiers continué à ajouter des articles, j’avoue sans peine que je n’ai pas eu envie de trop m’appesantir sur le sujet tant j’ai eu du travail.

Les changements sur les RS

Le temps passe, et instagram nous presse comme des citrons. C’était jusqu’à il y a peu une plateforme que j’affectionnais beaucoup, mais le constat est sans appel : instagram est en train d’enterrer nos visibilités à peau de zob.
Actuellement, je réfléchis beaucoup à ce que je vais faire de ce réseau, qui me prend en moyenne 3h mini par jour (c’est beaucoup), et dans lequel je me sens engluée dans une spirale infernale vers l’invisibilité.

Personne n’a vraiment la solution, et même les personnes qui s’échinent à faire des réels, format chouchou de la plateforme, et tout ce que Dieu instagram demande, n’ont pas forcément plus de chance. En bref, c’est la misère.

Le fait est que je commence aussi à en avoir vraiment marre d’offrir autant de contenu à un e plateforme qui ne rémunère pas du tout ses créateurices de contenu. Je ne sais absolument pas ce que je vais faire de toutes ces considérations mais elles sont là.

Photo de partenariat instagram

La newlsetter

Après plusieurs années à recevoir des mails d’abonné.e.s à la newsletter, qui me disaient ne rien recevoir comme si c’était un problème technique, et moi d’exploser de rire car le seul problème technique résidait dans mon incapacité à les écrire, j’ai fini par me dire que la newsletter pouvait être un format privilégié intéressant.

Pensez-bien, j’ai l’impression de débarquer, car je n’en lisais, jusqu’à il y a peu, aucune. J’ai simplement pensé au bout de quelques années de blog, qu’il était temps pour moi de mettre à profit toutes les recettes présentes et vous proposer aussi bien les nouvelles que les anciennes, selont différentes thématiques.
Parce qu’elles ne prennent pas une ride (ou en tout cas, pas toutes), et que ça vous permet aussi de redécouvrir du contenu.

Comme je suis changeante, je pense que c’est un format qui évoluera certainement encore. J’essaye d’en écrire au moins une par mois, 2 maximum, ça reste donc limité, mais je les vois comme des articles à part entière, donc ça me prend un peu de temps. Denrée un peu rare si tu suis.

Si vous souhaitez vous y abonner, il y a le petit encart sur la barre à droite, ou tout en bas en scrollant sur vos téléphones. Vous me donnez votre adresse mail et ensuite je m’occupe du reste.

Mes sources de revenus

Je vous disais l’année dernière que jusqu’à 3 ans, on dit qu’on découvre (théoriquement) encore un peu son potentiel et ses fondations. Pour ma part, j’ai vraiment réalisé que la plus grosse partie de mon revenu provient de la photographie culinaire pour des clients, en dehors de toute notion d’influence.
Si je passe beaucoup de temps sur instagram pour faire le clown, ça ne me rapporte pas un rond ou presque.

  • Photographie culinaire et création de recettes : Cette partie là a représenté la moitié de mon chiffre d’affaire, et je me sens assez à l’aise avec ça. On me paie pour ce que je sais faire : à manger, du stylisme, et des photos.
    J’avais hâte de voir vers quoi tendrait mon activité et je suis contente que cette partie prenne confortablement sa place dans mon petit bilan.
    Même si parfois c’est totalement différent de ce que moi je réaliserais, je trouve cet exercice intéressant et formateur en continu : les clients viennent tous avec des idées de rendus, des attentes spécifiques, et pour moi c’est intéressant de travailler de manière plus dirigée. Ca me pousse vraiment à faire des choses que seule, je n’aurais jamais explorées.
    Le fait de ne pas être soumise à appliquer mon influence derrière me retire un poids incroyable : je réalise que le monde de l’influence éthique est vraiment en attente de partenaires irréprochables, et qu’il est difficile d’accepter des collaborations sans risquer de se soumettre à une dure critique (quand bien même on le réalise pour de bonnes raisons).
  • Prestations d’influence : C’est une crotte de nez dans l’océan de morve de mon chiffre. Il s’agit d’environ 10% (et encore, j’ai gonflé un peu) de ce que je réalise à l’année.
    Ca aussi, ça me convient ; comme dit plus haut, il y a une telle pression de mon côté sur la sélection des partenaires que je ne suis pas souvent encline à les accepter.
    Parfois je suis un peu en balance en me disant qu’avec certaines marques qui n’ont pas une éthique irréprochable, cela permettrait de faire découvrir le végétalisme à un public plus large, mais j’ai aussi un peu de mal avec l’idée de devoir gérer des réactions désagréables alors que j’y aurai mis tout mon coeur créatif pour rendre le projet intéressant pour les lecteurs.trices.
  • Les ventes de ebook et Légumiades : Le projet a débuté en juin et a représenté la deuxième plus grosse partie de mon chiffre. C’est un ENORME, IMMENSE, GIGANTESQUE (ouai, très grand quoi), soulagement, de constater que je vais pouvoir envisager de sécuriser une partie de mes sous sur ça. Parce que ce sont des contenus exigeants mais qui sont 100% ce que j’aime faire, et que vous aimez aussi.
    Quand bien même cela ne profite qu’à une poignée des abonné.e.s, c’est ce qui, à termes, me permettra de proposer encore longtemps du contenu ici, de manière gratuite.
  • L’affiliation : c’est un petit bout de revenu, j’ai exactement les même partenaires que l’année précédente, à savoir My 365, Peugeot Saveurs et Landmade.
    Même si ces revenus étaient plutôt modérés, ils sont passifs et sont réalisés avec des partenaires dans lesquels j’ai confiance sur la démarche et les produits.
  • La publicité : Toujours boiteuse, surtout après la déculottée offerte par l’algorithme google, je ne gagne pas beaucoup avec, aux alentours de 150 euros mensuels ! Outre le nombre de visiteurs qui a baissé, le souci des bloqueurs de pubs mais aussi du refus des cookies, semble me mettre un caillou dans la botte en faisant mécaniquement baisser mon nombre de « visiteurs » pour la régie pub. Pensez à moi si jamais le cœur vous en dit : acceptez mes cookies et mettez vos bloqueurs en pause 😉 !
  • La presse et l’édition : Je ne pensais pas ajouter l’édition cette année, et même si c’est très peu rémunérateur au regard du travail fourni et que ça ne rentre pas dans mon chiffre de micro entreprise, c’est un panier de plus dans lequel ranger mes œufs !
    Depuis maintenant plusieurs années, je collabore avec le magazine Esprit Veggie, c’est un bon exercice pour travailler d’autres sujets que ceux traités par ici.
    En prime, quelle fierté de voir mes photos en couverture, je dois dire que je ne manque jamais une occasion de les mettre tout devant sur les piles de magazines de cuisine !
  • Les dons : Vous êtes plusieurs à effectuer des dons sur Uitp, et je dois dire que ça a représenté cette année pas loin de 1500 euros ! J’en parle moins car pour moi, il me semble plus intéressant de vous abonner aux Légumiades ou acheter un ebook pour avoir une contrepartie en échange, mais certaines personnes continuent à me donner par ce canal. Je les remercie car parfois les dons se comptent en dizaines d’euros, et mon coeur dégouline d’office en voyant ça.

Tartelette vegan ebook

Ce que j’ai appris cette année


Le rythme de croisière

Première leçon de cette année : je suis tout à fait capable du meilleur et du pire. Si en période creuse il me faut un sac entier de carottes pour avancer, telle un âne peu motivé, quand j’ai du travail, je sais envoyer la purée.
Je crois qu’il y a quelque chose qu’on dit moins, c’est qu’il est difficile de quantifier le volume de travail qui est acceptable par jour. Quand on est salarié.e, on décide pour nous de ce qu’on doit faire, et autrement on fait avec un flux plutôt continu.
Là, à partir de combien d’heures, de photos, de recettes, d’emails ou de projets je dis que c’est assez de choses pour une journée ?
Je trouve que c’est une question épineuse, au croisement entre le fait de vouloir gagner sa vie et l’évidente réalité d’une société ultra capitaliste qui met le travail au centre de tout et nous pousse à toujours plus.

Ma capacité maximum de travail

Ce qui est bien quand on est épuisée, en mode pilote auto et qu’on doit avancer, c’est qu’on finit par aller au delà des barrières de ses propres limites.
Je mets ici un disclaimer : je l »ai fait parce que je m’organisais, parce que je m’octroyais un peu de fatigue et de repos, mais je ne l’aurais pas supporté plus longtemps.
J’ai ensuite mis presque 2 mois à me remettre de 6 mois de travail intensif.
Mais ça a été un moment rempli de fierté de savoir que je pouvais travailler dur malgré tout, et surtout, que je livrais tout dans les temps, en continuant à avoir une relative souplesse pour mes clients.
Mais pour ça il a aussi fallu me rendre à l’évidence que je ne pouvais pas tout faire, et que quand bien même j’adorais poster sur le blog et instagram, j’ai réduit la cadence sur les deux médias.
Savoir poser des limites a été pour moi super important dans ce cadre, toujours de manière respectueuse : demander des délais raisonnables, dire non sur des urgences (beaucoup de trucs sont urgents dans ce métier :p), et refuser tout court certains projets.
Renoncer, c’est vraiment difficile quand tu as commencé, tout fait seule, et que tu y arrivais, et que d’un coup, tu n’y arrives tout simplement plus.
Sachant que j’avais lancé les Légumiades en automne, j’ai eu le sentiment de donner raison aux personnes qui me faisaient d’avance le reproche du blog non alimenté. Alors qu’en réalité je pondais l’illustration d’un bouquin, et des images pour des projets annexes que je ne publie pas ici.
Bref, je me suis offert beaucoup de bienveillance pendant cette période, et je crois que c’est ce qui m’a permis de si bien tenir la cadence, alors je ne regrette rien.
Merci moi-même, merci d’y arriver, voilà ce que je me disais chaque soir en me couchant épuisée, mais genre là bonne fatigue où tu dors comme un cake.

J’ai également dégagé qu’au delà de 3 recettes par jour, je perds tout mon plaisir créatif, et une bonne partie de ma capacité photographique. Si je peux réaliser les sets, et réaliser des photos « fonctionnelles », je perds quand même pas mal ce pour quoi j’ai commencé à vouloir faire ce métier, à savoir le bonheur de faire quelque chose que je sens.
A plus de 3 sets, c’est comme manger des coquillettes au lance pierre sur un coin de table au lieu d’un vrai repas en une bonne trentaine de minutes : je savoure peu.

Couverture de magazine Esprit veggie

M’organiser avec flexibilité

Ce point me paraît primordial. On parle souvent d’organisation, comme d’un truc qu’on décidé et qui ne change pas : si ça change c’est presque qu’on a échoué.
Alors que moi, mon organisation, elle est vraiment flexible, et il n’y a que comme ça que j’arrive vraiment à offrir tout mon potentiel.
Si un jour j’ai écrit « 2 recettes » et que ce jour là, j’ai mal au dos, ou que je me sens peu motivée, je préfère tout simplement retravailler mon organisation des jours suivants et déplacer des blocs.
Même si au bout du compte, une grande partie des tâches prioritaires sera effectuée tout pareil, ça me donne le sentiment de quand même pouvoir moduler en fonction de mes envies.
Vous l’autre compris, je fonctionne vraiment sur la base du plaisir, et je travaille très mal sous la contrainte.

Pour m’organiser, j’utilise encore et toujours mon agenda papier (résistance face aux nouvelles technologies immense haha) : je fais également une liste des recettes à réaliser la semaine d’après le vendredi au soir, avant d’éteindre mon ordinateur, que je module selon mes courses et envies ensuite la semaine en cours.
Pareil pour les articles et autres blocs client : le lundi reste une journée de pur administratif ou presque, et sauf cas de force majeure, j’en ai besoin pour démarrer la semaine l’esprit tranquille.

Au bout de 4 ans, je suis contente d’avoir enfin compris qu’il ne servait à rien de m’astreindre à ce qui pourrait paraître par ailleurs, être une méthode efficace : j’ai ma propre efficacité.

Et aussi, j’adore rayer des listes. Alors je raye des listes.

Mes périodes de travail sur l’année

Un autre gros point de cette année qui vient de se terminer, c’est de vérifier que ma période de travail s’étend réellement sur 6 mois.
6 mois pour faire le chiffre d’une année complète, c’est court. Mais en même temps, je crois qu’il est temps de réaliser que je ne suis plus salariée et que fonctionner sur ce schéma n’a aucun sens.
Ca veut aussi dire que si je concentre mon activité sur un temps aussi court, il faut impérativement que j’accepte les périodes de creux. Et ça, vraiment, ce n’est pas simple pour moi : j’ai toujours tendance à essayer d’optimiser ces périodes et en profiter pour travailler alors que je devrais me reposer.

Photographe culinaire charente maritime

Mes objectifs pour l’année à venir

  • Travailler mieux : Haaaa reine procrastination, je crie ton nom ! Quand il faut y aller, j’y vais, mais quand j’ai un peu d’amplitude, c’est une véritable catastrophe. Je traîne en longueur, je prends une journée pour quelque chose qui pourrait me prendre 2 heures, et finalement, j’ai l’impression de toujours être sur le pont.
    Je n’ai malheureusement pas réussi à mieux gérer mon temps de travail sur cette année et ça a été quelque peu chaotique.
  • Travailler moins : en travaillant mieux, l’idée est encore une fois de me dégager des plages de temps libre pour faire autre chose. Si l’hiver, le temps libre me semble moins appeler, à la belle saison j’ai toujours le sentiment de passer à côté de la vie.
    J’aimerais, maintenant que j’ai enfin une voiture, réussir à me dégager une demi journée par semaine pour moi, juste pour moi. Faire un truc que j’aime, aller quelque part, voir quelqu’un. Peu importe quoi, juste m’offrir ce temps de qualité.
  • Développer mes ventes de Légumiades : j’aimerais atteindre les 500 abonnements symboliques afin de pouvoir me dégager une belle partie de ce revenu « maison » que je créé de toute pièce et qui ne dépend de personne d’autre.
  • Ecrire un deuxième ebook : parce que j’ai trouvé le projet du premier passionnant, et que j’ai vraiment envie de m’investir de nouveau dans un sujet à fond, pendant plusieurs semaines.
    Il va falloir que je time bien entre deux légumiades, car ce sont des périodes de production qui prennent déjà pas mal de temps et d’espace disponible !
  • Trouver de nouveaux clients annuels : travailler sur des projets « one shot » m’intéresse de moins en moins, et j’ai vu cette année ce qu’était mon rythme de croisière avec mes clients actuels. J’en arrive à l’évidence qu’il est important pour moi de continuer à essayer soit d’amener les clients à moi (par ma présence web), soit d’aller les chercher, afin de continuer à faire progresser la stabilité financière de ma petite affaire, et moins craindre les mois à venir.
  • Faire remonter le blog : Parce que ça me contrarie beaucoup d’avoir perdu pas mal de visiteurs et d’avoir autant investi dans quelque chose qui semble un peu « à perte », mais aussi pour faire remonter mon revenu publicitaire.
    Même si je pense que la plupart de mes recettes appartiennent à un secteur de niche, je veux creuser mon trou, et je veux qu’il soit grand.
  • Continuer à prendre du plaisir : parce que par moments, j’ai un peu perdu la flamme, et que ça m’a fait me questionner. Ca va aussi passer par continuer à réfléchir à mon client « idéal », à ce sur quoi je suis prête à faire des concessions, ce sur quoi au contraire non. J’évolue, et ma manière de travailler aussi doit suivre.

Cette nouvelle année démarre de manière très calme : allez savoir si la situation mondiale chaotique joue ou si c’est seulement la morosité ambiante, je trouve les propositions rares, et même si ce n’est pas mon moment privilégié de l’année, je crois que je vais devoir me faire à l’idée que chaque année est différente, et que même dans une sorte de schéma, il va falloir accepter de ne rien maîtriser !

J’ai, en tous les cas, retiré les petites roulettes de ma bicyclette et je me sens bien plus à l’aise avec l’idée de faire des choix, même risqués. J’ai peur, mais j’y vais.

Je vous laisse ici, et vous dis merci pour votre lecture. N’hésitez pas à me poser vos questions si vous en avez, j’y répondrai avec plaisir !

Les chiffres clé

  • 33 540 Euros de chiffre d’affaire
  • 1 appareil et 1 ordinateur qui me lâchent en plein milieu de l’année (adieu euros)
  • 2 livres en tant que photographe
  • 2 numéros de Légumiades
  • 1 ebook
  • 1 498 650 visiteurs sur le blog
  • 10867 photos et 295 dossiers
  • 53 nouvelles recettes sur le blog
Chat instagram

38 Commentaires

  • Merci mille fois Vanessa pour ces confidences précieuses, si personnelles, pratiques et émotionnelles ! Bravo à toi pour tous ces accomplissements, si variés en plus. Les niches peuvent être très porteuses.
    Tu as une identité forte, du talent, l’envie, je suis très optimiste pour toi sur le long terme, faut toujours raisonner en mode dinosaure 😉 (et je sais entre google, Instagram, les agences, les incertitudes de revenus, les fluctuations externes… comme je te comprends snif!)
    Enfin, je te rejoins sur le plaisir de cuisine et faire de la photo, à petites doses mais en plein dedans. Même moi après 13 ans de blog et un peu moins de photographe, je n’arrive toujours par à faire plus de trois photos par jour et à être super efficace 😉 Mais pas grave, c’est comme ça, il y a la flamme et la volonté de faire de la qualité. Je t’embrasse !

    • Coucou Edda et merci pour ton message 🙂 !!
      Oui, tu as raison : je le vois plutôt comme quelque chose de limitant alors qu’en réalité ça peut être l’inverse.
      Haha, je vais en croire ton expérience dans la catégorie dinosaure (et d’autres copines qui s’y rangent aussi) : il semblerait que vous soyez toutes d’accord pour dire que le temps fait son affaire. C’est en tout cas très motivant d’avoir tes encouragements à perséverer.
      Sur les rythmes de travail, je pense que c’est vraiment très personnel. Je crois que j’ai atteint mon palier avec 3 recettes, et je ne pense pas vouloir en faire plus.
      Plein de bisous à toi ! 🙂

  • Merci à toi de cet article en toute transparence et plein de Tata Delia dedans ❤️
    Ravie de m’être abonnée à tes légumiades avec des recettes que j’adore et d’avoir acheté ton ebook, même si je ne l’ai pas encore mis en application.
    J’ai hâte d’avoir le livre de Mélanie en main, de retrouver ses recettes et tes sublimes photos.
    Merci Vanessa d’être une personne incroyable, je te souhaite que le meilleur pour cette année.

    • Coucouu !
      Et bien dis, quand je te lis on dirait que je sauve des chatons ! Je te remercie beaucoup pour toutes ces gentillesses. Et j’espère respecter digne de ta confiance et de ton intérêt pour cette nouvelle année 🙂

  • Je n’aime pas du tout ce 1498560 visites. J’aime les chiffres ronds.
    (bien joué, en tout cas, plein de projets au top 😁)

  • Félicitations pour cette belle année et tous tes projets réalisés !
    Je crois que malheureusement instagram est un gouffre… aussitôt publié, aussitôt oublié… alors que le blog, oui le bon vieux blog, me semble injustement délaissé ! Je suis sûre que la newsletter est l’idée d’avenir – faire remonter les recettes du blog en fonction d’un thème, en voilà une délicieuse idée ! En plus tu peux en profiter pour reparler de tes ebooks, Légumiades, dernières publications… Je t’encourage sur cette voie – d’ailleurs j’y suis déjà abonnée et j’ai très hâte de recevoir la première !

    Je lis régulièrement ton blog et je suis informée des derniers articles instantanément grâce à mon RSS feed reader – et d’ailleurs j’encourage tou.te.s les amateur.ices de blogs à en faire de même, je trouve ça drôlement pratique !

    • Bonjour Marie !
      J’aime bien instagram mais en effet pour le vrai « contenu » moins quotidien, celui fait pour durer, c’est clairement le blog que je privilégie car impossible de s’y retrouver sur instagram malgré leurs tentatives avec les guides (que personnes n’utilise).
      Tu es abonnée depuis quand ? Quand tu dis ça on dirait que tu n’en as jamais reçue alors je m’interroge haha.

      Haaaa tu es une élève modèle : c’est très vintage les flux rss. J’avais songé le faire pour les nouveaux articles mais c’est un peu différent de la NL je trouve !

  • Wahou quelle belle année ! T’as vraiment de quoi être fière, même avec les merdouilles et les coups durs qui te sont arrivés. Comme on en a discuté, c’est vraiment pénible de voir des plateformes qu’on aimait, changer pour quelque chose de plus guidé, plus forcé et où le contenu (gratuit, et photo) est de moins en moins mis en avant… Ça fait rager mais en même temps t’as eu l’intelligence de créer tes propres supports de communication et ça fera au final toute la différence.
    Merci en tout cas pour ce post vrai et honnête ! Et une bonne nouvelle année de business à toi hehe

    • Coucou Valérie !

      Oui et j’ai le sentiment que toutes les plateformes tendent vers ça ! Ce qui est dommage : si j’ai développé des supports divers, j’aimais bien celui-ci et ça m’ennuie d’y renoncer au moins en partie !
      Je crois que l’image des oeufs dans le même panier en marketing m’a marquée à toujours haha.
      Merci à toi pour tes messages, je crois que nous n’avons pas fini de réfléchir à nos modes de communication 😉 !!

  • Sacré bilan !
    Je trouve ça super intéressant d’en apprendre un peu plus sur la face immergée de l’iceberg qu’est ta vie d’auto-entrepreneuse. J’ai pris plaisir à lire tout ça et surtout, j’ai accepté le cookies 😉

    J’adore vraiment ton travail, tes recettes, ton univers 🤍

  • Tout d’abord félicitations Vanessa pour cette quatrième année à ton compte!
    Je suis admirative de tout le travail, j’ai acheté le ebook, je suis abonnée aux légumiades et je te suis avec plaisir sur Instagram, j’aimerais juste recevoir un e-mail à chaque fois qu’un article est publié, oui je suis old fashioned mais c’est plus facile, surtout si je veux me poser pour lire l’article correctement, il suffit de remettre l’email en non lu et je peux consulter l’article plus tard. Alors que si ça passe sur Instagram, 24h plus tard la story est passée et comme tout le monde j’ai une vie irl, si si, et je le rate! Les newsletters sont très sympa mais je comprends aussi que ça prend du temps et que tout ne peut pas être régulier. De toute façon on n’est pas des robots, lâchage de grappe activé, à bas les algorithmes! Même si j’aimerais bien être millionnaire (ou vivre dans un monde alternatif) pour pouvoir faire vivre plus de créatrices de contenus mais bon, je suis aussi à mon compte donc je fais comme je peux. J’espère que tu continueras longtemps à nous procurer du contenu de qualité.

    • Bonjour Fanny !
      J’y avais réfléchi, mais je trouvais que c’était un peu différent du concept même de newsletter. Par contre comme dit il existe des gestionnaires de flux rss qui peuvent s’avérer précieux si tu trouves ce mode de fonctionnement intéressant (une lectrice en parle dans les commentaires) 😀 !
      J’essaye donc de mixer un peu les deux et de proposer des newsletter qui reprennent le contenu récent en rappel aussi, comme ça on ne manque pas vraiment le contenu tout beau tout neuf.
      Oui, je crois que le mot d’ordre ça va être de se détacher un peu de tout ça 🙂 !
      C’est déjà super généreux d’avoir fait ces achats, je t’en remercie, et tes mots me touchent beaucoup <3

  • Je suis presque arrivée au bout de l’article, je finirai plus tard, je viens de débloquer les pubs sur ton blog via mon iPad (que j’ai d’ailleurs acheté pour lire les contenus ebook proposés par Mélanie et toi)(et faire des séances de sport aussi). J’aime bien moi ces formats !

  • Bonjour Vanessa,

    C’est vraiment chouette de lire ce bilan. Super intéressant et instructif, c’est chouette de voir un peu derrière les coulisses! J’ai acheté ton ebook et les légumiades dès leur sortie. J’ai pré-commandé le livre de TheFriendlyKitchen et de Leculdepoule dès que c’était possible également. Bref, je suis une « fan » si je puis dire et je suis heureuse de tout ce que ton travail a pu t’apporter cette année… Quel boulot! Waw! Bravo.

    A bientôt 🙂

    • Coucou Estelle !
      J’ai toujours l’impression en les écrivant que c’est trivial, mais c’est aussi un bon exercice pour moi, qui me force à prendre un peu de recul sur cequi a été fait et reste à faire !
      Et alors vraiment et sincèrement MERCI. Parce que c’est vraiment adorable et ça me motive beaucoup de savoir toute cette confiance, vraiment !
      alors un gros bisou et à bientôt !

  • 2ème partie :
    Clairement, le blog je vois pas comment quelqu’un peut être exigeant sachant qu’on ne paye pas pour ça ! Si tu bâclais les légumiades je pourrais comprendre des remarques, mais le blog (qui n’est clairement pas bâclé !) c’est ton espace donc 🤐 aux jamais contents.
    Pour remonter les audiences est-ce que tu pourrais suivre une formation ? Même si c’est chiant de payer pour se former rien que parce que Google change son algorithme ?
    Je comprends ta frustration du « j’y passe mille ans alors que je pourrais m’en débarrasser rapidement et faire autre chose », est-ce qu’on peut vraiment changer sur ce point ? Peut-être en comprenant ce qui empêche de faire ça vite ? Une espèce de pensée limitante qui force à « y passer du temps »car une journée de travail ne peut pas se terminer au bout de 4h de travail ?
    En tout cas à te lire, ce métier, cette flexibilité dans l’organisation, ce plaisir d’avoir de nouveaux projets… tu as bien fait de te reconvertir ça semble bien te correspondre malgré les pendants négatifs !
    Bonne continuation et au plaisir de lire le bilan de l’année prochaine 😉

    • Haaa Agathe, si tu savais :p
      Ceci étant je comprends la logique qui mène à ce type de raisonnement : en quelque sorte c’est grâce au blog que j’ai des lecteurs et lectrices fidèles, et donc j’imagine que l’idée est que j’en viens à « profiter » des personnes en ne devenant qu’un canal de vente ?
      Alors non, pas particulièrement, disons que je peux certainement grapiller un peu en retravaillant des articles mais il me faudrait surtout du temps à dédier à ça.
      Et clairement je pense que c’est assez naturel chez moi comme manière de fonctionner, mais je finirai bien par cracker le code !
      Je pense oui, que c’est quelque chose d’excitant et stimulant pour moi, je ne regrette pas 🙂
      Merci, et à l’année prochaine !

  • Merci pour cet article fort intéressant ! J’y ai d’ailleurs appris que tu avais fait un ebook (sur un sujet qui m’intéresse qui plus est) alors que je te suis assidûment ! J’étais passée a côté de cette info ! En tous cas félicitations !!

    • Coucou Sarah !
      Haha, j’imagine que je n’en ai pas fait assez de publicité ? Ce qui me ressemble un peu, je dois bien l’admettre !!
      Merci pour ton message, et au plaisir de te revoir par ici 🙂

  • Je suis vraiment emballée. Conquise. Par tout ce que tu transmets, partage. C’est génial, je suis vraiment contente que tu sois dans mon feed, mais je dis ça de manière large. Dans mon paysage quoi 🙂
    Tu fais des choses qui me plaisent et en plus tu es une personne super ! Pour moi c’est important, ça me permet d’adhérer, vraiment !
    Ce bilan est super intéressant et instructif (pour reprendre ce qui a déjà été dit mais que je partage totale !)
    Merci pour ta transparence, ce recul, duquel j’ai à apprendre, et je te souhaites sincèrement de retrouver /garder le plaisir 🌟

  • Merci pour ce bilan, c’est très intéressant à lire !
    Pour le statut d’artiste-auteur (que j’ai également, quoique pas en tant que photographe), je te conseille d’aller faire un tour sur le groupe FB « ARTISTES-AUTEURS : MDA-AGESSA, URSSAF, mais enfin, j’y comprends que dalle! » (si l’intitulé ne t’a pas déjà fait fuir !).
    Il faut faire un peu le tri dans les posts, mais on peut y trouver pas mal de réponses à ses questions 🙂 L’URSSAF du Limousin est souvent un casse-tête mais ce statut a indéniablement des avantages, notamment au niveau des cotisations qui sont moins élevées qu’en auto-entrepreneur.

    • Hello Alison !
      Haha, l’intitulé est assez parlant en effet, du trou noir incroyable dans lequel on semble tomber quand on met un orteil dans ce « statut ».
      Oui, et aussi sur le fait de pouvoir charger 😉

  • Bonjour Vanessa,
    L’indépendance fait souvent rêver, je trouve cela chouette de voir ton compte-rendu sans far pour nous montrer que tout n’est pas tout rose, loin de là. J’espère que tu arriveras à travailler moins mais mieux.
    Le blog reste mon format préféré pour les recettes, tellement plus facile à retrouvées. Le soucis est que je me perds dans le nombre de recettes en me disant toujours « ah cette recette à l’air trop bien, je vais la faire » jusqu’à la suivante pour laquelle je me dis la même chose en passant trop peu souvent à l’action. Si tu présentes tes nouvelles et anciennes recettes en newsletter, ça m’intéresse ! Je m’abonne de ce pas.
    Depuis sa sortie, je lorgne sur le ebook sans l’avoir encore acheté. J’attends le bon moment pour moi, d’un point de vue financier mais aussi pour avoir du temps à m’y consacrer sans qu’il ne soit abandonner dans un coin de mon ordinateur.

    • Salut Pauline !
      Mon bilan a l’air très objectif cette année, je crois que j’ai perdu l’insouciance des premières années, c’est une bonne chose mais ça fait un peu moins rêver oui haha.
      Je vais essayer de m’y tenir et de retravailler un peu certaines très anciennes recettes, qui ont le mérite d’être très chouettes !
      Tu fais bien, de toute manière, il ne bouge pas d’ici 😉 !

  • Bonjour Vanessa,

    Merci pour ce nouveau bilan que j’ai lu avec autant d’intérêt que les précédents… et que ton ebook, tes légumiades et tes autres articles ! Je trouve cela intéressant de découvrir les coulisses de ton travail, de savoir comment tu fonctionnes et ressens les choses, ce qui te freine, ce qui te porte. Cela me rend encore plus reconnaissante de tout ce que tu partages et transmets, sur différents supports.

    Je suis, comme toi, vraiment dépitée par la baisse du nombre de visites sur le blog et j’espère sincèrement que ça va s’arranger, même si je ne sais pas trop comment m’y prendre personnellement.

    Tu n’en parles pas dans ton article, du coup je me demandais si les dons Utip faisaient une différence pour toi ou pas ?

    Je te souhaite en tout cas une belle 5e année (et je me réjouis de découvrir les 2 ouvrages illustrés de tes photos !).

    • Coucou Natasha !
      Comme toujours, merci à toi de m’offrir toujours de ton temps pour lire tout ce que j’écris (et ça en fait de sacrées tartines).
      C’est plutôt moi qui te remercie !
      Pour le blog, disons que niveau SEO il peut y avoir des choses à faire, mais je ne suis pas assez expérimentée pour te faire un condensé de ce que j’ai compris sans risquer qu’il y ait 50 % de conneries ! haha
      Je l’ai ajouté en effet, c’est un bel apport également, régulier et finalement, quelques milliers d’euros à l’année : je ne crache pas dessus 🙂

      Encore un grand merci, en espérant te revoir ♥

  • j’ai tout lu mais j’ai pas tout compris!
    quand tu dis que tu fais les photos pour le livre ( ou comme dans le dernier esprit veggie ou tu est en co-auteur dans un article) pour faire les photos, tu refais les recettes de l’auteur et tu les mets en scène ou l’auteur vient chez toi une journée faire les recettes ( et qui mange ce monceau de truc ??)
    sinon bravo pour la montée en puissance et la qualité de ton travail .
    oui, je n’ai pas acheté d’e-book , ce n’est pas hyper pratique à lire sur un PC mais j’ai vu chez la miss A. comme ils sont beaux

    • Coucou toi !
      Alors ça dépend : pour un livre nous étions 2, mais honnêtement faire plus de 20 recettes dans la semaine, autant te dire que niveau consommation c’est compliqué !
      Pour l’autre livre j’étais seule une bonne partie du processus et j’ai donc étalé les créations pour manger ce que je faisais. Parfois, malheureusement, pas le choix : il y a de la perte ! C’est le compost qui finit le frigo, et même si ça me peine, je ne peux pas faire autrement.
      Par contre de manière générale, je travaille exclusivement seule.
      J’espère que je ne suis pas du style « soufflé » : je monte vite et je m’effondre dès la sortie du four :p !
      Merci beaucoup pour le ebook, ça fait super plaisir 🙂 !!

  • Enorme Merci pour ta sincérité et ta transparence sur les chiffres.
    Je me reconnait tellement dans plein de choses évoquées.
    Très belle continuation à toi. Pour ma part, je suis à 18 mois de mon début d’activité: je m’accroche de toutes mes forces !!!

    • Merci à toi !
      Je te souhaite de continuer à t’accrocher, c’est toujours compliqué au début avec l’incertitude (même si tu auras pu constater que ça ne disparaît pas en un coup de baguette magique haha).

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