Desserts Vegan

Far breton aux pruneaux

Pour les personnes qui me suivent sur instagram, j’ai réalisé en septembre l’année dernière une recette aux pruneaux. Je vous parle très rarement des dessous du blog, et vous devez vous dire « what is le rapport ? ». Le rapport is qu’on m’a envoyé 2 kg de pruneaux. Comme c’était un produit qui n’était pas encore commercialisé, on m’a envoyé carrément 2 cartons « displays », j’ai fait la recette que je devais faire, et comme j’ai déjà une digestion super fragile, j’ai évité de me taper des pruneaux comme des carrés de chocolat. Chaque fois que je rentrais de courses, je les voyais dans mes étagères du garage.
J’ai commencé à en donner, je crois que j’ai les cadeaux les plus improbables : avec ce métier j’avais déjà reçu 5 kg de muesli pour cheval (les trucs healthy sans sucre, tout sec, quand tu y mets du lait tu peux étouffer quelqu’un avec).
Tout ça pour en venir au fait : j’ai intégré par ci, par là, des pruneaux dans mes recettes. mais sans excès, mais 2 kg de pruneaux, ça, c’est de l’excès haha.

J’ai donc eu envie de reprendre ce classique de pâtisserie régionale qu’est le far aux pruneaux, mais en version vegan.

Far breton vegan

Faire du far aux pruneaux sans oeufs

Les plus fidèles au blog reconnaîtront la recette du clafoutis, et je l’avoue sans honte : j’ai repris la même base car elle était hyper adaptée. C’est une recette que j’ai mis un temps fou à calibrer pour obtenir le rendu attendu de fondant, d’épaisseur, de côté « flan » mais pas crémeux.
Et comme à chaque fois que j’ai une recette dont j’adore le rendu, ma première idée a d’abord été d’essayer une recettes tout à fait différente (que j’ai loupée) avant de revenir à celle-ci.

C’est finalement très simple : comme à chaque fois où on est sur une recette sensible niveau texture, j’ai opté pour le yaourt de soja. Le reste, ce sont des ingrédients classiques pour un far aux pruneaux.
Surtout, n’oubliez pas la lichette de rhum qui donne tout son attrait à cette recette.

La cuisson du far aux pruneaux

Pour 98% des recettes je continue à dire « ouiiii faites dorer » parce que dorer, ce n’est pas juste un processus de cuisson, c’est aussi un processus de saveur. La bien aimée réaction de Maillard qui fait colorer les pâtes et leur donne un goût de cuit doré.
Et bien ici, je ne vais pas vous dire de faire ça, parce que je trouve qu’on y perd un peu en texture.
Pour l’effet far, et bien le mieux reste de le cuire, que les bords commencent à colorer, mais ne poussez pas trop la cuisson pour un doré homogène car la texture serait un peu plus caoutchouteuse.
Vous pouvez évidemment le cuire plus longtemps si vous le souhaitez.

Choisir ses pruneaux

Digestivement, j’ai toujours regardé les pruneaux de biais : j’ai un transit chaotique, et les pruneaux sont un peu ma kryptonite. (bienvenue sur ce blog si vous y tombez pour la première fois, au moins vous savez qu’on y parle de tout ahah).
Donc à choisir, je ne les choisissais pas.
Petite parenthèse digestive d’ailleurs : mon ventre se porte beaucoup mieux depuis que je suis passée à un régime végétal, je ne saurais dire si c’est un changement global plus axé sur des meilleurs aliments plus bruts, ou si c’est aussi l’arrêt des produits animaux, toujours est il que ça se creuse si jamais vous vivez avec un ventre capricieux !

Revenons à nos pruneaux.

Je travaillais pour la marque « L’instant pruneau » qui est une gamme de maître Prunille. Certains des pruneaux étaient des pruneaux d’Agen, qui sont une IGP stricte, d’autres des pruneaux secs avec sensiblement les mêmes caractéristiques mais qui n’entraient pas dans cette appellation.
Je vous conseille, pour une dégustation optimale, de choisir des pruneaux bien fondants, et pas des pruneaux à moitié secs et qui ressemblent à des vieux abricots.

Là sous cet angle et avec un bidon qui a accepté tranquillement ses pruneaux, j’ai trouvé ça délicieux ! C’est un dessert qui est assez dense du fait de sa texture, qu’on peut manger seul, saupoudré de sucre glace (c’est très peu sucré), ou avec une crème anglaise. Je n’en ai pas de recette sur le blog, mais si vous êtes curieux et curieuses, je l’ai glissée dans mon ebook de pâtisserie vegan. Avec d’autres recettes évidemment, mais entre autre.

Far aux pruneaux vegan

Far pruneaux vegan
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Far aux pruneaux vegan

Le far au pruneaux est une sorte de flan fondant aggrémenté de pruneaux. C'est un dessert qui se compose normalement d'oeufs, mais dont la version vegan peut se passer en utilisant des ingrédients comme le yaourt de soja.
Temps de préparation10 min
Temps de cuisson35 min
Portions: 6 personnes

Ingrédients

  • 200 g yaourt de soja
  • 130 g farine de blé t45
  • 300 ml crème de soja ou à défaut, de lait de soja
  • 200 g pruneaux
  • 100 g sucre en poudre
  • 60 g huile neutre
  • 1/2 c. à café sel
  • 1 c. à soupe rhum brun
  • 1 c. à café levure chimique

Instructions

  • Préchauffez le four à 180°C.
  • Graissez et farinez un petit plat carré (pour ma part un plat en pyrex carré classique format "brownie").
  • Déposez les pruneaux dans le plat.
  • Mélangez le yaourt avec le sucre, le sel, l'huile, la crème, et le rhum.
  • Ajoutez la farine et la levure chimique en pluie fine pour incroporer.
  • Versez la préparation dans le plat, puis enfournez pour 35 minutes minimum, jusqu'à ce que le dessus dore un petit peu.
  • Laissez refroidir puis découpez. Normalement vous pouvez sortir les parts du plat sans problèmes.
  • Dégustez avec un peu de sucre glace saupoudré ou de la crème anglaise.

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