La recette du chili sin carne sans soja est déjà disponible sur le blog depuis un bon moment, mais je dois admettre qu’après avoir appris à maîtriser les protéines de soja texturées et l’assaisonnement, il était temps que je mette à jour cette version pour vous donner la recette que l’on fait à la maison (ce qui permettra aussi à doudou -qui utilise aussi le blog pour les recettes- d’avoir l’assaisonnement exact en ligne, coucou doudou).
Elle possède une texture très agréable, et son goût est riche et nuancé. Autre gros point positif : c’est un plat très économique !
Et cerise sur le gâteau : le chili est un plat qui ne se laissera jamais abattre par le fait de devoir être réchauffé

La base du chili sans viande
Le chili est une des premières recettes que j’ai testé quand je suis devenue végétarienne, il y a plus de dix ans. Autant vous dire que j’ai pu en tester des variantes, et affiner mes préférences ! Je vous donne donc ici les quelques clés qui font que ce chili a si bon goût. Comme d’habitude, le diable se cache dans les détails !
- La sauce passata : le concassé de tomates semble plus logique, mais finalement, je trouve que la passata a bien meilleur goût, et est souvent moins acide. En plus de ça, elle est généralement très bon marché au magasin bio, et vendue dans un format bouteille parfait pour une recette de chili !
- Les épices : elles prennent une place importante dans ma cuisine, et je vous conseille d’essayer les épices de la marque Épices Shira, qui sont vraiment meilleures. Meilleures que les épices des supermarchés classiques, mais aussi bien meilleures que les épices qu’on trouve en magasin bio. On peut d’ailleurs les choisir entières ou moulues. Dans mon chili, j’utilise leur mélange d’épices Cajun, qui contient du paprika, du poivre, de l’oignon, du sel, du thym et du basilic. C’est un mélange fort en saveurs mais qui ne pique pas trop ! Je renforce généralement ce mélange avec du paprika fumé doux, de la coriandre, et du cumin, pour avoir un mélange bien complet, aux saveurs très marquées, et qui me plaise à 100%.
- Les protéines de soja : autant pour les grosses protéines de soja, je vous conseille de vous tourner plutôt vers des marques comme hello bio ou vantastic food, qui ont des textures bien plus agréables, autant pour les toutes petites protéines de soja, je prends celles que je trouve en magasin bio avec une grande indifférence. L’important dans cette recette est que ces dernières aient assez de liquide pour gonfler, et cuisent assez longtemps.
- Le miso rouge : devenu un must dans ma cuisine, il donne du relief à cette recette. Il est discret, et je doute que quelqu’un, en mangeant mon chili, se dise “tiens y’a du miso là dedans”. Mais il fait une grande différence, il apporte ce petit truc en plus qui distingue un bon chili d’un TRES BON chili.
- La sauce soja : elle permet de venir renforcer l’umami du miso rouge tout en salant le plat sans utiliser directement de sel. un combo gagnant !

Une recette facile à préparer, et qui plaît à tout le monde
Je dois vous dire, en tant que vegan qui tient un blog culinaire, et dont quasi tous les proches savent que j’ai fait de la bouffe mon métier, je ressens souvent un peu de panique à l’idée d’inviter (ce qui est drôle car dans l’autre sens, les gens qui m’invitent paniquent car il me voient comme Paul Bocuse et ont peut de mal cuisiner alors que j’adore ne PAS faire à manger de temps en temps !!).
Ajoutez à ça qu’on ne reçoit pas toujours non plus dans des moments où on a beaucoup de temps pour cuisiner, et qu’inviter c’est aussi souvent ajouter une logistique en plus.
Alors avoir des recettes archi facile, qui plaira à beaucoup de monde, et qui pourra rester au chaud sous le couvercle en attendant le moment de se régaler, c’est comme vaincre le boss final.
Ok, certaines personnes ont des petites appréhensions quand je parle de chili : les haricots rouges ne sont pas forcément dans la base alimentaire de tout le monde, les haricots ça fait péter, tout le monde n’a pas l’habitude de manger des plats avec du piquant.
Dans ce but, j’évite de trop épicer mon chili sin carne. Le mélange cajun mentionné plus haut est très légèrement relevé mais sans vous arracher la langue et vous brûler la gorge !
Avec quoi servir du chili ?
Pour ajouter un peu de fraîcheur, on sert ce chili avec une purée d’avocat citronnée (pour l’acidité mais aussi pour qu’elle évite de noircir), et salée.
Je consomme très peu d’avocats dans l’année, et j’essaye de le faire pendant la saison des avocats bio d’Espagne de la fin d’année aux mois de mars-avril.
Je sais qu’on n’est pas forcément ensemble sur ça, mais j’aime ajouter des feuilles de coriandre fraîche. Si vous avez ce gène qui vous donne l’impression de bouffer la moitié d’un pain de savon ou de saupoudrer de la punaise écrasée, ne vous torturez pas, laissez ça aux gens qui ont été épargnés comme moi et n’y voient qu’une herbe fraîche à la saveur agréable.
Avec du riz, et une bonne cuillère d’oignons frits, je pense qu’on vous demandera souvent votre recette !

Chili sin carne (chili vegan)
Ingrédients
- 250 g oignon jaune
- 2 c. à soupe huile d'olive
- 3 gousses ail
- 500 g haricots rouges cuits soit une grosse boîte
- 690 g passata soit une bouteille
- 1 c. à soupe épices cajun ici de la marque shira
- 1 c. à soupe paprika fumé doux
- 1 c. à soupe coriandre moulue
- ½ c. à soupe cumin moulu
- 150 g protéines de soja (petites)
- 25 g miso rouge
- 40 g sauce soja
Instructions
- Épluchez les oignons et ciselez les. Faites chauffer une cocotte ou une grande sauteuse, et faites les revenir dans l’huile d’olive avec une pincée de sel.
- Rincez et égouttez les haricots rouges. Épluchez et dégermez les gousses d’ail si nécessaire.
- Une fois l’oignon translucide, ajoutez les haricots rouges et les épices et pressez l’ail dans la cocotte.
- Mélangez, puis versez la passata, et ajoutez environ 1,5 fois le volume de passata en eau, pour bien couvrir le tout.
- Versez les protéines de soja, le miso et la sauce soja, et laissez mijoter 35-40 minutes sur feu moyen/doux, en remuant de temps en temps, jusqu’à ce que le liquide réduise et que la consistance épaississe.
- Vous pouvez préparer une purée d’avocat en accompagnement, en écrasant grossièrement 3 avocats (½par personne) avec 45 g d’échalote, 30 g de jus de citron, du sel et un peu d’épices cajun
- Servez chaud, avec du riz, de la coriandre fraiche, et la purée d’avocat. Des oignons frits seront un plus très appréciable !
Hummmmm… j'en prendrais bien une assiette…
Je partagerais bien avec toi !! 🙂
Très sympa ta recette et ça donne envie mais je suis pas fan des haricots mais bon peut-être que comme ça j'aimerai ça ^^
Bien vu pour les oignons, j'ai bien souvent que les gens ne comprennent pas ça et je suis horrifiée (et malade comme un chien) quand je retrouve de l'oignon cru ou pire à moitié cuit dans un plat O_o