Recettes salées Sans gluten Vegan

Parmentier vegan

J’ai déjà fait des tas de recettes sur le modèle du hachis parmentier, mais jamais « l’originale ». Enfin mettez entre grand guillemets car j’ai évidemment fait une version entièrement végétale, comme la viande de boeuf fait normalement 50 % du job (ou je dirais plutôt 1/3-2/3 mais peut-être que je me trompe), c’est évidemment une version un peu différente.
Je vous propose donc aujourd’hui sans plus tarder ma version du hachis parmentier sans viande !

Hachis parmentier sans viande

Les protéines de soja texturées pour remplacer la texture de la viande

Si on peut facilement modifier cette recette et l’adapter aux légumes de saison, et avec plein de sources de protéines différentes, j’ai voulu revenir à une version la plus simple possible dans cet article.
Je me souviens que ce que j’aimais bien dans les petites barquettes surgelées, c’était l’impression que les morceaux de viande étaient en minuscules morceaux, et que finalement, on avait plus tendance à les laisser glisser avec la purée qu’à les mâcher.
Pour rester dans cet état d’esprit, j’ai donc choisi de prendre des protéines de soja texturées de toute petite taille.

Je ne parle pas souvent des protéines de soja texturées, mais j’en utilise de plus en plus souvent au quotidien, et j’ai quelques recettes qui attendent sagement d’être réalisées pour le blog.
Elles ont plusieurs qualités : elles sont une bonne source de protéines, elles se conservent au « sec », sont très peu onéreuses, et peuvent s’utiliser dans plein de préparations.
J’ai beau adorer le tofu, ça peut commencer à revenir franchement cher quand on est plusieurs, alors que les protéines de soja texturées gonflent pas mal à la réhydratation et permettent de faire de très jolies portions !

Hachis parmentier sans viande

Bien assaisonner sa garniture sans viande

Je me souviens de la dernière fois où j’ai mangé de la viande. Ma maman avait fait des lasagnes avec du tofu rosso, j’avais une dalle pas possible, elle avait regroupé les restes, avec et sans viande, dans un seul plat. Vous avez deviné la suite : j’ai croqué dans un morceau avec du bœuf dedans, et alors vraiment, je crois qu’avant d’arrêter la viande, on ne se rend pas compte de combien le goût du bœuf est fort.
Du coup, l’idée n’étant pas de manger un plat fade, et les protéines de soja n’étant pas ce qui a le plus de goût sur terre, on va les cuisiner intelligemment pour leur donner de la saveur, et ne rien faire regretter du bœuf.
C’est aussi une erreur très courante en cuisine vegan ; on a vite fait de dire qu’un truc est insipide, alors qu’il suffit de quelques astuces pour rendre les choses bien savoureuses ! Mais sans ça, c’est sûr que les protéines de soja à moitié croustillantes et sans rien dedans, ça fait pas fière allure dans un plat.

Hachis parmentier vegan

Déjà, je réhydrate bien mes protéines de soja. Souvent celles qu’on trouve en magasin bio sont un peu raides, plus en tout cas que celles qu’on peut commander sur internet et qui sont un peu meilleures. Sauf que moi j’ai toujours la flemme de commander des trucs sur internet (notamment aussi parce qu’entre ça et ce que je reçois pour mon travail ici et ce que vous ne voyez pas, j’en ai ma claque d’aller emporter du carton à la déchetterie), et donc celles du magasin bio ont soudainement bien meilleur goût !
Il ne faut pas lésiner sur le bouillon qui sert à les réhydrater : j’y mets du bouillon de légumes et de la sauce tamari.
Mon bouillon en poudre est salé, mais je vous conseille d’en prendre une référence sans sel car ça vient vite être trop.
Ensuite, quand je fais cuire mes protéines de soja, j’ajoute du miso brun et un peu de sirop d’agave. On vient alors parfaitement retrouver une saveur un peu caramélisée qu’on retrouve dans la viande quand on la fait dorer, et qui vient donner du caractère aux plats.
Et puis aussi, entendons-nous : j’ajoute quelques carottes coupées très petit, et de l’oignon, parce que tout est meilleur avec de l’oignon.

Petite parenthèse, vous vous direz certainement que vous ne mangez jamais de miso et que ça vous fait suer d’en acheter. Autant le miso blanc se perd assez rapidement, autant le miso brun que j’achète est non pasteurisé et est donc un pur produit fermenté, il se conserve 6 mois, je l’utilise très souvent pour relever mes plats mijotés ou les « similis » et c’est vraiment une saveur umami très intéressante à adopter. La conservation tient évidemment si vous éviter de coller vos doigts et des cuillères sales dedans.

Parmentier végétarien

Bien réussir sa purée pour son hachis parmentier

Là sur la photo, on est clairement sur la configuration où je l’ai bien foirée parce que je n’ai pas eu la main assez lourde sur le liquide. Mais c’est question de goûts.
Ici j’adore le côté bien onctueux, presque liquide de la purée : ça se mange sans faim aucune, et ça permet de ne pas avoir d’effet sec/pâteux en bouche.
Petit détail de taille, j’ajoute aussi du gras dans la purée, pour ça je choisis de la margarine, prenez-en une dont vous aimez le goût, sinon ça peut vous gâcher le plaisir car en version chaude, je trouve que c’est là que les saveur ressortent le plus.

On peut optionnellement mettre de la chapelure, mais là, j’avais pas envie. Parce qu’après tout, je suis toute seule à me l’enfiler, alors autant le faire comme je le sens, pas vrai ?

Pour les autres recettes de hachis parmentier (ou presque) sur le blog :

Hachis parmentier aux protéines de soja texturées

Hachis parmentier vegan
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Hachis parmentier vegan

Le hachis parmentier végétarien, un plat dans lequel la viande traditionnellement utilisée est remplacée par des protéines de soja texturées, bien relevées, et très parfumées. Un plat très réconfortant et familial !
Temps de préparation1 h
Type de plat: Plat principal
Cuisine: Française, Végétarienne
Portions: 4 personnes

Ingrédients

  • 800 g pomme de terre à chair farineuse
  • 100 g protéines de soja texturées
  • 300 g eau
  • 50 g sauce tamari
  • 25 g miso brun
  • 100 g eau
  • 1 c. à café sirop agave
  • 30 g margarine
  • 250 ml lait végétal ici soja, ou avoine
  • 1/2 c. à café sel
  • 1/4 c. à café muscade
  • 100 g oignon jaune
  • 150 g carotte
  • 10 g persil
  • 2 c. à soupe huile d'olive

Instructions

  • Rincez bien les pommes de terre et faites cuire à l'eau ou à la vapeur. Pour accélérer le processus à la vapeur, je les épluche et je les coupe en gros morceaux. C'est toujours mieux qu'entières !
  • Faites bouillir l'eau, avec la sauce tamari, puis ajoutez les protéines de soja texturées et laissez gonfler pendant une dizaine de minutes.
  • Emincez l'oignon finement, épluchez les carottes et coupez les en tout petits dés, puis faites revenir avec l'huile d'olive, sur feu moyen.
  • Ensuite, égouttez vos protéines de soja, ajoutez dans la poêle, et ajoutez l'eau et le miso brun. Laissez réduire sur feu moyen à vif, puis ajoutez en tout dernier le sirop d'agave et remuez pour faire caraméliser légèrement. Ajoutez le persil en fin de cuisson, feu éteint, et remuez.
  • Disposez dans un grand plat.
  • Une fois vos pommes de terre bien cuites (j'insiste sur cette partie, il faut qu'elles soient bien farineuses), égouttez-les, puis écrasez avec le lait et la margarine.
  • On ne viendra pas mixer des pommes de terre, sinon on aura tendance à réaliser un fromage de patate : c'est très bon mais ce n'est pas ce qu'on recherche ici !
  • Salez, puis ajoutez la muscade, de préférence râpée minute.
  • Selon les pommes de terre, la purée sera plus ou moins lisse avec la quantité de lait végétal, qui est à titre indicatif. Ajustez selon votre purée et vos goûts. Sachez en tout cas qu'elle doit quand même être assez liquide sinon, après passage au four, ce sera vraiment très sec/pâteux. Goûtez et salez
  • Disposez la purée sur la garniture aux protéines de soja texturées. Vous pouvez ajouter un peu de chapelure sur le dessus, selon votre goût.
  • Enfournez à 180°C pendant une trentaine de minutes, jusqu'à ce que le dessus soit doré.
  • Servez bien chaud, et régalez-vous.

15 Commentaires

  • et c’est là que je réalise que c’est bien plus joli avec des vagues que soigneusement ratissé à plat comme je l’ai toujours fait!
    ah, le miso foncé,ça donne tellement bon gout que je m’en ferais des tartines , sinon as tu déjà gouté le bouillon de boeuf-vegan de chez Ecoidées? j’avoue que cela m’intrigue !
    ( pour la déchèterie c’est plutôt le cerbère qui me freine )

    • Haha, parfois s’appliquer n’est pas toujours l’option que je favorise : comme toi je trouve compliqué d’avoir un joli lisse, sauf si tu fais une purée très liquide.
      Pas du tout mais ça me donne envie du coup !
      PS : on a fini par comprendre comment prendre ce monsieur et il est, d’aventure, plutôt sympathique (et il met des assiettes de côté haha)

  • Hello,
    Hum j’ai déjà gardé bien plus longtemps le miso brun au réfrigérateur 🙈 (genre 3 ans !).
    Merci pour la recette de base, je vais me racheter des petites pst pour remettre ce plat sur la table.

      • Coucou Corinne !
        Le miso est un produit fermenté : je ne suis pas certaine que le congeler soit la meilleure option pour ne pas ruiner justement les bonnes bactéries issues de cette fermentation 🙂 !
        Selon son côté pasteurisé ou non, on peut le conserver à température ambiante (s’il ne l’est pas justement, sinon pareil, c’est un miso « mort »).
        Je le garde au frais parce que je trouve ça plus rassurant mais on ne craint absolument rien à le conserver longtemps.

  • Testé ce soir (en ajoutant des petits champignons à la farce parce que why not?) et c’était très bon !
    Merci pour cette version qui rappelle bien le hâchis parmentier classique !

  • Recette testée hier soir, largement approuvée. Et première fois que je suis vraiment satisfait d’une recette avec des PST. Du coup, mon ex parmentier préféré, aux lentilles, s’en trouve rétrogradé à la deuxième place de mon petit podium personnel. Et encore du coup je l’ai ajouté sur miam.com, au rayon des gratins, avec pour titre « hachis parmentier végan parfait ». Parce qu’il le vaut carrément bien. Merci pour le régal ! (avec une salade de mâche, vinaigrette toute simple de vinaigre de cidre et d’huile d’olive, échalote ciselée et une tonne de levure maltée, parce que c’est toujours tellement bon avec de la salade verte).
    À +, Pierre-Jean

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Evaluation de la recette




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