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Haricots blancs à la tomate

Je le vois bien quand j’en parle autour de moi : c’est quand même pas la fête du glamour et de la joie quand on parle légumineuses. On s’imagine les plats hyper traditionnels qu’on mange plus par habitude et patriotisme que par goût, les machin informes qui ont l’air déjà digérés dans l’assiette.
Aujourd’hui j’ai choisi de ne pas révolutionner grand chose mais je vous propose une recette qu’il est difficile de ne pas aimer quand on l’a bien cuisinée : la recette des haricots blancs à la tomate.

C’est une recette facile, rapide à préparer, et que je trouve idéale pour manger une bonne ration de protéines le midi en s’évitant d’avoir faim toutes les 2 heures.

Recette de haricots blancs à la tomate

Quels haricots blancs choisir ?

Pour commencer, je dois avouer que je ne cuis jamais mes légumineuses moi-même. J’ai pourtant demandé une cocotte minute pour en réduire le temps de cuisson il y a 3 ans à Noël, je l’ai, dans mon placard, mais je n’ai jamais sauté le pas. Cuire les légumineuses, c’est un peu ma pâte feuilletée à moi. Insurmontable, compliqué, difficile à réussir.
Tous les bocaux et boîtes ne se valent pas forcément, j’essaye d’acheter les haricots blancs en bocaux pour pouvoir voir dedans. Parce qu’avec les boîtes c’est plus compliqué, pas vrai ?

Autant les pois chiches sont rarement en purée, autant les haricots blancs sont parfois vraiment farineux et trop cuits dans les boîtes et bocaux.
Je vous conseille de vérifier qu’ils ne sont pas tous éventrés dans leur contenant. Pour ces photos, j’ai utilisé de très gros haricots trouvés chez Grand Frais, qui étaient vendus en grand bocal.
On peut aussi évidemment opter pour les mogettes, nos haricots blancs d’ici (et de Vendée, on va pas se battre), qui sont assez faciles à trouver et que je trouve un peu plus dodus que les haricots blancs des conserves.

Evidemment si vous les cuisez vous-mêmes, c’est encore l’idéal pour des haricots blancs fondants mais qui se tiennent.

Haricots à la tomate

Sélectionner de bonnes tomates pour réussir ses haricots blancs

Si on peut prendre une simple boîte de sauce tomate pour cette recette, ce serait un peu dommage en plein été de ne pas profiter de la texture incroyable de la tomate à peine cuite, fondante mais qui se tient encore.
Pour un bon plat, pas de secret : il nous faut des tomates qui ont vu le soleil de près ! Pour trouver de belles tomates, je regarde leur forme et taille, et surtout, je les tâte délicatement. Une tomate mûre est légèrement fondante, en aucun cas elle ne doit être ferme et/ou dure.
Pour un prix moindre, les marchés locaux sont un bon compromis et permettent de trouver des tomates à prix raisonnable, sinon les biocoop permettent de trouver de beaux produits, certes, un peu plus onéreux.
Le fait est que même en vivant dans une région blindée de champs, je n’ai pas trouvé un seul supermarché « mainstream » qui vende des tomates dignes de ce nom, les seules que l’on trouve étant celles qui poussent, invariablement sous serre, et étiquetées comme côtelées ou à l’ancienne, mais raides comme la justices et sans goût.

Assaisonner ses haricots blancs

Vous vous doutez bien que j’ai trouvé un intérêt particulier ici pour vous parler de cette recette.
Pour commencer, donc, de bons ingrédients principaux, mais ensuite quoi ?

L’échalote est un bulbe particulièrement sympathique qui supporte bien de ne pas être trop cuit : moins agressif que l’oignon, on peut se passer de le faire cuire sans avoir une haleine persistante.
Elle est également plus subtil que l’oignon, ce qui peut avoir son intérêt pour les personnes qui ne sont pas fan !
Je fais gentiment revenir mon échalote dans de l’huile d’olive fruitée, je déglace avec de la sauce soja, puis j’ajoute la tomate que j’ai bien débarrassée de sa peau : le miracle, le vrai, c’est que comme vous mangez de bonnes tomates, la peau vient tout seule.
Ensuite, je laisse la cuisson faire sa petite magie pendant quelques minutes, la tomate va se déliter légèrement mais garder de sa texture inimitable.
Enfin, on ajoute la touche de la cheffe avec un peu de basilic frais, herbe que j’adore en été car elle relève parfaitement tous les plats.

J’insiste en permanence mais le diable se cache vraiment dans les détails. La sauce soja fait ici un merveilleux travail en salant le plat, mais aussi en ajoutant sa saveur légèrement fermentée.
Je vous encourage vivement à essayer ce minuscule twist et à redécouvrir les haricots à la tomate !

Et si jamais vous êtes en train de développer une passion dévorante pour les haricots blancs, n’hésitez pas à retrouver ma recette de tartinade de haricots blancs à l’amande : un vrai must have en cuisine, plus doux que le houmous, pour varier les plaisirs !

Haricots à la sauce tomate

Haricots blancs à la tomate

Des haricots, des tomates, mais pas que : je vous propose d’y ajouter un peu d’échalote et de sauce soja pour sublimer ce plat prêt en quelques minutes.
Portions: 2 personnes

Ingrédients

  • 400 g haricots blancs cuits
  • 600 g tomates bien mûres
  • 50 g échalote
  • 1 c. à soupe huile d'olive
  • 2 c. à soupe sauce soja
  • Basilic frais

Instructions

  • Ciselez finement votre échalote en tranches.
  • Faites revenir dans votre poêle/sauteuse avec l'huile d'olive, jusqu'à ce qu'elle devienne translucide, en remuant régulièrement.
  • Ajoutez la sauce soja en baissant le feu.
  • Rincez et pelez les tomates, et coupez-les en morceaux grossiers. Ajoutez dans la poêle.
  • Laissez cuire environ 5 minutes à feu moyen : les tomates vont commencer à se déliter mais gardent quand même de la texture.
  • Ajoutez les haricots blancs et laissez de nouveau quelques minutes, le temps de réchauffer les haricots mais sans les faire trop cuire afin d'éviter qu'ils n'éclatent.
  • Servez chaud avec du pain complet par exemple, et n'oubliez pas de poivrer au dernier moment et d'ajouter quelques feuilles de basilic frais.

Notes

Les portions sont variables : ici j’utilise ce plat en tant que plat, avec un peu de pain complet. Si on l’intègre à une assiette plus complète avec des légumes et un autre féculent que le pain, on peut réaliser plus de parts.

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Evaluation de la recette




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